Le Caire: Bourita s'entretient avec son homologue égyptien    Le Caire tranche en faveur de Rabat : un soutien égyptien explicite à la marocanité du Sahara qui bouscule les calculs d'Alger et conforte l'avantage diplomatique du Maroc    GITEX Africa 2026. Le Maroc passe à l'offensive pour imposer sa tech sur la scène internationale    La Bourse de Casablanca finit en territoire positif    Paiement des factures. Le CMI mise sur le QR Code pour accélérer la digitalisation    Le Caire : l'Egypte salue l'action de SM le Roi Mohammed VI à Al-Qods et en Afrique    Aéroport de Paris-Orly : un avion d'easyJet contraint de retarder son atterrissage après des tirs de mortier    Football U17 : Les jeunes marocains maîtres de l'Afrique du Nord    Finale Maroc–Sénégal : soupçons de consignes arbitrales et bataille juridique    Réforme de la santé : fin du programme de réhabilitation de 1.400 centres de soins primaires    Journées du Patrimoine 2026 : Une immersion unique dans la mémoire de la ville ocre    Love Brand Morocco 2026 : Excelo parmi les marques les plus plébiscitées par les Marocains    Maroc-Egypte : Akhannouch au Caire à la tête d'une délégation ministérielle    Maroc : Marche nationale le 19 avril 2026 en soutien à la Palestine    Bourse : test grandeur nature pour le marché à terme    Schneider Electric participe au GITEX 2026    MDS 2026 : Mohamed El Morabity en haut du podium de la deuxième étape    Mondial 2026 : la FIFA impose ses règles, le Maroc prêt au combat    Le nouveau joyau Elian Haddadi dans le viseur des géants européens    CAN Scolaire : les Lionceaux écrasent la RDC, les Lioncelles accrochées    Rapport de la BAD : la croissance au Maroc peine à créer des emplois    The Arab Republic of Egypt reaffirmed on Monday in Cairo its support for the territorial integrity of the Kingdom of Morocco, as well as for the latest Security Council resolution and a consensual political solution.    GITEX Africa 2026 : la France renforce sa présence avec la venue d'Anne Le Hénanff    Etats-Unis : Un haut membre de l'administration Trump attendu Maroc    Nasser Bourita et son homologue égyptien discutent du renforcement des relations maroco-égyptiennes    Botola Pro D2 : le Widad Témara s'empare du fauteuil de leader, la course à la montée relancée    Rural et montagne : une étude pour confronter les politiques territoriales à l'épreuve du terrain    Pluies d'avril au Maroc : Un nouvel espoir pour la campagne agricole    Marruecos: Modernización de 1.400 centros de salud por más de 6.430 millones de dirhams    Netanyahu to replace aide who called lawmaker «retarded Moroccan» after initial bid to keep him    Conflit au MO : l'Iran intensifie ses frappes et met en garde Trump contre une escalade majeure    Netanyahu remplace son chef de cabinet après une controverse raciste contre un député d'origine marocaine    Maroc Fashion Week 2026 : Marrakech au cœur d'une nouvelle dynamique créative    Ceuta y Melilla: El partido separatista rifeño defiende la «soberanía de España»    Maroc : averses, vents et chaleur marquent la météo de lundi    L'Iran dit se préparer à imposer des conditions pour la circulation à Ormuz    Espagne : L'expulsion d'une Marocaine annulée pour violation du droit à la défense    Akhannouch au Caire pour accélérer le partenariat stratégique Maroc-Egypte    Khénifra : un forum pour guider les élèves vers des choix post-bac    Ceuta et Melilla : Le parti séparatiste rifain défend la «souveraineté de l'Espagne»    Yassine Gessime et Samir El Mourabet : Les deux Lions d'Alsace    Larache: caravane médicale organisée par la MGPAP    Casablanca : Le consulat des Etats-Unis déménage à Casa Finance City    La 21e édition du festival international des nomades s'ouvre à M'Hamid El Ghizlane    Radisson Pursuit : une course immersive au Maroc pour une cause solidaire    Marrakech : le théâtre universitaire fait sa rentrée des consciences    Art.ibat : la Cité internationale des arts ouvre ses portes aux artistes marocains    Mode au Bénin : 5 créateurs qui redéfinissent le luxe    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.



Le parlement au féminin
Publié dans Aujourd'hui le Maroc le 02 - 10 - 2002

Les résultats du vote pour la liste nationale (30 femmes) ont été officiellement annoncés hier en début d'après-midi. Les quatre partis arrivés en tête des Législatives ont remporté 17 des 30 sièges : USFP 5, PI, RNI et PJD 4 chacun. Elles s'ajouteront aux quatre élues dans les listes locales.
Trente quatre femmes siègeront dans la future Chambre des représentants. Un acquis pour la cause de la femme.
