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Autrement : Les sifflets de la discorde
Publié dans Aujourd'hui le Maroc le 20 - 10 - 2008

En 1998, la victoire à la Coupe du monde de l'équipe française, grâce surtout au «Franco-Algérien» Zidane, a permis au pays entier de célébrer les enchantements d'une société diverse.
Depuis, force est de constater qu'il n'en est rien. Les stades de foot sont devenus les lieux qui révèlent les «mal-êtres» identitaires français. Des lieux où se manifestent bruyamment les conflits «inter-communautaires». Dernier épisode, les sifflets accompagnant «La Marseillaise» lors du match de football France-Tunisie, mardi 14 octobre. Des sifflets qui, en pleine crise financière mondiale, ont provoqué, en France, un tollé comme les politiques excellent à construire. Voulant dénoncer une offense faite à l'hymne national, par quelque centaines de supporters, supposés être tous Maghrébins, des personnages politiques français de premier plan se sont laissé aller à des propos aux limites du racisme. Ils ont ainsi évoqué la nécessité de traiter les publics indociles avec du produit dont on se sert pour déboucher des toilettes. Ils ont envisagé de ne plus faire jouer en région parisienne les matches impliquant des équipes du Maghreb...
L'incident du 14 octobre n'est pas le premier du genre. Il y a sept ans, le 6 octobre 2001, le premier France-Algérie de l'histoire tournait au fiasco. Le match fut interrompu après le sifflement de «La Marseillaise» et l'envahissement de la pelouse. En mai 2002, le président Jacques Chirac quittait précipitamment la tribune du Stade de France, lors d'un match Bastia-Lorient. C'est que les supporters corses s'étaient aussi mis à conspuer l'hymne national. Le 16 novembre 2007, voici moins d'un an, il y eut un concert de sifflets pendant que résonnait «La Marseillaise» en ouverture du match France-Maroc. Mais, curieusement, cela ne fit que quelques lignes dans les journaux et ne provoqua presque pas de réaction. Est-ce un moment où il n'y avait aucun bénéfice politique à récolter?
Les symboles d'une Nation doivent être respectés. Y compris lorsque leurs hymnes ont des paroles discutables (Le «Qu'un sang impur abreuve nos sillons» de «La Marseillaise» est difficilement tolérable, pour certains). Ces symboles sont, le plus souvent, liés à une histoire douloureuse, truffée de vies sacrifiées pour le combat de la liberté et de la dignité. Mais, l'importance donnée à ces sifflets n'est-elle pas démesurée ? Surtout par des acteurs et des médias beaucoup moins prompts à dénoncer des racismes autrement plus violents qui entachent des matches de foot ou autres? Les mêmes jeunes qui ont conspué l'hymne national seront peut-être, demain, ceux-là mêmes qui descendront l'Avenue des Champs-Elysées avec un drapeau français au lendemain d'une nouvelle victoire des «Bleus». «Moitié-français, moitié-maghrébins», nombre des jeunes, mis en cause, expriment davantage, par ces sifflets, leur incompréhension d'une République qui tarde à les intégrer. Ils n'ont pas, comme veulent le laisser entendre les pyromanes politiques, la haine de cette France qu'ils aiment profondément. A leur manière. Il est temps d'écouter le mot qui se cache derrière le sifflet.


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