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Histoire des services : SHIN BETH : les tortionnaires israéliens
Publié dans Aujourd'hui le Maroc le 02 - 12 - 2002

En hébreu, Shérout Ha-Bitah'on Ha-Klali. C'est le service de répression le plus terrifiant. C'est l'unique service de sécurité qui bénéficie par la force de la loi d'utiliser la torture.
Le Shin Beth est le service de contre-espionnage et de la sécurité intérieure d'Israël. Il comprend trois divisions opérationnelles et cinq sections de réserves.
La Division des Affaires Arabes est responsable des opérations "antiterroristes" et de la mise à jour d'un fichier des activistes arabes. Le détachement militaire du Shin Beth (HENZA) travaille en coopération avec le corps de troupe du Aman (les Mistaarvim) pour combattre les émeutes. Cette division est aussi active dans la lutte contre la branche armée du Hamas. C'est ce service qui accompagne actuellement les soldats israéliens pour séquestrer les militants du Hamas lors des invasions sauvages.
La division des Affaires "non-Arabes" était, avant 1991, divisée en deux sections (communistes et non-communistes) et a pour but d'infiltrer les agences de renseignement étrangères et les missions diplomatiques en Israël, ainsi que d'interroger les immigrants de l'ex-URSS et de l'Europe de l'Est.
La Division de la Sécurité assure la protection des installations gouvernementales, diplomatiques (Ambassades) et scientifiques, des industries militaires, et des vols de la compagnie nationale El-Al.
Les opérations
Contrairement à ce que l'on a tendance à croire, Le Shin Beth ne s'occupe pas uniquement de la répression des Palestiniens, mais il assure aussi la répression de tous les mouvements israéliens qui vont contre la politique d'oppression envers le peuple palestinien. Ainsi, il est censé avoir infiltré les rangs des parties d'extrême gauche, et démasqué bon nombre de personnes qu'il qualifie d'agents étrangers espionnant pour le compte des voisins arabes. Toute personne de nationalité étrangère est susceptible d'être soumise à une surveillance du Shin Beth, qui dispose d'un large réseau d'agents et d'informateurs.
La réputation artificielle du Shin Beth en tant que service de sécurité intérieur extrêmement qualifié, fut ternie par deux scandales dans les années 80 :
En Avril 1984, les troupes israéliennes prennent le contrôle d'un bus détourné par 4 Palestiniens dans la Bande de Gaza. Les deux preneurs d'otages qui survécurent furent abattus (exécutés sur place) ensuite par des agents du Shin Beth, agissant sur ordre du directeur du service. Celui-ci empêcha par la suite l'instruction pour empêcher que le rôle du Shin Beth dans cette affaire ne soit révélé.
En 1987, Izat Nafsu, un lieutenant réserviste de Tsahal est libéré, après que la Cour Suprême israélienne ait annulée l'accusation de trahison qui pesait sur lui depuis 1980. La cour a établi que le Shin Beth usa de méthodes peu communes d'interrogation pour obtenir la confession de Nafsu, et que certains agents déposèrent de faux témoignages devant le tribunal militaire qui condamna l'accusé.
Depuis 1987, Israël condamne, officiellement, l'usage de la torture, mais permet d'utiliser "modérément la pression physique et psychologique" pour obtenir des informations. Ainsi, le code pénal israélien interdit à un agent des forces publiques d'user de la force pour obtenir des informations, mais le chef du Shin Beth est autorisé par la loi à prendre des "mesures spéciales" dépassant le cadre de l'usage "modéré de la pression". La première application de cette dérogation à la règle eut lieu après l'explosion d'un bus à Tel-Aviv tuant 22 personnes.
Le Comité International de la Croix-Rouge déclara en 1992 qu'Israël violait la Convention de Genève. Les mouvements des droits de l'Homme déposèrent plusieurs fois devant la Haute Cour des pétitions pour interdire l'usage des "mesures spéciales" et en particulier des électrochocs, mais celle-ci donna toujours raison au Shin Beth.
Le dernier scandale qui secoua cette agence, et provoqua la chute de son chef Karmi Gillon, fut l'assassinat du Premier ministre Itshak Rabin (en 1995), par un extrémiste de droite. Le Shin Beth fut accusé de négligence en ne prenant pas au sérieux les menaces de mort pesant sur le Premier ministre.


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