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Nicolas Sarkozy accusé de «cajoler» les sectes
Publié dans Aujourd'hui le Maroc le 22 - 02 - 2008

Tout a commencé par une interview de la directrice de cabinet de Nicolas Sarkozy, Emmanuelle Mignon, au magazine «VSD» dans la quelle elle commence par dire que «les sectes sont un non problème en France
C'est presque devenu une marque de fabrique du style Sarkozy. A chaque jour son lot de polémique et de scandales qui font débat. Avant-hier, les remises en cause de la laïcité à la française parviennent presque à créer un front républicain contre le locataire de l'Elysée, hier le débat sur la manière d'enseigner la mémoire de la Shoah sort les autorités morales, religieuses et politiques de leurs gongs. Aujourd'hui , le débat sur les sectes finit par assombrir le tableau.
Tout a commencé par une interview de la directrice de cabinet de Nicolas Sarkozy, Emmanuelle Mignon au magazine « VSD » dans laquelle elle commence par dire que «les sectes sont un non problème en France» et trouver «scandaleuse» «la liste établie en 1995» par une commission parlementaire. Et d'assener que «la lutte contre les sectes a longtemps permis de dissimuler les vrais sujets». Commentant le statut de l'église de la scientologie, Emmanuelle Mignon ouvre une brèche : «Ou bien c'est une dangereuse organisation et on l'interdit, ou alors ils ne représentent pas de menaces particulières pour l'ordre public et ils ont le droit d'exister en paix». Ces propos ont déclenché une grande polémique au sein de la classe politique française. Sentant la tempête se lever , Emmanuelle Mignon s'est fendue d'un démenti : «Je n'ai jamais tenu les propos qui me sont prêtés par l'hebdomadaire VSD» et dément formellement avoir attaqué le rôle de la mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires. Dans une interview au «Figaro», Emmanuelle Mignon confirme sa bienveillance à l'égard de l'église de scientologie : «Je ne connais pas précisément le dossier de la Scientologie mais si ce mouvement ne crée pas de trouble à l'ordre public et s'il n'est pas à l'origine d'abus de faiblesse de gens, notre législation ne permet pas de l'interdire. Cette polémique, qui naît aujourd'hui, prospère avec le débat lancé plus tôt par Nicolas Sarkozy sur la laïcité et la religion». Ces démentis n'ont pas suffi à clamer les esprits. Deux rappels se ont imposés comme deux indicateurs majeurs pour éclairer ses positions.
Le premier est qu'en 2004, alors qu'il n'était que ministre des Finances, Nicolas Sarkozy avait reçu en grande pompe, à Bercy, l'acteur américain Tom Cruise, l'emblème mondial de l'église de scientologie. Cette photo avait déchaîné de vives critiques à l'époque. Le second rappel tourne autour des déclarations récente de la ministre de l'Intérieur et du Culte, Michelle Alliot Marie qui confiait son envie de «décomplexer la lutte des dérives sectaires» et «assurer la liberté des croyances».
La levée de boucliers fut à la hauteur des enjeux. D'abord dans le camp présidentiel. Jean-Pierre Raffarin qui cible le manque de savoir-faire des proche du président : «S'exprimer, c'est un métier, on ne passe pas de l'ombre à la lumière sans éclat et donc ce genre de polémique on s'en passerait surtout en période électorale (…) Les sectes sont un phénomène préoccupant en France comme en Europe et il faut traiter ce sujet avec gravité».
Un autre député UMP, Alain Gest, connu pour son implication dans la lutte contre les sectes reproche à l'Elysée de tomber dans le piège des sectes. Selon lui, l'approche d'Emmanuelle Mignon «c'est une fois de plus commettre l'erreur, en parlant de liberté de conscience, de rapprocher sectes et religions… comme le souhaitent les mouvements sectaires les plus connus». Les socialistes se sont saisi de l'affaire pour mieux enfoncer Nicolas Sarkozy. Après avoir jugé «totalement irresponsables» les déclarations d'Emmanuelle Mignon, Ségolène Royal s'est interrogé «Quelle est la légitimité des ses propos ? (…) On ne sait plus qui gouverne, est-ce-que ce sont les conseillers, les ministres (..) Il faut en revenir aux choses sérieuses, il est temps que l'ordre républicain revienne».
Julien Dray, le porte parole du Parti socialiste, candidat déclaré à la succession de François Hollande, menace d'organiser des manifestations de protestations pour défendre la laïcité : «L'ensemble du camp laïc va devoir descendre dans la rue dans les mois à venir». Mais de tous les détracteurs de Nicolas Sarkozy sur le sujet, le président du MoDem François Bayrou allie hargne et pertinence : «Aujourd'hui, il y a un pas de plus : une des plus proches du président de la république évoque officiellement une réhabilitation de la scientologie (..) Je suis de ceux qui, depuis des mois, se sont inquiétés de la mise en cause des principes républicains français, notamment autour de la laïcité».


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