Sahara marocain. Les Etats-Unis réaffirment leur "reconnaissance de la souveraineté du Maroc sur le Sahara"    Le Maroc réitère son soutien à la stabilité, à la souveraineté et à l'unité nationale du Mali    Les Etats-Unis remercient Sa Majesté le Roi pour la Vision et le Leadership qui propulsent le partenariat de 250 ans vers de nouveaux sommets    Las Palmas : Les Chambres de commerce de Souss-Massa et Gran Canaria consolident leur partenariat    Holmarcom signe un accord pour l'acquisition des parts de BNP Paribas dans la BMCI    Attijariwafa bank transforme le transfert de scolarité pour une expérience simplifiée, digitale et sécurisée    Intelcia : Le management prend le contrôle à 100 % du groupe    Dari Couspate primée au Salon International de l'Agriculture au Maroc 2026    Mali : L'armée neutralise plus de 200 terroristes    Donald Trump presse l'Iran d'accélérer les négociations sur fond de tensions persistantes    Football féminin : la CAF lance les qualifications pour Los Angeles 2028    Le Ghana, hôte de la CAN U20 2027    Duathlon de Rabat 2026 : Une première étape relevée confirmant la compétence marocaine    Risques psychosociaux au travail : 840.000 morts par an dans le monde, alerte l'OIT    Psychologues : vers un encadrement légal    Tata: Plus de 9 MDH pour renforcer les infrastructures routières    Cap-Vert 2028 : l'archipel devient la vitrine culturelle de l'Afrique    Coopératives féminines : une cartographie des structures d'appui en préparation dans trois régions    La Chine annonce une exonération douanière couvrant l'ensemble de ses partenaires en Afrique    PSG : Achraf Hakimi incertain pour le retour face au Bayern Munich en LdC    Lions de l'Atlas : Ouahbi prépare un nouveau coup avec Ayoube Amaimouni ?    Algérie : un troisième ex-rival de Fouzi Lekjaa placé en détention provisoire    Mondial 2026 : Nayef Aguerd face au plus grand défi de sa carrière    Tensions violentes dans les camps de Tindouf : affrontements entre deux familles font plusieurs blessés    Moov Africa : un levier de croissance pour Maroc Telecom    Financement libyen : Nicolas Sarkozy rejette les affirmations de Guéant    Tinduf: Los enfrentamientos en el campamento de Smara dejan heridos y daños materiales    Maroc : Une nouvelle espèce de titanosaure découverte à Khouribga    Projet de dessalement à Tanger : l'ONEE lance la procédure de sélection d'un consultant    El Jadida : Célébration du centenaire de la naissance de Driss Chraïbi    Au SIEL 2026, le CCME se veut un «carrefour des voix marocaines du monde»    Gaza. Washington salue l'engagement concret du Maroc pour la stabilité    Agadir : la police rétablit la vérité sur la vidéo de Tadart    Les températures attendues ce mercredi 29 avril 2026    Le temps qu'il fera ce mercredi 29 avril 2026    Reçu par le président algérien, Landau souhaite la résolution du conflit du Sahara    Mondial 2026 : La FIFA sanctionnera automatiquement toute sortie du terrain par des cartons rouges    Maroc–Allemagne : une visite stratégique pour accélérer le partenariat économique    L'Académie du Royaume du Maroc rend hommage au grand penseur africain Valentin Yves Mudimbe    Pétrole : Les Emirats arabes unis se retirent de l'Opep le 1er mai    CPS de l'UA : Le Maroc réaffirme sa solidarité agissante et constante avec le Mali    Visite du commandant de l'AFRICOM en Algérie : un message américain ferme au régime de Tebboune et Chengriha pour cesser de déstabiliser le Sahel    Burundi : Ndayishimiye en route vers un second mandat    Balaoui s'entretient avec le Procureur général de la République d'Azerbaïdjan    Casablanca 1996 : le concert fantôme de Michael Jackson    Mawazine 2026 : le rappeur français Ninho ouvrira le bal de la 21ème édition    Madagascar. M'barek Bouhchichi expose "Les mains des poètes" à la Fondation H    Mawazine sous le feu des critiques après l'annonce de Hassan Shakosh    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.



Ahwach : à la recherche des rythmes perdus
Publié dans Aujourd'hui le Maroc le 11 - 09 - 2006

Le deuxième festival d'Ahwach de Ouarzazate s'est achevé hier. En plus des spectacles animés par les vingt-quatre troupes programmées, le débat autour de l'authenticité de cet art ancestral a rassemblé plusieurs chercheurs de la région.
