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Un ex-gendarme clame son innocence
Publié dans Aujourd'hui le Maroc le 29 - 04 - 2005

La deuxième phase du procès de la femme d'El Jadida, injustement accusée d'adultère, sera entamée, le 12 mai prochain. L'un des deux gendarmes condamnés dans cette affaire a adressé une lettre ouverte au ministre de la Justice où il livre sa part de vérité.
«Je suis vraiment innocent», clame l'ex-sergent de la Gendarmerie royale à El Jadida, Mostapha Badri, qui purge depuis octobre 2004, une peine de 10 ans de réclusion criminelle, dans une lettre ouverte adressée au ministre de la Justice. Cet homme de 34 ans, marié et père d'un bébé de 8 mois, s'interroge sur les preuves tangibles qui ont amené son incarcération après l'affaire de Malika Messaoudi, du douar Ouled Ghanem, dans la région d'El Jadida, accusée frauduleusement d'adultère; une affaire qui a défrayé la chronique judiciaire en septembre 2004. «Je n'ai jamais pensé me trouver dans une situation aussi désastreuse puisque j'exécute les ordres de mes supérieurs d'une façon saine et rigoureuse », écrit-il. Incarcéré à la prison locale de la capitale des Doukkalas depuis 7 mois, sous le numéro 19681, Mostapha Badri s'est enfin décidé à crier “non“ à ceux qui l'ont mêlé à cette affaire dont il n'est pas responsable, comme il le souligne dans sa lettre.
Croyant fortement à son innocence, il a expliqué dans sa lettre ouverte les circonstances de l'arrestation de la victime Malika Messaoudi. Selon sa version, il était 21h en ce 11 septembre 2004 quand, sur l'ordre du chef responsable, M'hamed Kenâane, qui a signé le bulletin de service, il s'est dirigé, en compagnie de l'adjudant Salaheddine El Alaoui, en qualité d'officier principal de la brigade judiciaire, dans une patrouille de nuit à destination de la région de Moulay Abdellah. Vers 22h, ils ont été, tous les deux, surpris par un homme, à savoir Mostapha Al Khadri, de la même région, qui courait vers eux. Perturbé, il leur a expliqué avoir vu sa femme entrer dans une maison occupée par l'un de ses employeurs et qui se situe à proximité de la sienne.
Les deux gendarmes, toujours selon la version de Mostapha Badri, l'ont accompagné pour surprendre effectivement la femme, Malika Messaoudi et l'employé dans «un état critique». Ils les ont conduits aussitôt vers le centre de la gendarmerie pour être interrogés le lendemain matin, le 12 septembre 2004, par les gendarmes en permanence. Ils n'ont été interrogés ni par lui ni par son compagnon de patrouille. Quand il a terminé sa tâche, précise Mostapha Badri dans sa lettre ouverte, il est retourné au centre vers 14h15 du 12 septembre.
À ce moment, il a remarqué que l'interrogatoire de Malika Messaoudi et Abdellatif Âttoufi était achevé et que les procès-verbaux avaient été signés. Le bulletin de service signé par le chef responsable indique l'heure de son retour, le lendemain de l'arrestation de Malika, au centre judiciaire.
Mostapha Badri nieavoir participé à monter de toutes pièces le dossier de Malika Messaoudi; il n'a pas participé, selon lui, à cette pièce théâtrale interprétée par l'avocat Abdellah Bouâssla, du barreau d'El Jadida, pour l'impliquer dans une affaire d'adultère contre des sommes d'argent versées par le mari, Mostapha Al Kahdri.
L'ex-sergent de la gendarmerie Royale, Badri, qui attend que la Chambre criminelle, deuxième degré, près la Cour d'appel d'El Jadida lui rende justice lors de la deuxième phase de ce procès qui commencera le 12 mai prochain, s'interroge sur son avenir et celui de son enfant alors qu'il est innocent et qu'il n'a fait comme il dit qu'executer des instructions. Les faits de cette triste affaire remontent au mois de septembre 2004 quand Malika Massaoudi a été accusée par son mari, Mostapha Al Khadri, d'adultère, et ce, grâce à un complot ourdi avec la complicité du faux amant, d'Abdellatif Âttoufi et de l'avocat Abdellah Bouâssla. Mais le faux amant, secoué par une crise de conscience, a fini par avouer, de son plein gré, avoir été engagé par le mari pour mouiller l'épouse dans cette sordide histoire. Une enquête a été ordonnée et les mis en cause ont été arrêtés et condamnés, le 15 février 2005 a des peines allant de 4 mois à 10 ans de réclusion criminelle.


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