En plus du quota de 30 députées, quatre femmes avaient déjà arraché haut la main une place au soleil en allant au feu et en se prêtant au suffrage direct. Deux font partie du Parti de l'Istiqlal et deux du PJD. Respectivement Yasmina Baddou, Hafida Jadli, Fatima Belhassan et Aziza Bekkali Kacimi, à Casablanca Anfa, Essaouira, Fahs Béni Makada (Tanger) et Casablanca-Hay Mohammedi.
La première istiqlalienne est avocate. La seconde est institutrice. Les deux islamistes sont respectivement professeur du second cycle et enseignante de physique à la faculté des sciences de Casablanca. Elles sont âgées, dans l'ordre, de 32, 42, 44 et 40 ans.
La Tangéroise est la seule femme qui a eu le mérite de dépasser les hommes et d'arriver en tête du scrutin à Béni Makada. La région s'y prête et n'importe quelle autre femme PJD aurait pu réaliser le même exploit. Il en aurait été de même pour presque pour toutes les circonscriptions où le PJD est passé en tête du classement. Les islamistes auraient pu s'offrir le luxe de présenter plus de femmes tête de liste dans leurs fiefs et d'en assurer l'élection. Il manque, bien sûr, de cadres féminins rompus à la politique et à la gestion des affaires. Il n'en a pas besoin pour attirer les masses, par les opérations caritatives.
D'illustres inconnus islamistes ont ravi la mise à des ténors de la politique et de la société civile. L'exemple le plus flagrant est celui de Larache. Le candidat local du PJD a obtenu 15 125 voix, soit 700 voix de moins que le leader de l'Istiqlal.C'est dire que le poids des pesanteurs et de la nature du vote est loin de répondre aux critères des sciences politiques. L'amalgame entre religion et politique est omniprésent, un peu partout dans les circonscriptions.
Le quota féminin a été introduit pour le but de promouvoir la présence des femmes au sein du Parlement.
Auparavant, quatre femmes ont eu l'honneur de confronter le suffrage universel. Il s'agit, chronologiquement, de Latifa Bennani Smires (PI), Badia Skali (USFP) et de Fatima Belmoueden (USFP) et Badia Skali. C'est vrai que l'ancienne opposition faisait de la question de la femme un cheval de bataille. Timidement, car la phallocratie est aussi présente dans les rangs de la gauche. Certes, à moindre dose. Mais on peut dire que cette présence symbolique de la femme a stimulé surtout les jeunes de la gent féminine à se porter à la politique et à rêver. Même si elles n'ont pas, de l'avis général, marqué leurs passages dans les travées parlementaires d'une quelconque empreinte. Le Maroc n'a pas encore sa Rosa Luxembourg, sa Passionnaria ou encore des calibres de la Soudanaise Fatima Ibrahim. On pourra en découvrir des projets lors des prochaines séances de l'hémicycle.
Mais deux femmes au Parlement ne faisaient pas un printemps.
Aujourd'hui, avec 34 dames, la cause fait son chemin, en attendant des lendemains encore meilleurs. En tout cas, ils ne sont pas pour demain. Car beaucoup de résistances masculines sont à vaincre. Féminines aussi. La libération de la femme a beaucoup d'adversaires, voire d'ennemis, au sein même de la population féminine. Y compris dans les franges intellectuelles. La femme intellectuelle organique est un oiseau rare. Elle existe, mais il faudra la dénicher. Peu de profils y correspondent dans une société qui reste machiste. N'empêche que l'élite féminine regorge de potentialités battantes, de politiciennes chevronnées et de militantes de la cause féminine et du progrès. Dès lors, il faudra s'attendre à des débats chauds, au féminin, entre des tendances antagonistes. Celle qui veut aller de l'avant et celle qui entend se recroqueviller sur le passé, l'embrigadement et la soumission. Entre les deux, d'autres conceptions pourront converger vers le juste milieu.
La prestation des parlementaires femmes du PJD sera fort attendue, notamment sur la discussion de la question de la femme. Des combats de coqs, comme dirait l'autre.
Le fameux plan d'action sera ressorti des tiroirs. Les femmes de progrès tablent sur cette présence massive (10%) des femmes au Parlement pour espérer conquérir des droits et faire avancer la cause.
Car le mouvement féministe a été rattrapé, politiquement et sur le plan de la mobilisation, par les tenants du discours conservateur et rétrograde.
C'est dans ce cadre qu'il faudra situer l'échec de Mohamed Said Saâdi, ancien secrétaire d'Etat. Un test fort révélateur de l'évolution des mentalités.
Surtout à l'heure où l'on ressort des vieux tiroirs les thèses de la chariaâ, de son application aux voleurs et, peut-être demain, à l'adultère et à l'absence du tchador ou du foulard, il y a de quoi se poser des questions sérieuses sur le devenir sociétal. C'est une autre paire de manche.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.