Le rideau est tombé hier sur la deuxième édition du festival d'Ahwach de Ouarzazate. Une soirée après l'autre, les vingt-quatre troupes participantes de différentes régions de Ouarzazate se sont succédé sur les diverses places de la ville.
Outre le village d'Ahwach où les artistes ont fusionné avec la population, la place de Kasbah Taourirt a été pendant trois jours le havre de la symphonie d'Ahwach, mise en scène par Abbas Forak, directeur artistique du festival.
Le public est venu en masse pour découvrir les plateaux artistiques de toutes les troupes participantes.
«Le premier jour on a pu recenser près de 14.000 personnes, le jour suivant le chiffre a doublé, il aurait même atteint environ 25.000 spectateurs», déclare Mohamed Said Mrani, le directeur du festival.
Parés de leurs plus beaux atours, les artistes invités, des hommes et des femmes venus de Taroudant, d'Immintanoute, de Chichaoua, se sont succédé sur scène. Ils se sont tenus debout, solennellement, sur des tapis couleur locale, plus particulièrement ceux de Tazenakht et ont enchanté le public.
Les artistes en question, parmi lesquels Ahwach Asska Aoulouz ou encore Ahwach Aglagal Taliouine, ont dialogué avec le public chacun à sa manière. Selon des spécialistes du patrimoine d'Ahwach, il existe près d'une soixantaine de troupes et une dizaine de rythmes dans Ahwach. Ahwach ? Ce terme provient de l'amazigh «Hawch», qui signifie dans certaines régions «danser» et dans d'autres «patio». Pour le chercheur Ahmed Drissi, ce mot signifierait plutôt «mur de pierre» et il aurait connu une déviation jusqu'à désigner cette danse accompagnée de chants qu'on retrouve uniquement dans la région du Haut et de l'Anti-Atlas.
A l'origine, les danseurs et les chanteurs d'Ahwach formaient trois rondes composées d'hommes et de femmes selon les régions.
La première est nommée Assenker ou Assenkhilef. «Cet attroupement regroupe les maîtres qui donnent le coup d'envoi du dialogue appelé communément le Msaq», explique Mohamed Tassetift, directeur de l'association locale «La Kasbah».
Les musiciens de cette première ronde lancent le rythme d'une manière lente. La réponse à ce dialogue est intitulée «Assegligel». Durant cette phase, le rythme devient de plus en plus aigu et l'action peut durer jusqu'à 15 minutes. «Ici le rythme se stabilise pour préparer sa montée crescendo, c'est le summum d'Ahwach», souligne Ahmed Assid chercheur à l'IRCAM. Enfin, sur la troisième rangée appelée «Nker», les musiciens munis de leur instrument à percussion, la Ganga, font la basse. Tout ce dispositif qui fait partie de la tradition d'Ahwach a de nos jours connu nombre de changements. D'où la peur que cet art ne perde de sa teneur et qu'il disparaisse à jamais. «Il y a des rythmes en voie de disparition, et même certains qui ne sont plus joués, faute de connaissance et de formation chez la nouvelle génération», se désole Mohamed Tassetift. Ce dernier cite quelques rythmes des plus connus et des plus prestigieux dont «Adrar», «Asegligel» et «Aferdi». Et d'ajouter : «Il n'y a plus d'artistes qui maîtrisent ce rythme».
Autre rituel d'Ahwach qui n'est plus de coutume aujourd'hui, il s'agit de «Dart», qui relève de la tradition soufie. Les chioukhs d'Ahwach se déplaçaient sur plusieurs kilomètres pour aller visiter un village à l'occasion d'une cérémonie religieuse. «La dernière fois où s'est joué Dart, c'était en 1968 lorsque les notables de Ouarzazate ont appris qu'un fquih s'était réveillé d'un coma suite à une hypoglycémie».
Ahwach, c'est donc un merveilleux patrimoine de légendes et un authentique art de vivre que les intellectuels de la région ont peur de perdre et dont ils ne cessent de réclamer la préservation.
En donnant à ces troupes l'occasion de faire revivre sur scène tout ce patrimoine, le festival vient apaiser les inquiétudes des passionnés d'Ahwach et leur donner des raisons de croire en la vitalité de ce pan de notre civilisation.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.