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Le Salon du livre de Meknès : à chaque genre littéraire son style, ses mises en scène, son langage
Publié dans Barlamane le 15 - 12 - 2023

Quand vous êtes au cœur de la ville nouvelle à Meknès et que vous êtes passionnés(es) de lecture, source de curiosité intellectuelle et symbole du savoir, suivez le chemin qui mène à la grande poste et prenez le temps d'observer sur votre gauche l'imposante tente installée au cœur de la place administrative, avec comme mission : dévoiler les secrets du Salon du livre qu'abrite la cité ismaélienne du 11 au 18 décembre courant.
Organisé par la direction régionale de la culture Fès-Meknès, le Salon du livre de Meknès a poursuivi, comme il est de tradition, son tour régional de la littérature, permettant aux amoureux du verbe et de la production littéraire, de relever à travers de nombreuses initiatives organisées (tables rondes, conférences, rencontres, dédicaces...), la diversité d'une culture fascinante et variée, reflet de l'authenticité d'une nation et emblème de la modernité d'un pays.
Savamment sélectionnés pour répondre à tous les goûts, les centaines de livres étalés dans la prestigieuse tente de la place administrative, n'ont négligé aucun genre littéraire. Des livres d'histoires et de philosophie, aux ouvrages d'art et de théâtre, en passant par les romans, les Nouvelles, les essais, les guides et les recueils de poésie, l'offre dans le cadre de cette invitation au Salon de Meknès, a touché à tous les domaines et suscité l'intérêt d'un large public, curieux de découvrir la richesse et la diversité de la culture et de la littérature marocaines.
Et même les livres pour enfants, un créneau moins privilégié car peu rentable pour les éditeurs, sont précautionneusement exposés pour témoigner de notre devoir, nous adultes, à procurer aux enfants à travers les mots et les illustrations, un moment de plaisir et de complicité. Les sujets divers et variés, nous questionnent, nous amènent à la réflexion et au plaisir d'un moment partagé avec nos enfants.
Au fil des dédicaces et des conférences auxquelles ils ont participé, nos écrivains, romanciers et poètes ont mis en relief la diversité d'une littérature composée du Maroc et de langue française, deux univers culturels qui s'interpénètrent, s'entremêlent et s'enrichissent, faisant de cette manifestation d'envergure un lieu de rencontres, de signatures et de ventes dédicaces où se relaient une sélection d'auteurs, éditeurs et professionnels du livre venus promouvoir leurs œuvres.
Romanciers, nouvellistes, poètes et historiens..., chacun est conditionné par les faits qui l'ont marqué et par le mouvent littéraire dont il fait partie. Ils s'imprègnent du contexte quotidien, pour la ''fabrication'' de leur œuvre. Et c'est cette exploration de la vie quotidienne qui a fait dire à Stendhal dans ''Le Rouge et le Noir : ''Le roman est un miroir que l'on promène le long du chemin''.
Fait rarissime, cette douzième édition a ouvert le bal sur la poésie avec la présentation en séance d'ouverture et en coordination avec l'Institut culturel français, des recueils de trois poètes qui, fort différents par leur parcours autant que par leur inspiration, nous plongent par le choix et l'agencement des mots et des figures de styles, dans tout ce qui est sensible et beau.
Il s'agit de Abdelaziz Dada, Aziz Bouchama et Houda Elfchtali, cette poétesse trilingue (arabe, français, anglais), habituée des Salons du livre et des grandes manifestations culturelles, qui nous propose un choix de recueils parmi lesquels ''Femmes écrites'', où elle jette un regard drolatique, dramatique, épique sur la femme, thème central de son recueil. Elle livre un état de lieux porté sur une spiritualité joyeusement mélancolique qui fait que le recueil est un ravissement de l'âme où chacun peut se retrouver avec des thèmes récurrents : la mélancolie, la solitude, le silence, la déréliction, le voyage, le rêve, le désir, la séduction et l'espoir. Quant à Dada et Bouchama, quand on les lit, on est saisi, happé, ramené à notre intériorité et à une vraie extension de notre imagination et de notre mémoire.
Ils sont tous là, nos écrivais, historiens, dramaturges, musicologues, poètes : Benzidane, Benfayda, Saïd Bensaid, Bahraoui, Kharraz, Alia Idrissi, Mahdaoui, Fennich, Benabdeljalil et autres hommes de lettres, invités pour dédicacer des livres et pour contribuer aux rencontres et séminaires sur la chaine d'écriture qui s'élabore au gré des temps politiques et des évolutions sociales et structurelles. Selon qu'il aborde des faits imaginaires ou des réalités sociales, le monde de l'écriture est de la Culture s'invente en produisant des dramaturgies distinctes. À chaque genre littéraire son style, ses mises en scène son langage.
D'année en année, les demandes se multiplient à venir prendre part au Salon, perçu notamment par l'écrivain débutant, comme une porte d'entrée dans l'univers de la littérature. Qu'il participe pour son premier livre, ou qu'il ait à son actif plusieurs publications, d'autres éléments sont nécessaires pour s'attribuer le titre d'écrivain digne de ce nom, notamment les Prix littéraires, les sollicitations pour des activités et séminaires culturels, la publication par une prestigieuse maison d'édition et autres distinctions. Le Salon régional du livre peut constituer à cet effet une voie de consécration et un signe de reconnaissance pour des écrivains et poètes qui peinent à s'affirmer.
Plus de 2 000 livres, rappelle-t-on, sont produits par an au Maroc, dans les trois langues, arabe, français et amazigh, avec un taux de croissance annuel estimé à 10 % en moyenne.


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