Le poste frontière entre le Maroc et le préside occupé de Sebta a connu ces derniers jours et des incidents de retards, mettant les voyageurs dans des situation de colère, à l'approche de Ramadan Certains citoyens se sont vus confisqués leurs denrées alimentaires par la douane espagnole. Un incident a relancé la polémique sur les règles encadrant le passage des marchandises entre le Maroc et la ville occupée, après que la Garde civile espagnole ait saisi des produits alimentaires en possession d'une mère et de sa fille à leur retour de vacances du Maroc. Selon le journal El Faro de Ceuta, les produits confisqués comprenaient un kilogramme de gâteaux Chebakia et deux kilogrammes d'olives, achetés dans le cadre des préparatifs usuels pour le mois sacré de Ramadan. Mais si les deux femmes ont été autorisées à franchir le point de contrôle pour rejoindre Sebta où elles résident, les denrées alimentaires ont été saisies et elles ont eu droit à un procès-verbal officiel de destruction. Les deux femmes ont affirmé qu'il s'agissait d'achats destinés exclusivement à la consommation familiale, et non à un usage commercial. Cet incident ravive les règles jugées opaques et pas assez claires sur le type de produits autorisés à traverser les deux espaces surtout en période de Ramadan, connue pour les achats de nourriture et préparatifs intensifs dans les familles d'origine marocaine et de confession musulmane en vue de passer un mois dans l'esprit des traditions. El Faro de Ceuta relate des récits où de minuit à 9h30, les voyageurs sont restés bloqués dans des files interminables et des contrôles de frontières longs au niveau du retour du Maroc au niveau du poste frontière de Tarajal. Ledit poste frontière serait « actuellement hors service » ce qui affecte directement les habitants de Sebta souhaitant se rendre au Maroc, fait encore noter le média local. Les voyageurs frontaliers décrivent « des files d'attente interminables, des embouteillages, des gens incapables de traverser et des contrôles si stricts qu'ils génèrent encore plus d'embouteillages ». « C'est comme une étrange roulette russe, personne ne sait qui subira les pires tortures. Certains sont là depuis dix heures . Ainsi, un véritable désastre continue de se dérouler à la frontière entre l'Espagne et le Maroc », indique El Faro de Ceuta. Ces voyageurs se rendaient spécialement au Maroc à l'approche du mois de Ramadan afin d'y effectuer des achats introuvables ou plus coûteux ailleurs. Les familles d'origine marocaine tiennent à préserver les traditions en préparant des tables nationales typiques pour le mois sacré du Ramadan, et en utilisant des produits authentiques comme des marques marocaines, ou des produits du terroir comme les dattes. Parmi les achats les plus recherchés figurent des spécialités emblématiques comme la chebakia, le sellou, les dattes, ainsi que différentes préparations artisanales destinées à accompagner la rupture du jeûne. À cela s'ajoutent des ingrédients spécifiques, des épices, des pâtisseries traditionnelles, voire de la vaisselle et des ustensiles utilisés exclusivement durant cette période. Ces courses s'inscrivent dans une logique de consommation familiale et festive, bien loin d'une activité commerciale, pourtant elles se heurtent à des règles douanières appliquées avec une grande rigidité et parfois sans visibilité claire pour les usagers. Pour de nombreuses familles, il ne s'agit pas d'importer des marchandises à des fins lucratives, mais simplement de ramener de quoi perpétuer des traditions profondément ancrées à l'occasion du mois sacré.