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Le Maroc figure sur la liste européenne des pays d'origine sûrs tandis que l'UE+ voit chuter ses demandes d'asile de 23 % au premier semestre 2025, un chiffre historique
Publié dans Barlamane le 09 - 09 - 2025

Le rapport mi-annuel de l'Agence de l'Union européenne pour l'asile (EUAA) dresse un état précis des mouvements de protection internationale au sein de l'UE+. Le document indique que le Maroc figure parmi les sept pays proposés pour être reconnus comme «sûrs» à l'échelle de l'Union, ce qui impliquerait un examen accéléré de leurs requêtes. L'analyse relève que les demandes d'asile ont nettement reculé, totalisant 399 000 au premier semestre 2025, soit une diminution de 23 % par rapport à 2024. Cette baisse résulte principalement de l'effondrement des demandes syriennes consécutif à la chute du régime de Damas, tandis que les Vénézuéliens et les Afghans deviennent les principaux requérants. Le rapport détaille en outre la redistribution des arrivées vers la France et l'Espagne, l'accumulation de plus de 918 000 dossiers en instance de décision et la présence durable de 4,5 millions de personnes sous protection temporaire, majoritairement ukrainiennes.
Le document vient de paraître lundi 8 septembre. Le rapport semestriel de l'Agence de l'Union européenne pour l'asile (EUAA) brosse un tableau détaillé de la situation migratoire sur le continent. Il commence par rappeler que «la Commission européenne a proposé en avril 2025 une liste de sept pays d'origine considérés comme sûrs au niveau de l'Union, comprenant le Bangladesh, la Colombie, l'Egypte, l'Inde, le Kosovo, le Maroc et la Tunisie» et précise que «ces sept pays représentaient ensemble 16 % des demandes d'asile déposées au premier semestre 2025». Cette proposition signifie que les demandes provenant de ces pays seront examinées selon une procédure accélérée, ce qui pourrait réduire sensiblement leur taux d'acceptation.
399 000 demandes d'asile en six mois, une baisse historique
Selon l'EUAA, «au premier semestre 2025, l'UE+ a enregistré 399 000 demandes de protection internationale, soit une diminution de 23 % par rapport à la même période de 2024». L'agence précise que cette baisse s'explique surtout par le recul spectaculaire des demandes syriennes. Après la chute de Damas en décembre 2024 et la mise en place en mars 2025 d'un gouvernement de transition, «les demandes syriennes ont chuté de plus de 66 %, passant de plus de 12 000 en novembre 2024 à seulement 2 600 en juin 2025».
Cette rétraction a bouleversé les classements. L'EUAA souligne que «les Syriens ne constituent plus la première nationalité requérante : les Vénézuéliens et les Afghans ont désormais pris la tête des statistiques». Près de «49 000 Vénézuéliens ont sollicité l'asile dans l'UE+ au premier semestre, soit une hausse de 31 %», l'Espagne demeurant leur principal point d'arrivée grâce aux liens linguistiques et à la protection humanitaire nationale. Les Afghans, avec «42 000 demandes, représentant plus de 10 % de l'ensemble des requêtes», conservent une présence stable. Le rapport ajoute que «les Bangladais (17 000 demandes) se classent au quatrième rang, les Turcs au cinquième (17 000 également, en baisse de 41 %) et les Ukrainiens au sixième avec 16 000 demandes, soit une progression de 29 %».
L'agence insiste sur le fait que la géographie de l'asile a évolué. «La France (78 000 demandes) et l'Espagne (77 000) ont dépassé l'Allemagne (70 000) comme principales terres d'accueil», ce qui constitue une première depuis plusieurs années. L'Italie suit avec 64 000 demandes. Mesurée par habitant, «la Grèce a reçu le plus grand nombre de demandes par tête de population, soit une demande pour 380 habitants», Chypre affichant un ratio comparable.
L'EUAA observe également que «les franchissements irréguliers aux frontières extérieures de l'Union ont diminué de 20 % au premier semestre», confirmant la décrue générale des flux migratoires.
918 000 dossiers en attente et 4,5 millions de bénéficiaires de protection temporaire
La charge des systèmes d'asile reste considérable. L'agence recense «918 000 dossiers en attente d'une décision de première instance à la fin juin 2025», soit plus du double du niveau observé entre 2017 et 2021 et l'un des plus élevés depuis la crise de 2015–2016. En tenant compte des procédures d'appel et de réexamen, «le nombre total de dossiers en suspens s'élevait à environ 1,3 million fin mai 2025».
Cette accumulation n'est pas uniforme : «l'Allemagne a réduit son stock de dossiers en attente de 37 % en un an, tandis que l'Italie (+ 19 %), l'Espagne (+ 6 %) et la France (+ 14 %) ont vu les leurs augmenter». L'EUAA relève que «plusieurs Etats membres ont suspendu partiellement le traitement des demandes syriennes», ce qui devrait encore accroître ce contingent. Elle avertit que «le HCR recommande de ne pas procéder à des retours forcés vers la Syrie avant qu'une évaluation complète ne confirme la sécurité des rapatriements».
En parallèle, l'Europe continue d'héberger un grand nombre de réfugiés fuyant la guerre en Ukraine. L'agence chiffre à «environ 4,5 millions le nombre de bénéficiaires de protection temporaire dans l'UE+ au 30 juin 2025». La moitié de ces personnes se trouvent en Allemagne et en Pologne, «tandis que la République tchèque accueille le plus grand nombre de bénéficiaires rapporté à sa population, avec un réfugié pour 29 habitants».
Enfin, l'EUAA rappelle que «le taux de reconnaissance global des demandes d'asile est tombé à 25 % au premier semestre 2025, le niveau le plus bas jamais enregistré», en raison notamment de la suspension des décisions concernant les Syriens. Certaines nationalités affichent toutefois des taux élevés, «comme les Haïtiens (86 %) et les Maliens (79 %)», tandis que d'autres, telles que «les Bangladais (4 %) ou les Pakistanais (10 %)», obtiennent très peu de statuts.
Cette vaste étude, achevée en septembre, met en phase les gouvernements européens sur l'ampleur des flux migratoires et les pressions exercées sur leurs systèmes d'asile. Elle illustre un moment de bascule où l'Europe tente de conjuguer protection humanitaire et maîtrise de ses capacités d'accueil, tout en réexaminant ses relations avec les pays d'origine comme le Maroc.


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