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Une organisation algérienne influente, proche du régime d'Abdelmadjid Tebboune, accusée par les Etats-Unis de rediriger des fonds vers l'appareil militaire du Hamas
Publié dans Barlamane le 11 - 06 - 2025

Le département du Trésor des Etats-Unis a désigné mardi 10 juin une série de structures et de personnalités accusées de soutenir, sous couvert d'assistance humanitaire, les activités militaires du Hamas et du Front populaire de libération de la Palestine (FPLP). Parmi les entités sanctionnées figure une association établie en Algérie, l'Association El Baraka pour les œuvres caritatives et humanitaires (El Baraka), soupçonnée d'avoir détourné des contributions philanthropiques au profit du bras armé du Hamas.
Selon l'Office de contrôle des avoirs étrangers (OFAC), El Baraka, réputée proche des cercles officiels algériens, aurait servi d'intermédiaire clandestin entre des donateurs internationaux de bonne foi et les infrastructures financières de l'organisation palestinienne désignée comme terroriste. «Ahmed Brahimi, président de cette association, s'est activement employé à détourner les sommes récoltées, privant la population civile palestinienne des aides promises pour mieux les canaliser vers les réseaux de combattants affiliés au Hamas», a déclaré Michael Faulkender, secrétaire adjoint au Trésor.
Une multiplication d'entités prétendument humanitaires dissimulant des objectifs militaires
Outre El Baraka, les sanctions frappent également des organisations implantées en Turquie, aux Pays-Bas, en Italie, dans les territoires palestiniens et à Gaza même, toutes accusées d'avoir été infiltrées, voire fondées, par des membres actifs du Hamas ou du FPLP. Ce dispositif de dissimulation aurait permis, selon les autorités américaines, de faire transiter des millions de dollars vers des groupes armés en contournant les contrôles internationaux.
À l'appui de cette décision, le Trésor s'est appuyé sur son évaluation nationale des risques de financement du terrorisme publiée en 2024, qui met en garde contre les «organisations à but prétendument non lucratif» agissant en réalité comme instruments de collecte et de redistribution au bénéfice d'entités violentes. «Nous sommes résolus à mettre un terme à l'exploitation cynique de la misère humaine par des groupes tels que le Hamas ou le FPLP, qui détournent l'élan de solidarité internationale à des fins belliqueuses», a précisé M. Faulkender.
L'Algérie, de nouveau pointée du doigt par Washington
Le nom d'El Baraka n'est pas le seul élément reliant cette affaire à l'Algérie. Les services américains accusent également Alger de faire preuve d'un laxisme récurrent face aux activités illicites de certaines structures prétendument philanthropiques. «Il est devenu manifeste qu'un certain nombre d'organisations opérant à partir du sol algérien servent de relais financiers pour des mouvements classés comme terroristes par la communauté internationale», avance un responsable sous couvert d'anonymat.
La désignation d'El Baraka, selon le Trésor, s'accompagne d'un gel immédiat de tous ses avoirs soumis à juridiction américaine, ainsi que d'une interdiction stricte de toute transaction impliquant des personnes ou institutions sous autorité des Etats-Unis. Ce dispositif s'étend également à toute entité détenue à hauteur de 50 % ou plus par l'un des individus sanctionnés.
Le réseau international du Hamas et du FPLP méthodiquement cartographié
La liste publiée, consultée par Barlamane.com, inclut dix entités ou individus, parmi lesquels l'Israa Charitable Foundation Netherlands affiliée au réseau Union of Good, la Filistin Vakfi basée à Istanbul, ou encore l'association italienne La Cupola d'Oro. Tous sont soupçonnés d'avoir participé à une architecture clandestine de collecte et de transfert de fonds destinée au Hamas.
Quant au FPLP, l'association Addameer, établie en Cisjordanie, aurait reçu des versements coordonnés par Khaled Barakat, figure de la mouvance Samidoun, déjà sanctionné par l'OFAC en octobre 2024. Cette collusion documentée entre groupes militants et organisations prétendument juridiques témoigne, selon Washington, d'un «effort concerté pour maintenir en vie des réseaux armés sous couvert de défense des droits de l'homme».
Les autorités américaines affirment vouloir «assécher les circuits occultes qui alimentent ces organisations», tout en rappelant que la levée de sanctions est envisageable en cas de rupture prouvée avec les comportements incriminés.


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