Le Maroc intensifie les moyens matériels consacrés à l'hydrographie, à l'océanographie et à la cartographie marine, à travers le déploiement d'un réseau moderne de systèmes d'acquisition des données houlographiques et marégraphiques, a affirmé le ministre de l'équipement et de l'eau, Nizar Baraka, lors de l'ouverture du Séminaire de coopération africaine dans ces domaines, tenu mercredi à Casablanca. M. Baraka a déclaré que «le Maroc accorde une attention particulière à la prévention et à la gestion des catastrophes naturelles, en œuvrant à réduire leurs effets et à améliorer la gestion des situations d'urgence». Il a précisé que plusieurs projets structurants sont actuellement conduits par le ministère, notamment le projet SATAM, relatif à l'étude et à la mise en place d'un système national d'alerte au tsunami, et le projet IBF (Impact Based Forecast), fournissant aux décideurs et au grand public des informations concrètes sur les risques potentiels et les mesures de précaution à adopter. Projets structurants et transfert d'expertise régionale Le ministre a souligné que le Maroc promeut la coopération régionale et africaine par le partage de connaissances techniques et scientifiques, en organisant des formations continues, des ateliers spécialisés et des projets conjoints avec plusieurs pays africains. Ces actions, a-t-il ajouté, «témoignent de la volonté du Royaume de favoriser la transmission du savoir et de bâtir une coopération maritime d'envergure continentale». La secrétaire d'Etat chargée de la pêche maritime, Zakia Driouich, a pour sa part mis en valeur l'importance stratégique des données hydrographiques, océanographiques et cartographiques dans la réorganisation du Centre national de coordination du sauvetage maritime (MRCC). Elle a précisé que «le MRCC dispose désormais d'une équipe opérationnelle assurant une veille maritime permanente en coordination avec la Marine royale». Mme Driouich a par ailleurs salué la présence, au séminaire, de hauts responsables africains, estimant que «cette participation illustre la vitalité et la profondeur des liens de coopération qui unissent le Maroc à ses partenaires africains». Reconnaissance internationale du rôle du Maroc Le directeur de l'Organisation hydrographique internationale (OHI), John Nyberg, a salué les progrès remarquables accomplis par le Royaume, soulignant que «le Maroc occupe désormais une place prépondérante dans les domaines de l'hydrographie et de la cartographie marine à l'échelle régionale». Il a ajouté que le pays «met à profit son expérience croissante pour soutenir les Etats africains dans le développement de leurs capacités techniques et scientifiques». Le ministre ghanéen du transport, Joseph Bukari Nikpe, a, de son côté, relevé l'importance de disposer de connaissances approfondies pour assurer la sécurité et la protection des eaux africaines, estimant que «la tenue de ce séminaire au Maroc revêt une portée majeure pour le renforcement de la coopération et l'échange d'expériences entre les nations du continent». Organisé du 8 au 10 octobre à Casablanca par l'Administration de la défense nationale et la marine royale, sur instructions du roi Mohammed VI, chef suprême et chef d'Etat-major général des forces armées royales, le séminaire réunit des représentants des pays africains membres de la Commission hydrographique de l'Atlantique oriental (CHAtO), le directeur de l'OHI, le directeur du centre régional de distribution des cartes électroniques de Norvège, ainsi que des représentants du Service hydrographique et océanographique de la marine française. L'ouverture de cette rencontre a été marquée par les interventions du ministre délégué auprès du chef du gouvernement chargé de l'administration de la défense nationale, M. Loudyi, et du contre-amiral M. Tahin, inspecteur de la marine royale. Ont également assisté à la cérémonie le ministre du transport et de la logistique, M. Kayouh, le ministre de l'enseignement supérieur, de la recherche scientifique et de l'innovation, M. El Midaoui, la directrice générale de l'Office national des hydrocarbures et des mines (ONHYM), Mme Benkhadra, et le directeur général de l'Agence nationale des ports (ANP), M. Farès.