Selon un communiqué du ministère de l'Economie, des Finances, de la Dette et des Participations, chargé de la Lutte contre la Vie Chère, cette mesure concerne le prélèvement des droits et taxes à l'importation, la TVA ainsi que la redevance de scanning sur les produits alimentaires et certains matériaux de construction. Sont concernés des produits de consommation courante comme la viande, la volaille, le poisson, les produits laitiers, les conserves, le riz, les pâtes, les huiles et le sucre. Dans le secteur de la construction, les taxes sur le fer à béton, le ciment, le gravier et le sable sont également suspendues afin de limiter l'impact sur les prix des logements et des loyers. Pour assurer l'efficacité de cette mesure, les importateurs, grossistes et détaillants sont invités à répercuter la baisse des charges sur les prix finaux. Les autorités effectueront des contrôles et un numéro vert a été mis à disposition des consommateurs pour signaler tout abus. Cette décision intervient dans un contexte de hausse des prix, d'offre limitées et de pratiques spéculatives sur les produits essentiels. Selon la dernière note de conjoncture du ministère de l'Economie, l'inflation annuelle moyenne au Gabon a atteint 1,8 % fin septembre 2025, contre 1,4 % un an plus tôt, rapporte l'agence ecofin. Pour contenir la hausse des prix, le gouvernement avait créé en 2025 une centrale d'achat, dont la mise en service est prévue pour avril 2026. Cette structure négocie directement avec des producteurs internationaux pour importer du riz, du blé et d'autres denrées, qui seront ensuite distribuées aux grossistes à prix unique.