Mobilité électrique : Gitex Africa expose les dernières technologies    Fertilizantes: Con la crisis en Oriente Medio, la India aumentará sus importaciones desde Marruecos    European Commission clarifies Western Sahara exports to EU markets    Taroudant : vol avec violence mortelle, un individu interpellé    Abdoulaye Fall : « Rendre la Coupe ? On va se conformer »    CAN 2025. La FRMF insiste sur le respect des règles    EdF : Deschamps entretient le flou autour d'Ayyoub Bouaddi absent de la liste du Maroc    Holmarcom et Adam Foods concluent un accord pour donner un nouvel élan à Biscoland    Commerce mondial : la croissance attendue en recul, sous la menace du conflit au Moyen-Orient    Motsepe défend l'indépendance de la justice de la CAF    Biochimie et nutrition : un symposium d'envergure internationale prévu à Casablanca    «Porte Bagage» triomphe à Bergamo et consacre une nouvelle voix du cinéma marocain    Ouahbi names 28-man Morocco squad for Ecuador, Paraguay friendlies    Les classements FIFA désormais actualisés en direct pendant les matchs    Produits du Sahara : Bruxelles précise le poids réel des exportations vers l'UE    Séisme d'Al Haouz : Aziz Akhannouch accélère la reconstruction    ONDA: Marrakech-Ménara sacré meilleur aéroport régional d'Afrique    Virgin Limited Edition to open new luxury hotel in Marrakech in 2027    Lions de l'Atlas : Mohamed Ouahbi dévoile sa première liste sans Ziyech et avec Issa Diop    Edito. Bonheur imparfait    Marsa Maroc : solides performances, un chiffre d'affaires consolidé de 5,78 milliards de DH    AEGIS Ventures accélère sa stratégie au Maroc avec l'intégration de SEKERA    Bourse de Casablanca : ouverture dans le rouge    Les Etats-Unis annoncent des mesures visant à faciliter le commerce de pétrole    Guerre au MO : des raffineries touchées en Arabie saoudite et au Koweït    Al Arjat 1 réfute les accusations de "Le Monde" sur les conditions de détention de Ibtissam Lachgar    Produits du Sahara : Au Parlement européen, l'UE défend l'étiquetage convenu avec le Maroc    Carte de l'artiste : les demandes déposées jusqu'au 31 décembre 2025 examinées    Guerre au Moyen-Orient: Ryad et Doha ciblés par une riposte iranienne    Congo-Brazzaville. Victoire de Sassou N'Guesso dès le premier tour    Séisme d'Al Haouz : Plus de 54.000 logements déjà reconstruits    CAN-2025: La FRMF salue la décision rendue par le Jury d'Appel    UNESCO : Medellín, en Colombie, désignée Capitale mondiale du livre 2027    FESMA 2026 : Lomé au cœur des saveurs africaines    Espagne : la poussée des droites fragilise la coalition Sanchez et préoccupe le Maroc et les MRE    Quand tombe l'Aïd al-Fitr ? Le ministère des Habous dévoile la date de l'observation du croissant de Chawwal    Le PAM critique l'aide exceptionnelle aux transporteurs : « Chaque décision doit profiter au citoyen »    Jeunes : le Maroc organise le Forum sur l'impact des réseaux sociaux    Alerte météo : averses orageuses et fortes rafales de vent mercredi et jeudi    G100 : la directrice du CNRST nommée Morocco Country Chair pour le pôle Universités et Thought Leadership    Enfant enlevé et torturé à Tindouf: des ONG saisissent le Conseil des droits de l'homme    CAF/CAN 2025 : l'ambassade du Maroc à Dakar appelle à la retenue    Alboran Sea: A 4.9 magnitude earthquake felt in Morocco    L'armée espagnole renforce sa présence à Ceuta pour se préparer aux «menaces» marocaines    Film : Rire, couple et quiproquos au cœur d'une comédie marocaine    Deux générations du gospel nigérian réunies dans un nouveau single    Berklee at Gnaoua and World Music Festival : Les candidatures à la 3e édition sont ouvertes    Oscars 2026 : « One Battle After Another » et «Sinners» dominent la cérémonie    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.



Le Code du travail à la loupe
Publié dans Aujourd'hui le Maroc le 12 - 01 - 2004

Paru au Bulletin officiel de décembre 2003, le nouveau Code du travail entrera en vigueur en juin 2004. Ce texte apporte plusieurs nouveautés, dont l'élargissement du champ d'application de la loi à d'autres branches d'activité non couvertes par la législation. Mais des inquiétudes, relatives notamment à la souplesse des contrats de travail et aux indemnités de licenciements, se font d'ores et déjà sentir.
