Une source bien informée a clarifié les circonstances d'une vidéo, consultée par Hespress, montrant l'ambassadeur du Maroc au Sénégal entouré d'agents de sécurité qui lui bloquent l'accès à la cour de la mosquée Hassan II de Dakar. La scène se déroule à l'issue de la prière de l'Aïd al-Fitr, à laquelle assistaient le président sénégalais et les membres de son gouvernement. Cette même source souligne qu'il s'agit de simples arrangements protocolaires habituels qui n'ont aucun rapport avec des questions politiques, tout en précisant que l'ambassadeur a finalement été autorisé à passer. La séquence montre en effet le diplomate marocain, Hassan Naciri, retenu par des gardes à l'entrée de l'esplanade, juste après la sortie du président sénégalais Bassirou Diomaye Faye et de ses ministres. Une fois le passage libéré, l'ambassadeur a entamé des pourparlers avec la sécurité pour qu'un de ses accompagnateurs puisse le rejoindre. Face à ces images, un membre de la diaspora marocaine au Sénégal a fait part de son indignation, expliquant que cet incident, survenant peu après la décision de la CAF d'attribuer la Coupe d'Afrique des Nations au Maroc au détriment du Sénégal, a suscité l'étonnement et la colère au sein de la communauté. Toutefois, un témoin de la scène a confié à Hespress que placer cet événement dans un contexte politique ou autre constitue une interprétation dangereuse et totalement erronée. Il précise d'ailleurs qu' il s'agissait d'une bousculade habituelle après la prière de l'Aïd, au moment où le président se dirigeait vers la cour de la mosquée pour faire une déclaration à la presse. Habitué à se tenir aux côtés des ministres lors de ces déclarations, l'ambassadeur a été confronté à des mesures de sécurité strictes car le passage par cette porte est exclusivement réservé au président et à sa délégation officielle. L'interlocuteur ajoute que le chef du protocole présidentiel sénégalais est rapidement intervenu pour laisser passer l'ambassadeur marocain, lequel a insisté pour être rejoint par le conseiller qui l'accompagnait. Une fois l'incident clos, les deux hommes ont rejoint le lieu du point presse aux côtés du président. La source souligne à ce propos que l'ambassadeur avait déjà salué le président de la République juste après le prêche de l'Aïd, avant de le saluer une seconde fois à l'issue de sa déclaration. Ce fut ainsi l'occasion pour le diplomate de transmettre les félicitations du Roi Mohammed VI, auxquelles le président a répondu en chargeant l'ambassadeur de transmettre ses propres vœux au Souverain. Balayant toute rumeur de tension, la source rappelle que l'ambassadeur a bénéficié de l'accueil et des facilités protocolaires d'usage. En effet, sa place pour la prière avait été réservée à l'avance et il a été escorté dès sa descente de voiture jusqu'à son emplacement habituel près du minbar. En somme, il a été confirmé à Hespress que tout s'est déroulé dans des conditions normales, conformément aux règles protocolaires en vigueur, et que cet événement ne saurait souffrir d'aucune interprétation erronée. Il est d'ailleurs à noter que les ambassadeurs de deux autres pays musulmans, également présents à la mosquée, n'ont de leur côté pas rejoint l'espace réservé à la déclaration de presse.