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Sahara marocain : Nouvelle donne
Publié dans Aujourd'hui le Maroc le 14 - 03 - 2003

L'affaire du Sahara marocain revient avec force sur la scène régionale et internationale malgré une conjoncture dominée par la guerre programmée contre l'Irak.
Des éléments nouveaux relatifs à ce dossier ont fait leur apparition. D'abord, la sortie médiatique de Khalid Nezar, ex-ministre de la Défense et homme fort du régime algérien, qui a fait beaucoup de bruit. Ensuite, le désir de la société civile d'agir dans le sens d'une plus grande participation au débat en cours sur le conflit du Sahara, dans une optique de construction maghrébine. C'est le sens à donner à la démarche du «Collectif Sahara-Maghreb», constitué par des personnalités de la société civile marocaine.
Les réactions d'autres intervenants nationaux par rapport à ces nouveaux éléments, différent d'une personnalité à l'autre selon les tendances politiques et la vision propre à chacun d'entre eux. Ainsi, pour Mohamed Ahmed Bahi, un vieux routier du journalisme national, originaire du Sahara marocain de la tribu Rguibate et spécialiste de ce dossier, les déclarations de Khalid Nezar ne veulent rien dire. «Ce que vient de déclarer M.Nezar n'est que la reprise d'un vieux refrain claironné à plusieurs reprises, que ce soit par Boumedienne, Chadli Benjedid ou encore Ahmed Ben Yahya». Cet ex-détenu aux prisons de Tindouf (il a été détenu par le polisario pendant 10 ans, de 1986 à 1996) considère cette sortie médiatique comme une manœuvre d'hypocrisie de la part des militaires algériens. «Je me demande pourquoi M.Nezar se prononce quelques jours seulement avant que les parties concernées ne remettent leurs réponses à James Baker.
Je pense que c'est un piège qui nous est tendu par l'Algérie. Et puis pourquoi cet homme qui n'ignore rien de la politique de son pays n'a pas parlé des détenus marocains toujours séquestrés à Tindouf contre toutes les lois internationales et au détriment des Droits humains universels?» explique M.Bahi. «Dans le meilleur des cas, il s'agit tout simplement d'un règlement de comptes entre les pontifes du pouvoir algérien. Ce qui n'a aucune relation avec les intérêts du Maroc», conclut-il. Quant à la proposition du «Collectif Sahara-Maghreb», M. Bahi n'y va pas par quatre chemins : «Je pense que ces gens parlent d'une affaire dont ils ignorent les fondements. Leur proposition est une trahison au sermon de la Marche Verte.
Je ne vois pas comment M.Serfati qui tenait toujours à ce que «le peuple sahraoui» et le peuple marocain devaient coopérer vient de changer complètement d'avis.». L'Istiqlalien Mohamed Larbi Messari, souhaite de son côté que «les Algériens aient révisé leurs calculs vis-à-vis du Maroc. Apparemment, les déclarations de M.Nezar tendent dans cette direction, si effectivement ce Monsieur reflète la position de l'élite algérienne. Il se peut aussi ne s'agir que d'une manœuvre politique qui rentre dans le cadre d'un dialogue indirect entre l'établissement militaire et le FLN algériens. En tout cas les choses s'éclairciront avec la réponse de Bouteflika à James Baker dans quelques jours. Mais ce que je retiens des déclarations de M.Nezar c'est sa reconnaissance au Roi défunt Hassan II. Il n'a pas oublié que c'est grâce à Hassan II et à lui seul, qu'une guerre entre le Maroc et l'Algérie a été évitée. Car l'Armée marocaine, les partis politiques et le peuple entier appelaient à riposter aux provocations des Algériens dont les armes et le matériel furent saisis à plusieurs reprises quand nos soldats livraient bataille aux mercenaires hyper-équipés par nos voisins».
M.Messari considère en revanche que l'initiative entreprise par le «Collectif Sahara-Maghreb» prouve que les Marocains sont tous concernés par leur Sahara. «Cela confirme que notre société est vivante.
Quand S.M. Mohammed VI parle du Sahara, c'est 30 millions de personnes qui sont impliquées corps et âme derrière le Souverain. Ce qui n'est pas le cas de Bouteflika qui paraît le seul aux côtés des militaires qui s'intéresse a ce problème. Pour nous, c'est une affaire nationale, mais pas pour les Algériens». C'est à peu près le même son de cloche chez Mohamed Lakhssassi, membre de la commission administrative de l'USFP. «Nous connaissons la valeur de M.Nezar dans l'établissement militaire algérien.
Et de ce fait, ses déclarations reflètent le changement d'approche de l'affaire du Sahara marocain de la part des militaires d'Alger. On peut également imputer cette position aux changements de la conjoncture internationale et régionale.
L'union des pays du Maghreb est devenue plus qu'une nécessité, et la proposition de James Baker est somme toute équilibrée», souligne-t-il. Par ailleurs, en ce qui concerne le «Collectif Sahara-Maghreb», M.Lakhssassi trouve que ce sujet a besoin de réflexion, mais «ce qui est positif, c'est que certains membres de ce collectif aient changé de position par rapport au Sahara marocain.
Je demeure optimiste quant à cette proposition car elle fait mine d'une évolution positive en fin de compte». Ce qui est certain, après tout, c'est que le règlement définitif de ce problème changerait positivement la donne dans la région, notamment pour les populations des pays du Maghreb.


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