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Des vérités sur Maâti Monjib 
Publié dans Barlamane le 01 - 01 - 2021

Le juge d'instruction de Rabat a décidé, mardi 29 décembre, de placer Maâti Monjib sous mandat de dépôt pour blanchiment de fonds. La première audience relative à son procès est fixée le 20 janvier 2021. Certains milieux connus pour leur hostilité au Maroc s'agitent et crient à l'injustice. L'homme, pourtant, est loin d'être un ange. Il est noyé dans des malversations financières jusqu'aux oreilles. Détails.
Tout d'abord, la poursuite en justice de Maâti Monjib pour blanchiment de fonds n'a aucune relation avec ses activités en tant que défenseur des droits de l'Homme, martèle, d'emblée une source proche de l'enquête. De même, le fait de prétendre être un défenseur des droits humains ou un journaliste ne saurait exonérer d'éventuelles poursuites judiciaires pour des actes étales constitutifs d'infractions au droit commun.
Les autorités compétentes mentionnent des irrégularités financières de Maâti Monjib dans sa gestion du Centre Ibnou Rochd d'études et de communication depuis 2015. Qu'est-ce qui est exactement reproché à Maâti Monjib ? Et pourquoi est-il convoqué par la justice ?
Soulignons dans ce cadre que la Brigade nationale de la police judiciaire (BNPJ) a ouvert une enquête en l'objet à l'encontre de Maâti Monjib, son épouse française Darde Christiane Emilie Anne Marie et sa sœur Fatima Monjib conformément aux instructions du parquet près le tribunal de première instance de Rabat. Et ce, à la suite d'une déclaration de suspicion émise par l'Unité de traitement du renseignement financier (UTRF), à l'encontre des mis en cause.
Cette déclaration de suspicion s'inscrit dans le cadre des missions habituelles de l'UTRF qui est chargée de coordonner l'action des autorités nationales en matière de lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme (LBC/FT) ainsi que les réseaux financiers clandestins afin de veiller à l'intégrité du système financier national. En effet, conformément à l'article 18 de la loi 43.05 relative à la lutte contre le blanchiment de capitaux, l'UTRF prépare des rapports liés au contrôle des transferts de fonds et les transmet au parquet général.
Selon les sources de Barlamane.com, cette déclaration de suspicion contenait des éléments susceptibles de constituer une infraction (blanchiment de capitaux). C'est ainsi que le parquet général a ordonné l'ouverture d'une enquête préliminaire par la BNPJ au sujet des sources et de la nature des transactions et transferts de fonds effectués par les mis en cause et la détermination de la source des biens immobiliers et leur relation avec d'autres actes criminels, considérés comme des crimes originels de blanchiment de capitaux.
A ce titre, un communiqué du parquet a été rendu public le 7 octobre dernier. Maâti Monjib a ainsi fait l'objet de convocations par les services de police concernés. Maati Monjib dispose ainsi de pas moins de huit comptes bancaires, dont deux courants au nom de la société « Ibnou Rochd des études et de la communication », ayant connu d'importants transferts douteux.
Il a usé de son droit à garder le silence, à chaque fois qu'il a été convoqué pour être auditionné par PV légal, notamment sur les transferts exorbitants qu'il recevait, ne correspondant nullement à ses émoluments en tant que professeur, tout en adoptant la même attitude sur les biens immobiliers enregistrés en son nom, à savoir huit terrains agricoles et deux appartements, affirment nos sources.
Quant à sa sœur Fatima Monjib, qui a été instrumentalisée par son frère comme couverture à l'effet de lui faciliter l'opération de blanchiment de capitaux, elle dispose de cinq comptes bancaires, ayant connu d'importants transferts de fonds, tout en étant propriétaire de cinq biens fonciers, dont trois appartements. Elle a, également, fait valoir son droit à garder le silence face aux questions des enquêteurs au sujet de ces importants transferts et de ces biens immobiliers, sachant bien qu'elle exerce comme simple employée dans un établissement de l'enseignement privé.
En ce qui concerne la ressortissante française Darde Christiane Emilie Anne Marie, épouse de Monjib, se trouvant hors du Royaume, elle dispose de deux comptes bancaires ouverts à la SGMB et deux autres à la BMCE. Par ailleurs, Maâti Monjib a recouru, à 16 reprises, à la souscription à des dépôts à terme (DAT) dans son propre compte bancaire, du 29 mai 2009 au 8 octobre 2015, lui ayant permis de dégager des bénéfices, dont certains ont été annulés avant terme par le sujet.
Edifiée sur les différents mouvements bancaires réalisés par sa sœur Fatima et les importants dépôts de fonds dans ses comptes de 2011 a 2020, totalisant la somme de 3 000 000 dirhams, en plus de deux appartements, d'une superficie de 70 m2 chacun, acquis au prix de 550 000 dirhams chacun, soit la somme de 1 100 000 dirhams, Malika Monjib, femme au foyer, autre sœur de Maati, a exprimé sa stupéfaction face à ces sommes exorbitantes. Elle a affirmé être totalement sûre que Fatima Monjib vit une situation précaire et qu'elle n'a aucune source matérielle, à part son travail en tant qu'éducatrice dans une crèche et des cours d'analphabétisme qu'elle prodigue épisodiquement dans les mosquées.
