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Le TPS déserte les foyers marocains
Publié dans Aujourd'hui le Maroc le 23 - 11 - 2004

Le bouquet numérique TPS a disparu du petit écran depuis une dizaine de jours à cause du changement du code de cryptage. Le problème, d'habitude réglé rapidement, persiste cette fois-ci et fait perdre la tête aux téléspectateurs.
Les Marocains ne savent plus à quel saint se vouer. Ils sont en train de vivre l'une des plus dures épreuves de sevrage auxquelles ils ont dû être confrontés. Un véritable cauchemar. La cause : TPS a rendu l'âme. Du moins, l'espère-t-on, provisoirement. Les coupures régulières dont faisait l'objet le fameux bouquet numérique, lorsque les responsables décidaient de modifier le code de cryptage, étaient, depuis toujours, remédiables. Seulement voilà.
Depuis quelques jours, le bouquet TPS s'est subitement volatilisé. Comme à l'accoutumée, les Marocains, au fur et à mesure qu'ils découvraient le dysfonctionnement, se ruèrent massivement chez les vendeurs de récepteurs numériques et de paraboles.
L'objet étant de «recharger» leur carte, une opération moyennant 20 DH. Symboliques, est-on tenté de dire, si l'on se réfère au prix d'abonnement en France, tournant autour de 4 000 DH annuels, mais que le piratage dans nombre de pays du sud a rendu accessible presque gratuitement. D'habitude, 5 petites minutes et le TPS repart pour un tour. Mais cette fois-ci, tous les « numériphages » buttèrent sur la même disgrâce. « Non Monsieur », ou « Non Madame, nous n'avons pas encore eu accès au code, repassez demain, on l'aura inchallah », semblaient répondre, en chœur, les bidouilleurs de Derb Ghallef et d'ailleurs.
Du coup, les bonnes vielles habitudes n'étaient plus à l'ordre du jour. Le zapping, comme sport national, n'était plus à l'air du temps. Les querelles autour de la télécommande ont subitement cessé. Tant mieux pour elle, la télécommande, cela a au moins le mérite de lui offrir un petit moment de répit, elle qui travaillait dure, de jour comme de nuit. Mais les déboires des zappeurs ne faisaient que commencer. Le lendemain, le bouquet « AB Sat » a entamé une déchéance digne des films de zombies. Petit à petit, les chaînes de ce bouquet disparaissaient, une à une, comme par magie, jusqu'à ce qu'il n'en reste plus rien. Devant cette tragédie nationale, le Marocain s'est retourné vers ses origines. Dieu merci ! Al-Jazeera et Al-Arabia respirent encore. S'il leur arrivait quoi que ce soit, n'en déplaise à Dieu, c'en sera fini de nous autres numéri-dépendants.
Entre temps, les va-et-vient chez les bricoleurs de tout poil atteignirent une cadence effrénée. Le «non» catégorique était des plus exacerbants. À l'intérieur de l'un des magasins, le technicien qui recevait toujours, dans pareils cas, ses clients avec le sourire, n'était pas dans la boutique. Il devait être dans une réunion de concertation avec des confrères. Près d'une dizaine de personnes étaient là, à l'attendre patiemment avec l'intime conviction qu'il fera un retour triomphal, le code exhibé tel un trophée de guerre. Quand celui-ci fut de retour, personne n'osa lui poser la question, de peur de voir s'écrouler tous ces moments d'intense espérance. Effectivement, notre ami n'avait pas le code libérateur. Mais il avait quelque chose en tête. Du coup, les espoirs revinrent à la vie, les regards hagards avaient vite cédé la place à d'autres, inquisiteurs. Notre ami tentait diverses acrobaties technologiques, suait toute son eau, tirait furieusement sur sa cigarette… sans pour autant que le fameux cryptage se laisse apprivoiser. Cela faisait quand même plus d'une heure qu'ils étaient là à espérer et, devant l'impuissance du technicien, ils tournèrent les talons, affligés, et traînèrent les jambes en direction de la sortie.
L'abattement était total! Le lendemain, cependant, une bonne nouvelle les attendait. Notre ami avait réussi à leur faire redécouvrir les sapidités des six chaînes françaises. À condition de disposer, au niveau du récepteur, de ce que l'on appelle communément « chariot », ou « cam ». Il est à signaler, à ce propos, que dès le décodage des chaînes françaises, le prix de la « cam » est passé, en l'espace de quelques heures, de 600 à 700 DH. Et ca promet de ne pas s'arrêter là. Que l'on se prépare à casser la tirelire !


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