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Salon du cheval, l'héritage chevaleresque marocain renouvelé
Publié dans Aujourd'hui le Maroc le 21 - 10 - 2022

L'événement est devenu une locomotive au fil des années pour la filière équine
Le cheval a toujours eu une place importante dans le patrimoine culturel marocain. Le retour du Salon du cheval d'El Jadida pour une nouvelle édition témoigne de l'intérêt porté par les Marocains et le Maroc à ce symbole identitaire. Si le cheval reflète une valeur symbolique et morale, il est également une pièce maîtresse dans le développement du milieu rural dans le pays. La filière équine a pu revenir sur le devant de la scène grâce au Salon. Derrière cet événement se trouve bien évidemment une association qui a pour but de promouvoir les activités et les filières équestres. Créée le 20 mai 2008 sur Hautes instructions royales, l'Association du Salon du cheval est régie par les dispositions du Dahir N°1-58-376 du 3 Joumada I 1378 (15 novembre 1958) réglementant le droit d'association, tel qu'il a été modifié et complété par le Dahir portant loi N°1-73-288 du 6 Rabie I 1393 (14 avril 1973).
Reconnue d'utilité publique en 2010 par le décret N°2-10-505, l'association est présidée par Charif Moulay Abdallah Alaoui. Elle a pour missions d'organiser le Salon du cheval d'El Jadida; d'œuvrer à l'instauration de canaux de coopération, d'association et de communication avec les institutions gouvernementales, le secteur privé, la société civile et les salons similaires au Maroc et à l'étranger. L'association vise également à encourager toute activité visant le développement et la promotion de la filière équine pour en particulier le développement socio-économique du monde rural ainsi que la mise en valeur du riche patrimoine culturel national lié au cheval ainsi que les traditions équestres du Royaume. Il est question aussi d'encourager le développement des métiers du cheval. Plus d'une décennie après la première édition du Salon du cheval, la filière équine a pu prendre un nouvel élan. C'est sous l'égide du ministère de l'agriculture et de la pêche maritime qu'une Stratégie nationale pour la filière équine a été annoncée, en octobre 2011, en marge du Salon du cheval d'El Jadida.
L'ambition principale est de mettre en valeur le patrimoine cheval marocain et de faire de la filière un levier de développement économique et social. La mise en œuvre de cette stratégie a été confiée à la Sorec. D'autres acteurs clés de l'écosystème cheval contribuent activement à la réussite de cette ambition. Parmi les principaux objectifs de la Stratégie nationale de la filière équine, il y a notamment la démocratisation de l'accès au cheval, la professionnalisation et la responsabilisation des acteurs privés. Il s'agit, en outre, d'enrichir l'offre d'événements équestres et de préserver la population équine.
La stratégie se décline en plusieurs axes, notamment le développement des utilisations du cheval à travers les arts équestres anciens et populaires : Tbourida, les sports équestres (saut d'obstacles, endurance, trek, etc.), les arts équestres modernes (dressage, voltige liberté), le tourisme équestre, l'équithérapie, le développement des courses hippiques marocaines ainsi que la sauvegarde et la promotion du cheval-barbe, emblème équin du Maroc. L'élevage, tel qu'encouragé actuellement par les haras nationaux, est constitué des races principales comme le pur-sang arabe, le pur-sang anglais, l'anglo-arabe, le barbe et l'arabe-barbe.
Selon les responsables, l'ambition, mise en œuvre par l'action des 5 haras nationaux, est de produire des chevaux de qualité et d'améliorer les races équines en s'appuyant sur les dernières techniques de génétique et de biologie animale. Les haras nationaux travaillent aussi à former, à diffuser et à promouvoir les techniques modernes d'élevage et les bonnes pratiques, respectueuses du bien-être des chevaux. Par ailleurs, plusieurs mesures incitatives, en faveur des éleveurs (primes aux naisseurs, aides aux importations de poulinières de qualité, etc.), existent et visent à encourager le développement d'un élevage équin de qualité au Maroc.
Les haras s'appuient sur un réseau de plus de 50 stations de monte, qui couvrent tout le territoire marocain et permettent aux éleveurs d'avoir accès à une offre similaire à celle des haras nationaux, au plus près de leurs écuries. Une médecine équine de pointe et en constante amélioration y est proposée par la Sorec et ses partenaires : l'Institut agronomique et vétérinaire Hassan II, la nouvelle clinique équine et les vétérinaires privés. L'objectif est d'assurer le meilleur service aux éleveurs pendant la saison de monte et de réaliser un suivi régulier et sensibiliser aux bonnes pratiques durant toute l'année. Depuis le lancement de la stratégie, la filière équine a connu une évolution très positive et les différents acteurs du monde du cheval travaillent à pérenniser ce développement et à renforcer le lien des Marocains avec le cheval.


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