Les tableaux des listes électorales générales mis à la disposition du public du 15 au 22 février    La Défense civile de Gaza annonce que des frappes israéliennes ont fait 12 morts    Wael Mohya, la pépite germano-marocaine poursuit son ascension    Région du Gharb : retour progressif des sinistrés après les inondations    39e Sommet de l'UA : le Maroc réaffirme son engagement pour l'action africaine commune    Listes électorales des Chambres professionnelles : tableaux définitifs consultables jusqu'au 23 février    Programme Daam Sakane : Un fort engouement auprès des Marocains du Monde    Larache : Mise en place d'un dispositif sanitaire renforcé suite aux inondations    Ksar El Kébir : début du retour des habitants dans des conditions sécurisées après les intempéries    Inondations : Premiers convois de retour des sinistrés de Ksar El Kebir    Medhi Benatia annonce son départ de l'Olympique de Marseille    Températures prévues pour le lundi 16 février 2026    Inundaciones: Primeros convoyes de regreso de los damnificados de Ksar El Kebir    Nayef Aguerd sonne l'alarme après un nouveau match frustrant de l'OM    L'Association du public de l'AS FAR rejette le stade olympique et exige le retour au Complexe Prince Moulay Abdellah    L'hommage d'Hervé Renard au Maroc : « La CAN a été sublime »    USA : paralysie budgétaire partielle au département de la Sécurité intérieure    Royaume-Uni: Propagation rapide de la rougeole dans plusieurs écoles de Londres    Belle semaine pour la Bourse de Casablanca    Le Canada annonce de nouvelles sanctions contre l'Iran    Tata: Réunion de suivi du programme de réhabilitation du bassin du Foum Zguid    Intempéries: la province de Sidi Slimane élabore un plan opérationnel intégré pour assurer le retour progressif des citoyens évacués    Gessime Yassine renverse le Vélodrome : « j'ai été intelligent »    Algérie : La «sélection de football» du Polisario contestée dans les camps de Tindouf    Inondations : Sidi Kacem organise le retour progressif des populations évacuées    CAN : la CAF aurait ordonné de ne pas sanctionner les joueurs sénégalais lors de la finale contre le Maroc    Fake news : Hicham Jerando piégé par une fausse source    Auto Hall renforce sa présence dans le Sud avec une nouvelle succursale à Laâyoune    Depuis une position de force, le Maroc mène la transformation historique de la région    Akhannouch: La troisième élection du Maroc au CPS de l'UA, un signe de confiance    Donald Trump évoque un « changement de pouvoir » en Iran    Ksar El Kebir : Début du retour des habitants de 17 quartiers évacués après les inondations    Inondations : Le ministère de l'Intérieur annonce la mise en œuvre imminente des mesures visant à garantir un retour sûr et progressif des populations des zones sinistrées    Inundaciones en Marruecos: luz verde progresiva para el regreso de los evacuados    « The Bare Bones Show » : Bryan Adams attendu à Rabat et Tanger pour deux concerts acoustiques    IDARATI x.0 : la future méta-application qui rapprochera citoyens et administration    Addis-Abeba: Le Maroc réitère son soutien au processus d'opérationnalisation de l'Agence Africaine du Médicament    Maroc-Equateur: la billetterie ouverte ce vendredi    Transport aérien : Emirates annonce la fin de ses liaisons avec Alger pour 2027    « Philosophies d'Afrique » : Rabat accueille la 11e édition des « Rendez-vous de la philosophie »    Khartoum retrouve sa place à l'IGAD    Cambridge restitue 116 trésors du Bénin au Nigeria    Le Marocain secouru par un navire écossais tentait de rallier Ceuta    Bryan Adams se produit au Maroc avec «The Bare Bones Show»    Ramadan sur Tamazight : La fiction et le documentaire s'invitent sur la chaîne amazighe    Info en images. UNESCO : «L'artisanat marocain» célébré à Paris comme patrimoine vivant «en mouvement»    Berlinale 2026 : Le cinéma marocain sous les projecteurs à l'European Film Market    Une chanteuse namibienne entre dans le catalogue mondial de Sony Music    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.



