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La CNSS se place pour l'AMO
Publié dans Aujourd'hui le Maroc le 25 - 12 - 2002

Le secteur souffre de l'accumulation des dysfonctionnements dans la gestion, de la cacophonie des décisions, de l'indigence des ressources et du malaise de ses personnels. À la faveur de la discussion de la couverture obligatoire et des chantiers sociaux du gouvernement Jettou, les problèmes de la santé publique occupent le devant de l'actualité.
Faut-il ajouter foi à la récente déclaration du ministre de la santé selon laquelle 80% des Marocains bénéficient de la gratuité des soins médicaux ? Cette affirmation de Mohamed Cheikh Biyadillah a de quoi choquer dans un pays où les problèmes de la santé sont flagrants. Peut-être que le ministre faisait-il allusion aux dispensaires de quartier. Mais la médecine dispensée ici, eu égard au manque d'équipements comme la radiologie et les scanners, laisse beaucoup à désirer. En somme une médecine au rabais. La médecine des sans-le-sou. De ceux qui doivent justifier d'un certificat d'indigence avant de bénéficier de quelques comprimés enveloppés dans un bout de papier.
Autrement dit, la majeure partie de la population, n'ayant pas les moyens d'accéder aux soins de qualité, est condamnée souvent à recourir à l'auto-médication. Au cœur du problème, se trouve la couverture médicale dont bénéficient à peine à 16% des Marocains. Un grand privilège.
En attendant la généralisation de l'AMO (assurance-maladie obligatoire), la situation de la santé au Maroc est préoccupante étant donné la faiblesse du revenu du grand nombre . Le coût moyen d'une consultation tourne autour de 200 DH, soit l'équivalent de quatre journées de travail payés au SMIG. Ce qui pourrait aussi expliquer la faiblesse de la facture médicale annuelle qui n'excède pas en moyenne la somme de 200 DH par personne.
Selon un ancien responsable du ministère de la Santé, le principal problème réside dans le manque de financement. Un budget dérisoire qui se situe en 2002 autour de 9 milliards de Dhs dont la partie fonctionnement absorbe presque la moitié. Il est vrai avec des ressources aussi maigres, c'est une gageure que de pouvoir mettre en place une politique qui soit cohérente et ambitieuse dans ce domaine. En l'absence de moyens conséquents, le ministère de tutelle ne gère que des contraintes en colmatant les brèches.
Ce département pourtant vital, qui souffre aussi d'un problème de restructuration de ses services et d'un déficit d'encadrement, a fait surtout les frais des programmes d'ajustement structurels, les fameux PAS, appliqués par les gouvernements qui se sont succédé depuis les années 80 sous le pression des institutions financières internationales. La main gantée du FMI qui étrangle les pays déjà pauvres au nom de la sauvegarde des grands équilibres ! Résultat : Le Maroc se trouve aujourd'hui à la traîne en matière de santé par rapport même aux pays en voie de développement.
L'état des lieux du secteur n'est guère brillant. Il n'y a qu'à voir la situation du CHU à Casablanca par exemple pour mesurer la complexité du problème. Ces centres, où les soins sont payants, subissent la pression permanente des malades car les hôpitaux publics périphériques ne font pas leur travail généralement par faute de moyens. Cette pression sur les CHU a pour conséquence de faire perdre aux CHU leur caractère formateur qui justifie principalement leur existence.
La santé publique est malade. Malade de ses dysfonctionnements. Malade de son sous-encadrement. Malade de son indigence budgétaire. Les points noirs, on peut les multiplier à l'envi. Pour arrondir leurs fins de mois, le ministère a institué il y a quelques années le TPA (Temps partiel aménagé) au profit des professeurs agrégés des CHU. Un système qui permet à ces derniers d'exercer aussi dans les cliniques privées. Mais le statut des bénéficiaires pêche par son imprécision dans la mesure où le TPA biaise un peu les relations entre la médecine publique et privée. Et puis, comment maîtriser ce système sachant qu'il est difficile de contrôler à l'extérieur les activités du professeur agrégé ?
Le nouveau ministre de la Santé a beaucoup de pain sur la planche. C'est un professionnel de la médecine qui est censé connaître son sujet. Mais au lieu de lancer à l'emporte-pièce des chiffres pour le moins fantaisistes, il serait mieux indiqué pour lui de faire des visites sur le terrain. Histoire de toucher de visu les mille et une plaies de la santé publique au Maroc.


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