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Après 100 jours passés à la tête du gouvernement, Akhannouch ne parvient pas à satisfaire les revendications de la CM des TPE-PME
Publié dans Barlamane le 19 - 01 - 2022

La Confédération mrocaine de TPE-PME s'est entretenue, le mercredi 12 janvier 2022 en visioconférence pour faire un constat relatif à l'accompagnement, au soutien des TPE PME ainsi qu'aux nouveaux programmes du nouveau gouvernement après 100 jours de son exercice.
La confédération des PME TME, dans un premier bilan sanctionnant les 100 jours du gouvernement, explique, dresse un constat mitigé. «Nous avons constaté que l'expérience de l'ancien gouvernement de Benkirane se produit avec la création d'un ministère des PE sans aucun programme concret, ni vision, ni moyens pour venir en aide aux millions des TPE-PME et auto-entrepreneurs qui constituent plus de 95% du tissu économique du Maroc et qui sont les premiers employeurs du Royaume. »
La pandémie a occasionné moult difficultés puisque « la majorité de ces entreprises sont fragilisées et menacées de faillite à cause de la négligence des pouvoirs publics et faute d'accompagnement. La crise économique a causé des milliers de pertes d'emploi suite aux faillites des TPEPME et des auto-entrepreneurs qui se sont retrouvés seuls face à cette crise. Ce nouveau gouvernement veut exclure des millions des TPE et auto-entrepreneurs des services de '' l'Agence Nationale de Soutien aux Petites et Moyennes Entreprises '' (Maroc PME) sans aucune alternative. Cette agence va s'occuper seulement de presque 30 milles PME alors que 4 millions des TPE sont laissés-pour-compte. C'est pourquoi, la Confédération Marocaine de TPE-PME demande la création de l'Agence Nationale pour le Soutien et l'Accompagnement des TPE (Maroc TPE). »
Les responsables de ces TPE-PME, se sentent délaissés. Le soutien du gouvernement est réclamé haut et fort à la suite de la création du ministère des PE. La confédération pense que « l'objectif de la création d'un ministère des petites entreprises dans ce gouvernement n'est autre que pour la ''consommation locale '' sans aucun programme concret pour aider cette catégorie d'entreprises. »
La Confédération constate aussi « avec regret le retard du programme de financement INTELAKA et l'insatisfaction des résultats de ce programme à travers les nombreuses plaintes ainsi que le retard dans le traitement des dossiers qui ont atteint dans certains cas plus de 18 mois. Sans parler du nombre important de projets qui ont été rejetés sans aucun justificatif. En outre, ce programme a connu de nombreuses violations par des banquiers et certains bénéficiaires de ce programme ce qui a engendré des poursuites judiciaires des banquiers et des entrepreneurs devant les tribunaux. »
La confédération Marocaine de TPE-PME prend sérieusement les choses en main et envoie un message direct. « La confédération fait appel au chef du gouvernement Aziz Akhannouch pour veiller, d'une manière effective et efficace, à donner une nouvelle impulsion à ce programme royal à travers la mise en place d'un comité national de suivi de ce programme comme nous l'avions proposé l'année dernière suite à des milliers de plaintes que la Confédération reçoit des quatre coins du pays. Ce comité de suivi du programme INTELAKA doit être composé de : la primature, Bank Al Maghreb, le GPBM, le ministère des Finances, la CGEM et la Confédération Marocaine de TPE-PME»
Etudier d'un côté juridique, la confédération des PME TME note « également que la loi des finances pour l'année 2022 n'apporte aucune solution aux contraintes que subissent les TPE-PME et aucune attention n'a été accordée à cette catégorie d'entreprises fortement étouffée depuis début 2020 et l'est toujours. Ce qui se manifeste clairement par la position du gouvernement qui ne s'est appuyé que sur des consultations avec le Patronat et certains secteurs chanceux. Suite à ces consultations, le gouvernement a offert à ce groupe chanceux un cadeau de 13 milliards de dirhams en cotisations à valeur ajoutée. Tandis qu'il existe des milliers de très petites entreprises, les petites et moyennes entreprises qui se sont en faillite ou qui souffrent du retard des paiements de leurs clients du secteur public et des grands donneurs d'ordre. »
Elle fait donc appel au gouvernement « à contraindre le secteur public et les grandes entreprises privées contractantes à payer les créances des très petites, petites et moyennes entreprises, car ce retard de paiement cause la fermeture des milliers des TPE-PME. Rappelons que des grandes et moyennes entreprises se financent généralement par ce retard de paiement dû aux TPE-PME qui a atteint plus de 400 milliards de DH alors que ces TPE-PME se financent généralement hors du secteur bancaire soit à travers des réseaux personnels et familiaux. »
La Confédération constate « avec regret l'absence des données et statistiques sur les TPE et l'absence de crédibilité des chiffres publiés par l'Observatoire des TPME. Ceci est dû à l'absence de la consultation avec l'entité qui représente ces entreprises, à savoir la Confédération Marocaine de TPE-PME et par conséquent, on ne peut ni affirmer ni confirmer ces statistiques et ces chiffres qui ne nous touchent pas. C'est pourquoi nous appelons à la création d'un « Observatoire Marocain des TPE » constitué par les vrais représentants des entrepreneurs qui exercent effectivement dans ce cadre et des partenaires qui ne veulent pas marginaliser le rôle de la TPE au détriment des Grandes et Moyennes entreprises. » Notons que « la TPE (Très Petite Entreprise) comme étant une entreprise qui fait un chiffre d'affaires de moins de 3 millions de DH et qui emploie moins de 10 personnes. » La Confédération fait appel au Comité de veille Economique (CVE) pour se réunir et prendre ses responsabilités et des mesures immédiates dans ce sens.
Un appel d'urgence a été lancé au nouveau gouvernement afin de digitaliser l'administration, faciliter et d'alléger les procédures administratives qui s'alourdissent de plus en plus pour une simple action. Mais aussi, le message est envoyé au ministère de l'intérieur, afin de revoir les procédures de contrôles aux accès des villes qui pour la confédération juge être une perte de temps et d'énergie.
Avant de remercier les autorités, de souhaiter une année pleine d'espoir et de belles réalisations, la confédération clore sur une analyse positive et plus globale « Le Maroc a connu (…) l'adoption de plusieurs projets de développement socio-économique qui a épargné au Maroc nombreux problèmes qui ont été vécus par quelques grands pays. Pour conclure, la Confédération Marocaine de TPE-PME souhaite que 2022 soit une année de prospérité et de développement intégral pour notre pays dans tous les domaines, notamment pour les TPE, PME et les auto-entrepreneurs. »


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