La réforme du transport urbain s'impose comme un chantier prioritaire pour les pouvoirs publics. Devant le Parlement, le ministre de l'Intérieur a détaillé l'avancement du programme de modernisation des bus, appelé à s'étendre à l'échelle nationale, tout en annonçant une refonte encadrée du secteur des taxis. Le développement du transport urbain au Maroc est une question fondamentale et prioritaire. C'est ce qu'a affirmé le ministre de l'Intérieur, M. Abdelouafi Laftit, lors d'une récente session de questions orales à la Chambre des représentants. Le ministre a souligné que le chantier de réforme du transport urbain par bus est déjà bien engagé, marquant une étape significative dans la modernisation des infrastructures de mobilité du Royaume. Ce vaste chantier a franchi des étapes importantes. Six villes marocaines ont déjà bénéficié de la livraison de nouveaux bus de dernière génération, conçus pour répondre aux attentes des citoyens en matière de qualité, de sécurité et de service. Cette expérience pilote, jugée concluante, sera généralisée à l'ensemble des villes du Maroc. Le ministre a précisé que l'objectif est de fournir des bus d'un « excellent niveau » au cours des trois prochaines années, témoignant de l'ambition des autorités de hisser le transport public à un standard international. Lire aussi : Taxis : lancement d'une étude stratégique pour structurer et moderniser le secteur Toutefois, cette évolution rapide impose une réflexion sérieuse sur l'avenir du secteur des taxis. Selon le ministre, ce secteur est devenu une « véritable problématique » tant pour l'usager que pour les chauffeurs de taxi eux-mêmes. La prochaine phase de la mobilité urbaine sera caractérisée par un transport par bus de haute qualité et une dépendance croissante aux applications intelligentes. Le ministre a insisté sur la nécessité de suivre le rythme des transformations technologiques que connaît le domaine du transport. Dans ce contexte de mutation, le ministre a affirmé la nécessité de trouver une place pour les chauffeurs de taxi au sein de cette transformation, notamment face à l'essor des applications intelligentes, et ce, dans le respect de leurs intérêts. Pour y parvenir, le secteur des taxis est appelé à s'organiser dans un cadre légal unifié, clair et efficace, applicable dans toutes les régions du Royaume. Ce cadre doit garantir l'équité, la justice et, surtout, l'amélioration de la qualité des services offerts aux citoyens. Afin d'élaborer des solutions adaptées, une étude est actuellement en cours dans le secteur des taxis. Le ministre a révélé que cette étude nécessite des visites de terrain dans les différentes régions du Maroc. Il a en effet souligné que les problématiques liées aux taxis varient considérablement d'une zone à l'autre. Par conséquent, l'approche adoptée sera territoriale, prenant en compte les spécificités de chaque région lors de l'élaboration des concepts et des solutions futures. Cette démarche vise à assurer une réforme globale et équilibrée du transport urbain marocain.