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Taroudant : Sur la piste d'un serial killer
Publié dans Aujourd'hui le Maroc le 26 - 08 - 2004

Le Pr. Saïd Louahlia, directeur de l'Institut médico-légal au CHU Ibn Rochd de Casablanca, est en charge des investigations sur les huit corps jetés sur une voie publique à Taroudant. Il révèle des données précieuses et n'écarte pas la piste d'un serial killer
ALM : Les crimes de Taroudant laissent perplexes de nombreuses personnes. Certains parlent d'un dossier inédit dans les annales de la criminologie au Maroc. Qu'en pensez-vous ?
Saïd Louahlia : La rareté de l'événement, la manière dont les crimes ont été opérés, leur périodicité, tout porte à croire que c'est une affaire inédite. En tant qu'homme de science, j'avoue qu'elle me passionne et me traumatise à la fois. Je ne dors plus depuis que j'étudie les huit cadavres dans les locaux de l'Institut médico-légal au CHU Ibn Rochd de Casablanca. Et ce qu'ils révèlent est extrêmement précieux pour un scientifique.
Quels sont les résultats auxquels vous avez abouti durant vos investigations ?
Jusque-là, nous nous sommes livrés à l'étude des paramètres osseux qui nous a permis de déterminer l'âge des victimes, leur sexe et leur race. Toutes les victimes sont de race caucasoïde, de sexe masculin et âgées de 13 à 16 ans.
Avez-vous déterminé la date de leur assassinat ?
Ce qu'il y a de sûr, c'est que les victimes ont été tuées à des périodes différentes, pouvant aller de 3 mois à 6 ans. Pour les corps dont la mort remonte à moins de six mois, nous avons établi avec presque exactitude la date de leur mort. En revanche, il est très difficile en anthropologie médico-légale de dater un crâne vieux de plus de six mois. Son âge peut facilement aller à 6 ans et même au-delà. C'est très complexe. D'ailleurs, les préhistoriens et archéologues, qui utilisent le carbone 14 pour dater les squelettes, sont confrontés à cette même difficulté. Il existe toujours une incertitude de 1 siècle dans leur datation.
Et comment procédez-vous à l'identification des corps ?
Par l'ADN. Nous l'avons prélevé sur l'os et nous travaillons en collaboration avec le laboratoire de la police scientifique de Casablanca pour optimiser les résultats. Nous comparons l'ADN des victimes à celle de cinq familles de Taroudant qui se sont déplacées, mercredi, à Casa pour les prélèvements.
Les cinq familles avaient porté plainte au sujet d'enfants mystérieusement disparus dans cette ville. On aura le résultat de la confrontation des ADN dans dix jours.
Quelles conclusions tirez-vous de ces crimes ?
D'abord ce que révèlent les restes des corps qui ont été enfouis quelque part, avant d'être déterrés, rangés pêle-mêle et jetés sur une voie publique. Leur datation permet d'affirmer qu'il s'agit d'un crime programmé sur plusieurs mois. Son ou ses auteurs ont procédé à l'arrachement des doigts sur un des corps. Ils ont également coupé des têtes et séparé les membres du tronc.
Ces sévices ont été perpétrés pendant que les victimes étaient encore en vie ?
C'est la question que nous essayons de résoudre durant la deuxième étape des investigations. On va déterminer si les fragmentations des corps ont eu lieu avant ou après la mort.
C'est une étape difficile qui nécessite le microscope. Nous aurons les résultats dans une semaine.
Etant donné le caractère répétitif des crimes et leur longue périodicité, portent-ils la signature d'un serial killer ?
Si l'on se réfère à la définition d'un tueur en série, on découvre toujours quatre constantes.
Un tueur en série tue des personnes qui n'ont pas de liens entre elles mais s'inscrivent dans un groupe qui a des caractéristiques en commun.
Ce tueur perpètre ses crimes selon un même modus operandi et durant des périodes différentes. Force est de reconnaître que ces critères s'appliquent parfaitement aux crimes de Taroudant.
Le mode opératoire est pratiquement le même.
Les crimes ont ciblé une tranche d'âge spéciale : les enfants. Ils ont été perpétrés à des intervalles différents. Par conséquent, il est possible de conclure qu'il s'agit d'un tueur en série.


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