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Une femme violée par son époux
Publié dans Aujourd'hui le Maroc le 29 - 07 - 2004

Après s'être introduit sous la menace dans le domicile de son beau-père et avoir emmené chez lui, sa femme, un jeune homme de Guercif a été condamné à un an de prison ferme assorti de 5.000 dhs en faveur de la victime.
Salle d'audience de la chambre criminelle près la Cour d'appel de Taza. Mohamed. A, demeurant à Guercif, est au banc des accusés. Quelques membres de sa famille ont pris place sur les bancs en attendant l'arrivée de la Cour. Sa femme, entourée de ses parents et de quelques membres de sa famille, n'adressait pas la parole à sa belle famille. Pourquoi ? L'assistance n'en savait rien. Elle se contentait de suivre les conversations entre les membres de la famille du mis en cause, qui en voulaient au comportement de son épouse. Qu'a-t-elle bien pu commettre ? La réponse sera le sujet des débats de la Cour qui semble n'avoir jamais traité une affaire similaire.
“Mahkama !“, crie un agent de la salle d'audience. Les avocats, l'assistance et les mis en cause se sont levés avant que le président de la cour les invite à s'asseoir. Appelé à la barre, Mohamed s'est tenu debout devant les cinq magistrats. Aussitôt, le président a appelé Fatima qui est allée devant la cour, sans lancer le moindre regard au mis en cause. “Es-tu son épouse ?“, lui demande le président. Après qu'elle eût répondu par l'affirmative, il lui a demandé de quitter la salle d'audience et d'attendre dehors. Et il a tourné son regard vers Mohamed pour lui rappeler son accusation : Attentat à la pudeur avec violence. Étonnée, l'assistance a commencé à s'interroger sur le fait qu'un homme soit poursuivi pour une telle accusation et que la plaignante soit sa propre épouse. Est-il possible qu'un mari soit sous les verrous pour avoir couché avec sa femme ? Certainement pas, mais Mohamed ne s'est pas comporté normalement. Comment ? D'abord, elle ne savait rien de ce qu'il préférait quand elle s'est mariée avec lui. Parce qu'ils n'ont eu aucune relation avant leur mariage. Leur première nuit ensemble s'est passée en paix, puis la deuxième et la énième.
Au fil des jours, Fatima a remarqué que son mari a commencé à tenter de l'approcher de manière contre-nature. Mais, elle s'abstenait à chaque fois sans rien dire. Il a tenté vainement à maintes reprises de lui faire changer d'avis jusqu'au point qu'elle perdît patience. Quelque mois après leur mariage, Mohamed est rentré chez lui alors qu'il était dans un état d'ivresse avancé. Lorsqu'il a couché avec son épouse, il lui a demandé de le laisser assouvir ses envies contre-nature. Elle a refusé. Il a tenté une fois encore. Mais en vain. À chaque fois, elle le repoussait violemment au point qu'il a fini par tomber à la renverse. Perdant tout contrôle de ses nerfs, il lui a asséné des coups de poing avant de s'endormir. Depuis, il ne ratait pas l'occasion pour l'inciter à le laisser faire. Devant son refus catégorique, il la maltraitait violemment jusqu'au point qu'elle ne supportait plus son comportement. Et elle a fini par regagner le foyer paternel, attendant qu'il la répudiât. Les jours sont passés sans qu'elle ne regagne le foyer conjugal et sans qu'il se soit rendue chez elle pour lui demander de revenir. Aucun des membres de leurs familles respectives n'a osé prendre l'initiative pour calmer les tensions et les rapprocher.
Mohamed ne travaillait pas en ce samedi 7 février 2004. Il a commencé à s'enivrer juste après le déjeuner. D'un verre à l'autre, l'image de sa femme commence à lui hanter l'esprit. Il ne concevait pas d'être abandonné par elle. Et la solution ? Il doit se venger. “Une vengeance qu'elle n'oubliera jamais de sa vie“, décide-t-il.
2h du matin. Mohamed a vidé quelques bouteilles de vin rouge avant de quitter son domicile à destination de celui de son beau-père. Qu'est-ce qu'il voulait de lui ? Il voulait sa femme. Il a frappé à la porte violemment. Son beau-père lui a ouvert. Il ne lui a pas adressé la parole, entrant directement dans la chambre où dormait sa femme. Il l'a saisie par la main et sans lui permettre de mettre sa djellaba, il l'a tirée dehors. Son beau-père le suppliait de la répudier, de la laisser jusqu'au lever du jour pour lui parler. Mais Mohamed ne voulait rien entendre. Il la conduisait en la maltraitant jusqu'à son domicile. Il l'a poussée à l'intérieur pour fermer la porte. Soudain, il lui a demandé de se déshabiller. Elle a refusé. Il l'a malmenée avant de lui enlever son foulard avec lequel il lui a ligoté les mains. Après quoi, il l'a obligée à se plier à son désir, à maintes reprises avant de l'abandonner dans un état lamentable.
Le lendemain, Fatima s'est dépêchée vers les éléments de la Gendarmerie Royale pour déposer plainte. Arrêté et conduit devant la justice. Mohamed a nié avoir sodomisé son épouse. Mais le certificat médical et les déclarations de la victime ont rejeté en bloc ses paroles. Après délibérations, la Cour a jugé Mohamed coupable d'attentat à la pudeur sur la personne de son épouse avec violence et l'a condamné à un an de prison ferme assorti de 5.000 dirhams de dommages et intérêts en faveur de la victime.


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