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Les châtiments corporels
Publié dans Aujourd'hui le Maroc le 15 - 04 - 2005

Le sondage hebdomadaire d'ALM tournait autour des châtiments corporels en Islam. Les maintenir, les suspendre ou, complètement, les abolir ? Point de vue des internautes.
Tout comme le sondage de la semaine dernière, celui réalisé par «Aujourd'hui Le Maroc» cette semaine sur notre site WEB a suscité un vote massif de la part des internautes. En effet, 1752 suffrages ont été exprimés sur une question qui, à plus d'un titre, le mérite amplement. Tournant autour des châtiments corporels en Islam, le sondage s'inscrit dans le cadre du débat ouvert pour leur suspension. Et le débat bat son plein, il faut le reconnaître. Les résultats indiquent, certes, que les Marocains suivent de près la question, mais, aussi, indiquent-ils que la mentalité marocaine est bicéphale, sans jeu de mot. Car, si le fossé est énorme entre les gardiens des châtiments corporels et leurs détracteurs, il s'avère que ces derniers dépassent, en nombre, de peu ceux qui sont pour leur maintien.
A ce titre, 50,4% des internautes n'hésitent pas à dire qu'il faut abolir les châtiments corporels. Une pareille vision puise ses sources dans le fait qu'au 21e siècle, il est impensable de procéder encore de la sorte. Leur choix s'inscrit dans une logique « droit-de-l'hommiste ». Jugés en totale contradiction avec les principes des droits de l'Homme et des sociétés civilisées, les châtiments corporels comptent plus d'un détracteur. Ils estiment, en revanche, que pour payer pour son crime, rien ne vaut une procédure de réinsertion, à travers les centres pénitentiaires. En d'autres termes, cette large frange de votants pense qu'un vrai travail de réhabilitation, dans le cadre de la mission qui incombe aux centres carcéraux, est seul apte à sévir contre la criminalité, punir l'auteur du crime et, en bonus, lui garantir une assurance de réinsertion.
Toujours est-il que les centres carcéraux dans notre pays échouent souvent dans leur mission et, au lieu d'atteindre les objectifs escomptés, ceux-ci font office de manufactures à criminels. Le traitement réservé aux locataires des pénitenciers y est pour beaucoup. Mais ce n'est pas cela qui changera l'avis de nos amis détracteurs car, en plus de leur caractère rétrograde, les châtiments corporels sont pointés du doigt à cause de leurs conséquences sur la vie de l'individu.
A ce propos, ils doivent certainement penser à ce pauvre menuisier, dont la main a été sectionnée par une machine, mais qui sera toujours qualifié, par tous ceux qui ne le connaissent pas, de vulgaire voleur. Et Dieu sait que ceux auxquels il n'a pas été présenté sont nombreux. Les gardiens des châtiments corporels représentent, quant à eux, 41,8% du total des intervenants. Animés par une vision purement religieuse, nos (autres) amis protecteurs des châtiments estiment, d'une part, que c'est la loi divine et qu'il ne faut aucunement s'y opposer. Cela est tout à leur honneur, car ils n'ont point tort sur ce point. D'un autre côté, ils estiment que seul le maintien d'un châtiment, exemplaire, et à la mesure du crime peut avoir un effet dissuasif sur son éventuel auteur. Ce qui est sans doute vrai. En fin, 7,8% pensent qu'il faut, tout simplement, suspendre les châtiments corporels. Jusqu'à nouvel ordre ?


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