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Epiceries : Absence cruelle d'hygiène
Publié dans Aujourd'hui le Maroc le 05 - 09 - 2002

La question d'hygiène fait défaut dans la majorité des épiceries, notamment dans les quartiers populaires de Casablanca. L'appât du gain rapide transforme certains commerçants sans conscience en criminels.
En dépit de la prolifération des grandes surfaces et supérettes de vente dans le secteur alimentaire, les épiceries continuent de pousser comme des champignons. Chaque coin à ses propres clients. Cependant, la constatation qui est de mise à propos de ces dernières est que la question d'hygiène reste le grand absent. L'appât du gain rapide transforme certains commerçants sans conscience en criminels.
Il suffit d'être matinal pour se rendre compte de la manière dont la mort guette le consommateur, un peu partout dans les grandes villes et les petits villages du royaume. Les fournisseurs, pressés tôt le matin, déposent le pain sur les seuils des épiceries, et des fois sur le trottoir que guettent tout particulièrement les chiens errants et les chats de gouttière. Dès que l'épicier arrive, il complète le reste, en rangeant cette denrée alimentaire, qui est primordiale dans la vie de l'humanité, avec des mains sales, des ongles longs marqués de noirceur, sur le comptoir de son magasin.
Dans les quartiers limitrophes des zones industrielles, Aïn Sbaâ, Hay Moulay Rachid, Sidi Bernoussi, Roches noires, certains épiciers mettent à profit la forte affluence des ouvriers et préparent le petit-déjeuner le matin et les casse-croûtes le soir dans l'épicerie.
Ils servent le thé, le café, accompagné des petits-pains, «harcha», «msemen», livrés dans des conditions qui laissent à désirer. Les clients, faible pouvoir d'achat oblige, n'exigent rien et ne constatent rien. De plus, la formule du crédit, pratiquée par ces épiciers, place ces clients dans une position de faiblesse. Si un client fait des réclamations, l'épicier arrête la formule de l'ardoise.
Le manque d'hygiène touche également les autres produits qui demandent une température bien déterminée. Ainsi, le réfrigérateur de l'épicerie devient pratiquement comme une armoire où sévissent la malpropreté et le désordre.
Les aliments son rangés n'importe où et n'importe comment. La levure à côté des boîtes de lait, par exemple. Il faut dire que ces consommateurs sont trompés à tout bout de champ, en bien des lieux, sur la qualité du produit, sa nature, son origine et sa fraîcheur. Un seul but, un seul objectif : duper l'acheteur, induire le consommateur en erreur, pour toujours en tirer davantage, le maximum.
En ignorant les suites possibles et en se moquant des conséquences désastreuses que pareil comportement pourrait entraîner. L'hygiène dans le secteur alimentaire est d'une importance capitale. Dans ces épiceries, des micro-organismes et des bactéries peuvent proliférer et atteindre un seuil dangereux. Un milieu favorable au développement des parasites et bactéries. Ces conditions de croissance micro-biologique optimale sont aggravées par une humidité relativement importante et une température élevée.
Il appartient donc au consommateur d'être non seulement exigeant, vigilant et clairvoyant mais actif et militant en vue de combattre, aux côtés des autorités et des associations de défense des consommateurs, ce fléau. C'est à ce prix qu'il se protégera.


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