Coronavirus : l'Algérie traverse «une situation économique difficile et inédite»
Publié dans Barlamane le 10 - 08 - 2020

Le pays, qui subit de plein fouet les conséquences de l'épidémie et de la crise pétrolière, pourrait connaître une récession de 5,2 % en 2020.
Dépréciation du dinar, inflation, entreprises à l'arrêt, craintes de récession... L'économie algérienne subit de plein fouet les conséquences de l'épidémie liée au coronavirus, qui vient s'ajouter à la crise pétrolière. Et si rien n'est mis en œuvre, le recours à l'endettement extérieur deviendra inéluctable, préviennent des économistes.
L'Office national des statistiques (ONS) affiche des «chiffres alarmants», relève Mansour Kedidir, professeur associé à l'Ecole supérieure d'économie d'Oran. Il souligne une baisse du PIB de 3,9 % au premier trimestre et un taux de chômage qui pourrait atteindre 15 % en juillet, contre 11,4 % pour l'année 2019. Hors hydrocarbures, le PIB a baissé de 1,5 % au premier trimestre, contre une progression de 3,6 % pour la même période l'année précédente, selon l'ONS.
Certains secteurs comme les services et le fret sont à l'arrêt. D'autres ont vu leur activité ralentie, tandis que le secteur de la construction, pourvoyeur de main-d'œuvre, est paralysé depuis des mois. Le ministre des finances, Aymen Benabderrahmane, a évalué à près de 1 milliard d'euros les pertes des entreprises publiques avec la crise sanitaire. Celles du secteur privé n'ont pas encore été chiffrées. Mais de nombreux commerces, notamment les restaurants, les cafés ou les agences de voyages, risquent de déposer le bilan. Ils sont fermés depuis le 19 mars dans le cadre de la lutte contre la pandémie.
Sans réforme, le pays risque d'être «mis sous séquestre»
«L'Algérie fait face à une situation économique difficile et inédite en raison de plusieurs facteurs : la crise structurelle héritée de l'ère Bouteflika, la chute des cours des hydrocarbures et enfin la crise du coronavirus», a reconnu le premier ministre, Abdelaziz Djerad. Dépendante de la rente pétrolière, la première économie du Maghreb est très exposée aux fluctuations du prix du baril du fait de la faible diversification de son économie. Selon des prévisions du Fonds monétaire international (FMI), l'Algérie devrait connaître en 2020 une récession (– 5,2 %) et un déficit budgétaire parmi les plus élevés de la région.
Si aucune réforme n'est entreprise, «l'économie algérienne entrera irrémédiablement dans une récession et le recours à l'endettement extérieur sera inévitable», confirme M. Kedidir : «Le pays sera mis sous séquestre. La boîte de Pandore s'ouvrira et tous les démons sortiront de terre : les émeutes, l'irrédentisme et l'extrémisme religieux.»
Le président Abdelmadjid Tebboune a déjà exclu de contracter des prêts auprès du FMI et des organismes financiers internationaux, au nom de la «souveraineté nationale». L'Algérie garde un souvenir douloureux du recours au FMI, en 1994, et du plan d'ajustement structurel qui s'était notamment traduit par des fermetures d'entreprises et des privatisations.
Le budget de fonctionnement de l'Etat réduit de moitié
Mais le gouvernement algérien s'apprête à lancer un plan de relance économique. Début mai, il a décidé de réduire de moitié le budget de fonctionnement de l'Etat. La loi de finances complémentaire 2020 prévoit une baisse des recettes budgétaires à environ 38 milliards d'euros, contre 44 milliards dans la loi initiale. «Le niveau des réserves de change devrait reculer plus fortement que prévu d'ici à la fin 2020, pour atteindre 37,21 milliards d'euros, contre une prévision initiale de 43,44 milliards», estime l'économiste Abderahmane Mebtoul.
Des solutions pour éviter la récession existent, selon les experts, mais elles nécessitent des réformes drastiques. M. Kedidir préconise une baisse des taux d'intérêt, la captation de la masse monétaire circulant dans le secteur informel et un abattement de l'impôt en fonction du nombre d'emplois créés. Il recommande aussi le lancement de grands travaux, notamment le reboisement de la bande steppique est-ouest, la mise en exploitation des terres sahariennes ou encore le prolongement du chemin de fer vers le sud. Le tout en faisant appel à une main-d'œuvre locale qualifiée.
Tout en jugeant que les hydrocarbures resteront encore pour cinq à dix ans la principale ressource en devises du pays – sous réserve de la mise en place de nouvelles filières concurrentielles –, M. Mebtoul estime que le plan de sortie de crise doit reposer sur une nouvelle gouvernance nationale et locale. Selon l'économiste, cette gouvernance décentralisée pourrait être axée autour de cinq grands pôles économiques régionaux, «en impliquant élus, entreprises, banques, universités et société civile, afin de lutter contre une bureaucratie paralysante».


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.