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Afrique du Sud : déjà sous perfusion, l'économie s'effondre avec les retombées de la crise sanitaire
Publié dans Barlamane le 09 - 09 - 2020

Son produit intérieur brut (PIB) a dévissé de 51 % au deuxième trimestre par rapport à 2019. Un recul sans précédent.
L'économie sud-africaine, déjà en récession, a connu un recul sans précédent en raison de la crise sanitaire : le pays le plus industrialisé du continent a vu son produit intérieur brut (PIB) s'effondrer de 51 % au deuxième trimestre par rapport à 2019.
Ce recul sans précédent du PIB était anticipé en raison du strict confinement imposé dans le pays à partir du 27 mars afin de freiner la propagation du nouveau coronavirus, en limitant les déplacements de la population, mais au détriment de la plupart des activités économiques. Avec près de 640 000 cas et plus de 15 000 morts, l'Afrique du Sud est le pays du continent le plus durement frappé par le coronavirus.
Les chiffres publiés mardi 8 septembre par l'agence de statistiques du pays (StatsSA) reflètent «l'impact sévère» de la pandémie sur l'économie, a commenté le président Cyril Ramaphosa, qui s'est voulu très offensif face à cette aggravation du marasme.
«Nous exploiterons ce moment de crise pour construire une nouvelle économie, et déployer le vrai potentiel de l'Afrique du Sud», a affirmé le chef de l'Etat, en ajoutant que «c'est le moment d'agir rapidement et courageusement pour placer l'Afrique du Sud sur une trajectoire de croissance rapide».
Un repli du PIB de 16 %
La dégringolade de l'économie sud-africaine fait écho aux chiffres publiés ces dernières semaines par les poids lourds de l'économie mondiale. Sur un an, les Etats-Unis ont enregistré un repli de 32,9 % au deuxième trimestre et l'économie indienne s'est contractée de 23,9 %.
La seule exception est venue de la Chine, qui a échappé à la récession en enregistrant un rebond de 3,2 % de son PIB entre avril et juin, après qu'il eût chuté de 10 % au cours du premier trimestre.
Le Nigeria, grand rival économique de l'Afrique du Sud, semble également avoir un peu mieux résisté aux conséquences de la pandémie : au deuxième trimestre, son économie a reculé de 6,1 % en rythme annualisé.
Le repli du PIB sud-africain est plus modeste si on compare le second trimestre au premier, mais s'établit tout de même à «un peu plus de 16 %», précise StatsSA.
Le plongeon du PIB sud-africain est en grande partie imputé au fort recul des secteurs de la construction, de l'industrie manufacturière et de l'exploitation minière accusant une baisse d'activité de plus de 70 %.
Pire que lors de la crise de 2008
Quant à l'industrie du tourisme, «les dépenses dans les restaurants et les hôtels se sont presque intégralement taries et ont plongé de 99,9 %», a calculé l'institut de statistiques. Neuf des dix principaux secteurs économiques du pays se sont contractés, a résumé StatsSA.
Seule l'agriculture semble avoir tiré son épingle du jeu, à la faveur d'exportations de maïs en hausse et d'un accroissement de la demande extérieure pour les agrumes et les noix de pécan.
La reprise de l'activité pourrait prendre du temps en Afrique du Sud. L'économie sud-africaine était déjà en récession – sa deuxième en deux ans – lorsque l'épidémie s'est déclarée dans le pays. Elle avait reculé de 2 % au premier trimestre de cette année.
Avec le plongeon du deuxième trimestre, l'économie sud-africaine réalise une performance encore pire qu'il y a onze ans à l'époque du «ralentissement de 6,1 % enregistré sur un an au premier trimestre 2009 lors de la crise financière mondiale», a ajouté l'agence.
En juin, le ministre des finances Tito Mboweni avait prédit un recul de 7,2 % du PIB sur l'ensemble de l'année 2020, un record «en près de 90 ans» d'après le responsable. «Nous nous attendons à ce que le PIB se contracte de 8,1 % cette année», a pour sa part évalué mardi Sanisha Packirisamy, une économiste de Momentum Investments. Pour 2021, elle anticipe un «faible redressement» de 2 %.
L'Organisation des Nations unies prévoit de son côté une période d'environ cinq ans avant que le pays ne retrouve un niveau d'activité comparable à celui d'avant la pandémie.


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