Mike Waltz, représentant permanent des Etats-Unis auprès des Nations unies / DR ‹ › L'administration Trump prend les devants avant l'échéance d'avril au Conseil de sécurité dédiée à la question du Sahara, en faisant une annonce officielle. «Nous procédons à un examen stratégique de la force de maintien de la paix déployée au Sahara occidental depuis 50 ans», a déclaré hier soir Mike Waltz, représentant permanent des Etats-Unis auprès des Nations unies, lors de son audition devant le Congrès sur la réforme de l'ONU. Cette position s'aligne sur la politique dévoilée fin février par Marco Rubio, dans un document officiel définissant les orientations de la politique étrangère des Etats-Unis pour 2026-2030. «Le Département dirigera les efforts pour mettre fin aux missions de maintien de la paix et aux missions politiques spéciales coûteuses et inefficaces à travers le monde», précise le document. Depuis plusieurs mois, la MINURSO a amorcé une réduction progressive de ses effectifs. Ce changement marque le début d'une restructuration en profondeur, qui devrait être présentée en avril prochain lors d'un briefing du secrétaire général de l'ONU, conformément à la résolution 2797 du Conseil de sécurité, adoptée le 31 octobre. Lors de cette réunion, les Quinze ont demandé à António Guterres de «présenter, dans les six mois suivant la prorogation du mandat, un examen stratégique relatif au futur mandat de la MINURSO, en tenant compte de l'issue des négociations». La mission onusienne devrait désormais se concentrer sur la surveillance des violations du cessez-le-feu au Sahara occidental, alors que l'option d'organiser un référendum a été écartée des résolutions du Conseil de sécurité.