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Espagne : Le lobby anti-marocain démasqué
Publié dans Aujourd'hui le Maroc le 24 - 01 - 2005

Un peu partout dans le monde, les lobbies agissant pour ou contre telle idée, telle ou telle démarche, telle ou telle action, ont cette manière d'ignorer le ridicule, de délaisser l'argumentaire, et de verser dans le déraisonnable, dès lors qu'ils sentent le brûlé autour d'eux.
Ceux qui observent de près les relations maroco-espagnoles, ont certainement relevé, combien cette lapalissade trouve place, et prend rang, dans la traçabilité de ces relations. Il a donc fallu l'annonce de la visite au Maroc de SM le Roi Juan Carlos, le déroulement de cette visite dans un climat d'amitié et de compréhension, et surtout son retentissement sur le réchauffement des rapports maroco-espagnols, pour que le traditionnel lobby espagnol qui lutte contre tout rapprochement entre nos deux pays voisins passe à la vitesse supérieure avec l'intention évidente de replonger à nouveau ces rapports dans un climat de suspicion, une ambiance de méfiance, et pourquoi pas une atmosphère de tension. Il fallait à tout prix brouiller le message au signal fort de la visite au Maroc du Souverain espagnol. Comme à l'accoutumée, plus nous suivons les réactions convulsives de ce lobby qui file décidément du mauvais coton, moins nous les comprenons. Ne trouvant, en ce moment précis, de quoi renflouer sa charge quasi-innée contre le Maroc, ledit lobby a choisi d'ouvrir le feu sur les magistrats espagnols, de jeter le discrédit sur les décisions de justice, en mettant bien entendu le Maroc au centre de cette ligne contestataire. Ainsi donc, pour le lobby et son bras médiatique, un citoyen marocain qui serait pour eux, le poseur de bombes qui ont secoué Madrid le 11 mars 2004, se promène à Tétouan, sous entendu avec la complicité du Maroc, voire sous sa protection.
Et c'est dans cette direction que le quotidien ''El Mundo'', puisque c'est de lui qu'il s'agit tout particulièrement, ouvre les vannes à ce qui ressemble bien à un raz-de-marée d'insinuations tout aussi ridicules les unes que les autres, livre passage à un flot d'affirmations tout aussi insensées les unes que les autres. Un minimum de retenue les aurait pourtant dissuadés d'emprunter une telle voie, puisque le juge d'instruction en charge du dossier des attentats de Madrid, a blanchi totalement le Maroc de toute implication dans cette folie meurtrière, dans ces actes terroristes ignobles, dont il a été lui-même la cible. Il faut être handicapé mentalement, et gravement atteint de cécité et de surdité, pour oublier que le sang a coulé à Casablanca bien avant Madrid, et que nos deux peuples ont compati l'un pour l'autre après Casablanca et après Madrid, ce qui est autrement plus important, et dramatiquement cinglant pour les auteurs et les commanditaires de ces actes. Faut-il rappeler aux membres de ce lobby, que dans les douze volumes du dossier d'instruction, le juge madrilène, Juan Del Olmo, a passé au sécateur judiciaire et policier, toutes les insinuations émises à ce sujet, toutes les accusations et toutes les déclarations qui ont été étalées et développées à dessein, au lendemain des attentats du 11 mars 2004 ? Pour se prononcer, la justice a besoin de preuves, et de tout ce qui a valeur de preuves, et non de simples suppositions ou de fragiles présomptions créées et entretenues par ceux qui sont toujours prompts à allumer la mauvaise mèche. La littérature productrice du doute et de la suspicion n'y peut rien, et c'est tout à l'honneur de l'Espagne. Dans tous les pays démocratiques, et l'Espagne en est un, la justice s'affiche par son avidité à découvrir la vérité par elle-même. Elle ne peut donc, sans abîmer dans le ridicule, se permettre de dresser un quelconque réquisitoire contre qui que ce soit, sur la seule foi de témoignages confus, à fortiori quand les auteurs de ces témoignages se rétractent de leur propre initiative. Or, dans le cas d'espèce, ce que ''El-Mundo'' cherche a établir, ce n'est pas la mise en accusation d'une personne, mais celle de tout un pays, le Maroc en l'occurrence, au travers de cette personne.
Ce à quoi nous répondons, que la justice espagnole, seule compétente en la matière, disposant de tous les pouvoirs que requiert son travail d'enquête et d'investigation dans leurs multiples volets, a dit son mot, et s'est prononcée à ce stade sans ambiguïté, dans un rapport circonstancié à présent entre les mains des représentants du peuple. En réalité, chaque fois que le Maroc et l'Espagne s'emploient à resserrer les boulons de leur amitié et de leur coopération, chaque fois qu'un nouvel état d'esprit véritablement coopératif s'installe en lieu et place de la brouille, on assiste à l'ouverture instantanée d'un boulevard médiatique d'une hostilité déclarée, où côte à côte, auteurs et commanditaires peinent à maîtriser leur tempérament fougueux, volontairement frondeur.
Comment expliquer en effet, que ce même ''El-Mundo'', toujours lui, le journal ''ABC'', et d'autres titres de presse inféodés à quelques ailes de la droite, aient mené en ce moment précis, toute une campagne contre la Cour suprême espagnole ''coupable'' d'avoir confirmé une condamnation de deux journalistes espagnols au procès qui leur a été intenté par Feu SM le Roi Hassan II pour atteinte à son honneur. Disons, à titre de rappel, que, dans ce procès, ces deux journalistes ont été condamnés en première instance et en appel en 1997 et en 1999, et que le rejet de la Cour suprême est intervenu il y a sept mois, plus exactement en juin 2004. C'est dire, qu'en manque de thèmes pour occuper l'espace médiatique, le lobby a dû fouiller dans les annales de l'histoire judiciaire, pour reprocher au juge rédacteur de la décision de la Cour suprême, une simple relation amicale avec un homme politique espagnol qui n'est plus en charge des affaires de son pays, mais qui reste à leurs yeux, coupable d'être un défenseur de l'amitié maroco-espagnole.
Au Maroc comme en Espagne, chacun sait, que l'intégrité d'un juge, se mesure à la véracité des faits qu'il invoque, aux attendus explicatifs qu'il formule, au montage juridique qu'il confectionne, et à la proportionnalité des peines qu'il inflige aux faits soumis à jugement. Qu'on fouille donc, qu'on creuse, et qu'on bêche, l'amitié maroco-espagnole finira par triompher.
• Abdelkrim El-Mouss MAP


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