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Irak : Bush fait son mea culpa
Publié dans Aujourd'hui le Maroc le 16 - 12 - 2005

Le président George W. Bush a admis, mercredi, que les Américains avaient commis des «erreurs tactiques» en Irak, mais a affirmé que la décision d'attaquer Saddam Hussein était juste.
Le président américaine George W.Bush persiste et signe. Dans un récent discours, le président assume la responsabilité de l'entrée en guerre contre l'Irak, même s'il reconnaît que sa décision a été prise sur la base d'informations erronées des services de renseignement américains. Il a ainsi admis que les Américains avaient commis des «erreurs tactiques» en Irak tout en affirmant que la décision d'attaquer Saddam Hussein était juste.
«Il ne fait pas de doute que nous avons commis, disons, des erreurs tactiques» a-t-il déclaré.
«Il est vrai que nombre des informations des services de renseignement se sont révélées erronées. En tant que président, je suis responsable de la décision d'aller en Irak», a souligné le chef de la Maison Blanche.
«Et je suis aussi responsable de corriger ce qui s'est mal passé en réformant nos capacités de renseignement. Et c'est exactement ce que nous faisons», a ajouté le président américain.
Cependant, George W.Bush a estimé que renverser Saddam Hussein n'était pas une mauvaise idée. «Ma décision de renverser Saddam Hussein était la bonne décision. Saddam était une menace, et le peuple américain et le monde vont mieux depuis qu'il n'est plus au pouvoir», a-t-il martelé.
«Nous sommes en Irak aujourd'hui parce que notre but va au-delà du renversement d'un dictateur brutal», a expliqué George W. Bush. «C'est de laisser à sa place un Irak libre et démocratique».
«Nous ne pouvons pas quitter et nous ne quitterons pas l'Irak tant que la victoire ne sera pas acquise», a-t-il ajouté. Avant de donner sa signification de la victoire : «la victoire sera atteinte lorsque certains objectifs seront atteints : lorsque les terroristes et les pro-Saddam ne pourront plus menacer la démocratie irakienne, lorsque les forces de sécurité irakiennes pourront, elles-mêmes, protéger leur peuple et lorsque l'Irak n'abritera plus de terroristes préparant des attaques contre notre pays». Pour lui, «ces objectifs, et non les calendriers fixés par des politiciens à Washington, détermineront le niveau de nos forces en Irak».
Le Washington Post estime que ce discours ainsi que les récentes sorties médiatiques du Bush déterminent l'effort du président à vouloir remodeler le débat sur la guerre en Irak en présentant une image plus sobre de la situation tout en affirmant que la situation en Irak s'améliore et que les Irakiens sont sur le point d'élire les membres du Parlement.
D'après un sondage NBC/Wall Street Journal publié mercredi soir, la campagne d'explications du président George W. Bush sur la guerre en Irak semble avoir porté ses fruits. L'érosion régulière de sa cote de popularité depuis plusieurs mois a pris fin.
Selon cette étude d'opinion, la popularité de M.Bush est remontée d'un point par rapport au mois dernier. 39% des personnes interrogées approuvant sa gestion contre 38% le mois dernier. Mais une majorité d'Américains, 55% gardent toujours une image négative de leur président.
En revanche, la popularité des parlementaires est encore plus mauvaise. 60% des personnes interrogées ont mauvaise opinion du Congrès à majorité républicaine, 25% seulement s'en disent satisfaits.
Cela s'explique par la série de scandales dont fait l'objet plusieurs personnalités républicaines. L'affaire Plame et l'inculpation de Tom Delay et de Bill Frist, deux leaders de la majorité républicaine à la Chambre et au Sénat, ont porté des coups durs au camp républicain qui se dégrade petit à petit.


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