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Le Maroc entre le marteau des prix et l'enclume de la compensation
Publié dans Aujourd'hui le Maroc le 13 - 05 - 2005

Le Maroc importe l'essentiel de ses besoins en produits énergétiques; il subit actuellement les contrecoups des caprices des cours internationaux du pétrole, qui flirtent depuis plusieurs semaines avec les 50 dollars le baril, alors que la loi de Finances 2005 a été élaborée sur la base de 35 dollars le baril.
La facture pétrolière du Maroc n'a pas cessé de s'alourdir ces dernières années, passant de 9,22 milliards de dirhams en 2003 à 14,5 milliards en 2004, soit une progression de 57,7%. Elle a atteint quelque 4 milliards rien que durant les trois premiers mois de l'année en cours, un chiffre en hausse de 51% par rapport à la période correspondante de 2004. Durant le premier trimestre 2005, le prix de la tonne importée a augmenté de 19,3%, passant de 1.999 à 2.384 DH, selon des chiffres de l'Office des changes.
Les répercussions de cette flambée des cours sur l'économie nationale préoccupent aussi bien les autorités publiques que les opérateurs économiques et les représentants de la nation, qui ont multiplié les sorties ces derniers jours sur les moyens de faire face à cette hausse, qui n'a que trop duré. C'est dans ce cadre que le Premier ministre, M. Driss Jettou a mis en place une commission interministérielle, qui suit de près les derniers développements du marché pétrolier international et se penche sur l'évaluation de l'impact de cette envolée des cours sur l'économie nationale et sur la Caisse de compensation, qui supporte la totalité de cette hausse. De l'avis de responsables, cette Caisse ne pourra pas supporter indéfiniment la forte pression de la hausse des cours du pétrole. "Malheureusement, on ne peut pas aller plus loin, parce que nous n'avons pas constaté que les prix du baril vont baisser", avait notamment déclaré, vendredi dernier à la presse, le ministre délégué chargé des Affaires économiques et générales, M. Rachid Talbi Alami. Le ministre des Finances et de la Privatisation, M. Fathallah Oualalou, s'est voulu cependant rassurant mardi devant la Chambre des conseillers, en indiquant que "le gouvernement n'a pas encore décidé d'augmenter les prix des produits pétroliers" alors même que les chiffres annoncés sur le déficit de la Caisse de compensation montrent l'existence de limites en la matière.
Le déficit de la caisse de compensation dû à ces hausses, qui avait atteint 2,2 milliards de dirhams en 2004, pourrait avoisiner les 5,2 milliards DH à la fin de l'année en cours, a indiqué M. Oualalou, rappelant que la loi marocaine prévoit, depuis 1995, une augmentation des prix tous les quinze jours en cas de hausse des cours du pétrole au niveau international. "Le Maroc maîtrise jusqu'ici la situation" malgré le fait que les données internationales à ce sujet ne dépendent pas de sa volonté comme c'est le cas pour plusieurs autres pays, a-t-il souligné, ajoutant que le gouvernement suit la situation en permanence et qu'il convient de rester vigilant pour éviter de se retrouver devant une situation délicate, car si le déficit persiste, nous serons dans l'obligation de contracter des dettes que le citoyen et l'entreprise devront finalement rembourser. Pour plusieurs observateurs, les pouvoirs publics restent surtout préoccupés par les effets collatéraux de la hausse des prix des produits pétroliers, qui sont difficilement supportables par toute la sphère de la production. Les professionnels du secteur, représentées au sein de la Fédération de l'énergie, appellent, pour leur part, à une augmentation progressive des prix à la pompe, se disant convaincus que le déficit de la Caisse de compensation est appelé à se creuser davantage, si les décisions d'ajustement des prix ne sont pas opérées rapidement afin de neutraliser le déficit structurel. "Il faut que l'on s'habitue à l'idée que le pétrole est de plus en plus rare et donc un produit de plus en plus cher", a indiqué le président de la Fédération, M. Abdellah Alaoui, qui appelle à la maîtrise de la demande future de l'énergie et des conditions d'approvisionnement.
En attendant une décision éventuelle du gouvernement, le Maroc se trouve ballotté entre le marteau de la hausse des prix et l'enclume de la compensation, les prix du pétrole sur le marché international continuant à flamber pour dépasser, mardi à New York et à Londres, les 52 dollars le baril, après avoir atteint un pic de 55 dollars le baril, il y a quelques semaines.
• Mohammed Réda Braim (MAP)


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