Jeudi 8 janvier, au siège de la Chambre française de commerce et d'industrie à Casablanca. Il est 18h30, la salle de conférence de cet organisme, plutôt exiguë et ne supportant pas plus de 200 personnes à tout casser, est comble. Les organisateurs ont même dû la réaménager. Quelque 300 individus étaient déjà en place. L'audience est particulièrement animée. L'événement est de taille. Il s'agit des « apports du code du travail ». Un code qui a mis une vingtaine d'années à voir le jour, et qui a fait l'objet de la sortie tant attendue de Mustapha Mansouri, ministre de l'Emploi, des Affaires sociales et de la Solidarité. Une sortie qui valait le détour. Ne serait ce que pour savoir que la date d'entrée en vigueur du nouveau code du travail, paru dans le Bulletin officiel en décembre, est désormais fixée : le 7 juin 2004. Un code qui, malgré les travaux qui ont mené à sa sortie et les innombrables séances de consultations entre gouvernement, patronat et partenaires sociaux dont il a fait l'objet, suscite et suscitera encore un débat qui s'annonce houleux, surtout après son adoption. D'ailleurs, l'audience a été prévenue d'entrée quant à toute lecture au premier degré du code. Même si la présentation qui a suivi en est restée aux grandes lignes, vu l'ampleur du thème et les multiples dimensions auxquelles il renvoie.
Présentant le nouveau code comme étant « un instrument de protection des travailleurs et de modernisation des relations professionnelles et un outil garantissant une gestion efficace de l'entreprise », M. Mansouri a surtout insisté sur une nouveauté apportée par ce code. Il s'agit de l'élargissement du champ d'application de la loi à d'autres branches d'activité non couvertes par la législation. La nouvelle loi s'étend en effet à toutes les personnes liées par un contrat de travail hormis le personnel de certaines entreprises. Il s'agit des entreprises et établissements publics, des entreprises minières, de l'industrie cinématographique, des journalistes professionnels, des marins et des concierges des immeubles d'habitation. « Dans le souci de garantir l'égalité de chances et de traitement de tous les travailleurs, il est stipulé que ces catégories doivent bénéficier de garanties au moins équivalentes à celles prévues par le code du travail », a néanmoins précisé le ministre.
A cela s'ajoutent bien d'autres dispositifs, censés réguler les rapports employeur-employés pour assurer la paix sociale, moderniser l'environnement du travail, attirer davantage d'investisseurs et mettre le Maroc en phase avec les normes internationales en la matière.
Ceci, par le biais d'un meilleur encadrement des relations individuelles du travail, le réaménagement du régime des licenciements en vue de garantir à la fois les intérêts de l'entreprise et des salariés. L'employeur doit avancer un motif valable pour justifier un licenciement. Ces motifs peuvent être soit une faute professionnelle grave, soit une raison économique et technique. La révision du barème des indemnités de licenciements et le renforcement du droit de négociation ont également été renforcés.
Les conditions de travail des employés de maison et des salariés des secteurs à caractère traditionnel (épicier, mécanicien...) seront fixées par des lois spéciales qui tiendraient compte de la nature très spécifique de leurs relations de travail, a-t-il fait savoir, précisant que certaines catégories professionnelles peuvent être exclues du champ d'application de ce code tenant compte de certains critères, à savoir l'emploi -par une personne physique- d'un effectif ne dépassant pas cinq personnes et la justification d'un revenu annuel inférieur ou égal à cinq fois la tranche du revenu exonérée de l'IGR. Désormais, trois modes de recrutement sont possibles : un contrat de droit commun à durée indéterminée (CDI), un contrat d'exception à durée déterminée (CDD) et d'un contrat de travail temporaire.
En plus de l'amélioration de la protection de la femme au travail, ce nouveau code interdit notamment la discrimination dans le domaine de l'emploi et de la profession, et le travail des enfants (âge d'admission à l'emploi fixé à 15 ans). Le code porte également sur le réaménagement et l'assouplissement du temps du travail, qui va passer de 48H à 44H par semaine, ainsi que sur l'institutionnalisation de la procédure de règlement des conflits collectifs du travail.
Ainsi présenté, le nouveau code du travail semble faire office d'un véritable livre blanc qui va changer, à jamais, l'environnement du travail au Maroc. Mais des questions restent à poser.
A commencer par la souplesse des contrats de travail et les risques d'amplifier davantage la précarité de l'emploi au pays. Plusieurs problèmes risquent dans ce sens d'être soulevés, notamment en matière de CDD dont les décrets d'application et d'organisation sont à paraître.
Le code du travail péche également par la complexité des procédures qu'il comprend. Ceci, sachant que le but initial de ce code était d'assurer l'harmonisation de la législation marocaine en matière de travail et de l'unifier.
Autre source d'inquiétudes, et non des moindres: les indemnités de licenciements. Si ces dernières ont été réglementées, il n'empêche qu'elles peuvent représenter un fardeau supplémentaire pour l'entreprise, voire un coût prohibitif.
Une entreprise donnée aurait à réfléchir à deux reprises avant que de procéder à un recrutement. Idem pour les investissements étrangers, dont l'une des motivations de l'intérêt vis-à-vis du Maroc reste le laxisme d'antan en matière des droits et obligations des travailleurs.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.