En outre, Mohammed El Guarni, représentant juridique du cabinet de travaux comptables et conseils juridiques et fiscaux « FIDUGAR SARL », assurant la comptabilité de la société « Centre Ibnou Rochd des études et de communication », a dénoncé aux enquêteurs le recours de Maâti Monjib à des pratiques frauduleuses afin de dissimuler des données susceptibles de dévoiler la réelle activité de sa société.
D'après lui, Maâti Monjib dissimulait des factures qu'il récupérait auprès de lui et procédait à la gestion excessive des dépenses de son centre à travers la caisse, procédé lui ayant permis d'inclure toutes les dépenses non justifiées dans les comptes de sa société, bien qu'elles n'aient aucun rapport avec le champ d'action de cette entreprise. Ce centre est ainsi une société-écran, dont l'unique objectif est de recevoir des fonds à partir de l'étranger et ce, à des fins indéterminés.
Le représentant juridique du cabinet de travaux comptables et conseils juridiques et fiscaux « FIDUGAR SARL » affirme n'avoir jamais reçu de son client des documents justifiant les retraits faits par ce dernier, que ce soit par chèques ou par guichets automatiques, ainsi que les transferts reçus par ce dernier à partir de l'étranger, sur les deux comptes bancaires, ouverts au nom du « Centre Ibnou Rochd des études et de communication », ayant atteint la somme globale de 4 737 881 dirhams (dont 1 424 096 dirhams à partir des Etats-Unis d'Amérique et 3 313 785 dirhams à partir de la Hollande), Precise-t-on de même source.
Par ailleurs, la soeur de Maâti Monjib dispose de plusieurs comptes bancaires ayant enregistré des mouvements, qui ne correspondent pas à son statut social, dans la mesure où elle avait déclaré, lors de son audition, qu'elle exerçait dans une école privée et dispensait des cours de soutien, sans évoquer sa qualité de gérante de société, mentionnée dans le statut du « Centre Ibnou Rochd des études et de communication ».
S'agissant de l'analyse financière opérée par l'UTRF sur le compte de Fatima Monjib, elle a permis de savoir qu'il a été crédité d'un montant global de 2 050 000 dirhams, soit 43,72% du total des opérations enregistrées, à la suite du dépôt d'un chèque d'une valeur de 1 000 000 dirhams et le transfert de la somme de 1 050 000 dirhams. On note également que Maâti Monjib, qui avait procédé à des transferts d'argent injustifiés, au profit de sa sœur et de son épouse, avait encaissé, entre le 1er janvier 2009 et le 20 octobre 2017, sur son compte (ouvert auprès de l'agence de la BMCE à Agdal à Rabat), la somme globale de 1 657 872 dirhams, versée en espèce et répartie sur plusieurs dépôts, ainsi que la somme globale en transferts de 1 866 130 dirhams. Des encaissements de chèques totalisant 478 950 dirhams sans conformité aucune avec le statut social du mis en cause ont été enregistrés.
Quant au patrimoine foncier enregistré au nom des frères Maâti et Fatima Monjib, ainsi que le recours de Maâti à des virements au profit de sa sœur, à partir de son compte ou celui du « Centre ibnou rochd des études et de communication », confirme sans équivoque, qu'il déploie celle-ci à mauvais escient, comme prête-nom pour le blanchiment des capitaux, précise-t-on.
Et de rappeler que Maâti Monjib a été convoqué devant le parquet général de Rabat le 29 décembre à partir de 09h00, mais qu'il a préféré de ne pas se présenter en optant de prendre son déjeuner le même jour dans un restaurant au quartier Hassan, en compagnie de ses amis. C'est ainsi qu'il a été interpellé par les services de police de Rabat, le même jour vers 15h00, dans un café du boulevard « Alaouiyines » à Hassan, sur instructions du procureur du roi près le tribunal de première instance de Rabat.
Cette autorité judiciaire l'a confié au juge d'instruction, qui a ordonné sa mise sous mandat de dépôt à la prison d' »El Arjate 1′′, où il a été soumis à une fouille, sous la supervision du directeur de ce pénitencier, conformément à la loi.
Maati Monjib qui a été soumis, également, à un examen médical à cette maison d'arrêt, a déclaré qu'il etait diabétique et souffrant d'une maladie cardiaque.
A noter que Maâti Monjib a été transféré à la prison « El Arjate 2 », où il a adressé une demande au directeur de ce pénitencier, sollicitant son placement dans une cellule individuelle. Il bénéficie de toutes les garanties et protections judiciaires nécessaires à son statut de prévenu, affirment nos sources.
C'est dire que Maati Monjib est bel et bien impliqué dans des détournements de fonds et se cache derrière le militantisme pour crier à l'injustice, et que ceux qui le soutiennent le font par méconnaissance de l'homme ou font partie des irréductibles snipers qui ne ratent aucune occasion pour tirer sur le Maroc et ses institutions.


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