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Hassan Abouyoub, président du comité scientifique des Intégrales de l'Investissement : «Dépasser la notion infantile de souveraineté»
Publié dans Challenge le 15 - 12 - 2007

L'édition 2007 des Intégrales de l'Investissement devra déboucher sur une mesure concrète : création et lancement du réseau «Morrocan Investment Network».
Composé de cinq ou six membres, ce réseau devra recevoir une accréditation officielle du Gouvernement.
Challenge Hebdo : «les Marocains du monde, acteurs de la diplomatie économique». Qu'est -ce qui a justifié le choix d'un tel thème pour les Intégrales de l'Investissement de cette année ?
Hassan Abouayoub : c'est le fait qu'on a besoin d'un réseau beaucoup plus étoffé que ce que l'Etat, avec ses moyens budgétaire et humain, peut offrir aujourd'hui. Il s'agit donc de démultiplier l'action de l'information et de disséminer la base de données «Maroc économique» dans le monde. Et quoi de mieux que d'utiliser des compétences nationales avérées. Ainsi, ce choix tombe sous le sens, avec une vision précise et concrète, dans la mesure où dès le lendemain des Intégrales, le réseau (Morrocan Investment Network) devra démarrer ses travaux et être complètement opérationnel. Aussi, cela se justifie par l'état de maturité qu'a atteint l'économie marocaine. On est aujourd'hui à un niveau de visibilité et de crédibilité internationales, au delà des classements et des indices, qui nous permet d'avoir des ambitions beaucoup plus importantes que celles que nous avions jusqu'à présent. Et là, la dispora est essentielle pour concrétiser ces ambitions.
C.H. : comment devra se décliner dans
la pratique le fonctionnement de ce réseau ?
H.A. : nous avons la chance d'avoir des grandes structures entreprenariale et managériale dans le monde entier (Singapour et Nouvelle Zélande, notamment) et en Europe, en particulier des Marocains qui sont à des niveaux de prescription. Ils sont confrontés quotidiennement dans leur travail à des investisseurs potentiels et peuvent dans leur rôle de prescription apporter intelligemment une dimension Maroc, comme le font la plupart des membres des diasporas étrangères. L'idée serait que ces personnes, qui sont compétentes et qui aiment leur pays, soient alimentées d'une manière permanente et en temps réel en informations, afin de donner, quand l'occasion se présente, le bon message sur le Maroc.
C.H. : il semble que le monde d'aujourd'hui soit un monde de réseaux…
H.A. : effectivement. Il faut savoir en profiter pour remplir des objectifs stratégiques bien compris. Notre pays, qui a réussi à former une élite dont profite les économies étrangères, devrait pouvoir être fier de ce résultat, mais surtout conserver ces éléments qui jouent actuellement un rôle central dans ce qu'on appelle «la fertilisation croisée». Nous avons un potentiel expert et formé. Autant en profiter, pas seulement pour transmettre l'image du Maroc, mais également pour aider les universités, l'entreprise et l'administration à améliorer leurs performances au niveau de la compétitivité.
C.H. : est-ce que cela sous-entend un échec
de la diplomatie classique ?
H.A. : aucun pays dans le monde n'a développé une diplomatie économique efficace. La diplomatie économique, c'est une affaire d'entreprise, d'investisseur et d'exportateur. Le rôle des ambassades est important dans un secteur particulier, il ne faut pas le négliger. Mais pour attirer un investisseur, ce sont d'autres fonctionnalités, d'autres réseaux et d'autres compétences qu'il faut utiliser et développer. C'est une autre culture, qui n'est pas nécessairement présente dans le système diplomatique au Maroc, mais dans le monde entier.
C.H. : le concept d'Etat-souverain a-t-il
toujours un sens dans un monde de plus en plus globalisé ?
H.A. : il est clair que l'Etat westphalien (NDLR :né du traité de Westphalie de 1648 qui a défini l'Etat tel qu'on le connaît aujourd'hui avec un drapeau, des frontières, une armée et le monopole de l'usage légitime de la violence) n'est plus capable de répondre aux problématiques et défis du monde actuel. La plupart des questions qu'un Etat doit affronter sont plutôt d'ordre transversal, exigeant une mutualisation à l'échelon international des compétences et des politiques. Le Maroc, Dieu merci, est une institution monarchique et démocratique qui fonctionne, s'améliore et se développe. Il n'a plus de complexes à gérer l'altérité économique, sociale ou culturelle. Il le fait avec sérénité et calme parce que c'est une source de richesse. Se fermer c'est s'appauvrir, s'ouvrir c'est s'enrichir. Le Maroc d'aujourd'hui a fait l'économie et continue à le faire de certains tabous qui sont une des explications du retard que nous avons pris en termes de croissance et de développement humain en général. Un des tabous est la fermeture des universités marocaines aux compétences étrangères. Il n'y pas de développement dans un monde global et dans une mondialisation que nous comprenons et vivons sans le facteur humain. La compétence n'a pas de nationalité, elle est liée à l'homme. Si Casablanca n'est pas plus cosmopolite qu'elle ne l'est aujourd'hui, nous ne ferons pas de taux de croissance permettant l'emploi des centaines de milliers de Marocains qui vont se mettre sur le marché du travail dans les prochaines années.


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