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Etat d'urgence sanitaire : le Maroc joue les prolongations
Publié dans Challenge le 06 - 08 - 2020

Pour une énième fois, le gouvernement a décidé d'une prorogation de l'état d'urgence sanitaire que le vit le pays depuis le déclenchement de cette pandémie jusqu'au 10 septembre. Une mesure qui fait suite à l'augmentation des cas de contamination et qui maintient le pays dans une zone grise. Avec quelles conséquences.
Si l'on s'attendait à ce qu'un terme soit définitivement mis à l'état d'urgence sanitaire, le temps est venu de déchanter. D'ailleurs, la hausse des cas positifs depuis quelque 3 à 4 semaines ne pouvait que mener à une telle décision. Prévisible. Le gouvernement a, lors du conseil de gouvernement de ce jeudi, décidé de reconduire l'état d'urgence sanitaire jusqu'au 10 septembre prochain. Dans la foulée d'un nombre total de contaminations tutoyant désormais les 30.000 cas. « Ledit projet s'inscrit aussi dans le cadre des efforts des pouvoirs publics qui veillent sur à l'efficacité et l'efficience des mesures prises pour lutter contre la propagation de la pandémie de la Covid-19. Ce texte juridique vise à prolonger la période de validité de l'état d'urgence sanitaire sur l'ensemble du territoire national du lundi 10 août à 18h00 jusqu'au 10 septembre 2020 à 18h00. À l'instar des étapes précédentes, toutes les mesures préventives et répressives prises dans le cadre de l'état d'urgence sanitaire resteront en vigueur et seront adaptées chaque fois que les circonstances l'exigent », a déclaré le Ministre Said Amzazi, porte parole du gouvernement à l'issue du Conseil.
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Sens contraire
Le Maroc adopte là une position aux antipodes du mouvement de levée de l'état d'urgence sanitaire dans ses principaux marchés européens. La France, qui connaît également une résurgence des cas, avait depuis le 10 juillet dernier mis un terme à l'état d'urgence sanitaire. Les raisons économiques et la nécessité de redémarrer la machine de production ont-elles définitivement pris le dessus sur l'urgence sanitaire ? Même son de cloche du côté de l'Espagne, pays dont le tourisme constitue et contribue de manière importante aux rentrées de devises. Et ce, malgré une Catalogne marqué d'un point rouge de danger et avec des conseils adressés aux citoyens européens d'éviter cette région de l'Espagne. Là aussi, les considérations économiques ont prévalu, visiblement. En faisant le choix de maintenir une urgence sanitaire, le Maroc fait-il le bon choix ? Privilégie-t-il la santé à la relance économique? Difficile à dire. Car entre maintenir le niveau d'alerte élevé pour essayer d'endiguer l'explosion des cas et redémarrer la machine économique, le choix n'est pas si aisé. De plus, le pays vient de prendre une série de décisions économiques avec pour objectif de relancer la machine économique, avec l'injection de centaines de milliards. Et la décision prise hier, d'entamer une prise en charge à domicile, démontre soit le niveau alarmant des cas, soit des prévisions peu reluisantes. Dans tous les cas, cette prorogation de l'état d'urgence sanitaire s'accompagne avec "un durcissement" au niveau des sanctions applicables aux contrevenants aux mesures barrières.
Verbalisation : 300 DH l'infraction
Car dans un autre décret pris aujourd'hui, le gouvernement veut viser « une mise en œuvre plus efficace des dispositions répressives édictées par le décret-loi n° 2.20.292 en incluant des dispositions spécifiques liées au non-respect de la distanciation physique entre les personnes et du port du masque en tant que mesures préventives destinées à endiguer la propagation de l'épidémie », avait annoncé le porte-parole du gouvernement. En clair, le non-respect des mesures de sécurité sanitaire mises en place va désormais conduire à des sanctions. Fin donc du laxisme. Place aux sanctions. Et le gouvernement a posé un pris sur ces sanctions. Ce sera 300 dirhams pour les infractions aux mesures barrières. « Ces infractions peuvent faire l'objet d'un règlement à travers une verbalisation sur place et paiement d'une amende transactionnelle forfaitaire de 300 DH. Le paiement de cette amende entraine l'extinction de l'action publique », a annoncé M. Amzazi.
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Et pour les contrevenants qui ne paient pas l'amende, le procès-verbal sera transmis au ministère public afin de prendre les mesures nécessaires dans un délai de 24H à partir de la constatation de l'infraction, a ajouté le porte-parole du gouvernement. Suffisant pour dissuader du laisser-aller ? Car en tapant dans les poches, le gouvernement veut taper là où ça fait mal. Cela sera peut-être efficace. Mais à l'évidence, les gens ont accepté de vivre avec le virus. Et c'est là le plus grand danger.
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