Aziz Akhannouch préside un Conseil de gouvernement axé sur les réformes territoriales et législatives    Session de printemps : le Parlement en sprint final avant les législatives    Maroc-Espagne : Ouahbi reçoit son homologue espagnol pour le renforcement de la coopération judiciaire    Réorganisation du Conseil national de la presse : report de la réunion parlementaire    Maroc-France-UE : deux projets pour encadrer une mobilité professionnelle légale et durable    Abdellatif Hammouchi reçoit le ministre délégué chargé de la coordination des services spéciaux de Pologne    Maroc : Le CESE recommande la généralisation obligatoire de l'AMO    ONCF : Un chiffre d'affaires record dépassant les 5 MMDH en 2025    200 millions de passagers et une exploitation sûre du transport aérien chinois au premier trimestre 2026    La Bourse de Casablanca ouvre dans le vert    H&S Group lève 25 millions de dollars auprès de BluePeak Capital    Famille marocaine : trente ans de mutations silencieuses    Gitex Africa 2026 : Kaspersky alerte sur l'accélération des cyberattaques dopées à l'IA    Santé : les pharmaciens vent debout contre l'ouverture du capital    Motsepe : Le Maroc a organisé la CAN la plus réussie de l'histoire à tous les niveaux    Coupe de la CAF : L'Olympique de Safi affronte l'USM Alger avec la finale en ligne de mire    OM : Neil El Aynaoui dans le viseur pour renforcer le milieu ?    Mondial 2026 : La FIFA sélectionne quatre arbitres marocains    Maroc : Averses orageuses, grêle et neige de vendredi à dimanche    CAF referees' committee president admits to controversial instructions during 2025 AFCON final    Árbitros marroquíes seleccionados para el Mundial 2026    Revue de presse de ce vendredi 10 avril 2026    Transformation digitale : 6,36 MDH pour accompagner le changement à l'Université    Marrakech : 2e édition du Printemps de cardiologie    Laftite a présenté la nouvelle génération des programmes de développement territorial au Roi Mohammed VI    Finale de la CAN : Les sujets embarrassants lors de la conférence de presse de Motsepe    Changement du mandat de la MINURSO : l'Algérie courtise le Canada    Un étudiant marocain sauve une femme en Chine et salué comme un héros    Patrice Motsepe à Rabat : appel à l'unité après les tensions de la CAN 2025    La Mimouna... une mémoire vivante du vivre-ensemble marocain qui se renouvelle chaque année    Kenya expressed on Thursday its support for autonomy under Moroccan sovereignty and affirmed its intention to cooperate with like-minded States to promote its implementation.    «Terrorisme d'Etat» : La réaction discrète de l'Algérie aux accusations françaises    La discrétion héroïque d'un étudiant marocain enflamme la toile chinoise    Liban: le bilan des frappes israéliennes de mercredi monte à 203 tués et plus de 1.000 blessés    Partenariat stratégique entre le MJCC et Huawei pour le développement du gaming et des industries numériques au Maroc    Liban. Le chef du Hezbollah tué dans une frappe israélienne.    CAN 2025. L'édition la plus réussie de l'histoire selon Motsepe    Météo. Averses orageuses et chutes de neige de jeudi à dimanche dans certaines provinces    Moncef Zekri au cœur d'un dossier brûlant entre l'Italie et l'Angleterre    Au Sénégal, Motsepe nie tout favoritisme envers le Maroc et appelle à l'unité    Maroc : comment le Mondial 2030 peut booster les industries culturelles et créatives    Orange Maroc : Le musée s'ouvre au monde, en un clic    Cannes 2026: «La Más Dulce» de Laïla Marrakchi en compétition dans la section «Un Certain Regard»    Une femme du Néolithique marocain renaît grâce à la reconstruction faciale par Ancestral Whispers    Fès sacrée capitale de la société civile marocaine pour l'année 2026    Le Maroc salue l'annonce du cessez-le-feu entre les Etats-Unis et l'Iran    Rosé Days débarque au Maroc    Etats-Unis Iran. La trêve    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.



Terrorisme Une organisation surgie du passé
Publié dans Challenge le 23 - 02 - 2008

La nouvelle affaire de terrorisme est dangereuse parce que ses acteurs sont enracinés dans l'histoire de la mouvance islamiste.
Au Maroc, tant que le sang n'a pas coulé, l'Etat est nécessairement suspect quand il parle de terrorisme. La nouvelle affaire ayant abouti à l'arrestation de dirigeants de partis politiques légalisés, ayant gagné en respectabilité par le biais de positions publiques, en faveur de la démocratie, a tout de suite suscité un réflexe faisant appel à la «complotite». Nous sommes en mesure de raconter toute l'histoire, contrairement à ce que d'aucun avancent. Elle a démarré par une affaire criminelle, quand l'un des auteurs du braquage de Bruxelles, arrêté par la police belge, a réussi à s'évader et à rentrer au Maroc avec un passeport marocain falsifié pour réclamer son dû, et a été interpellé alors qu'il était sur le point de quitter le territoire marocain avec son pactole. Il a dénoncé ses complices et, en particulier, le chef du gang, El Aarij, qui a été arrêté alors qu'il tentait de quitter le Maroc et s'est mis à table. Le réseau dénoncé est, en fait, dans la continuité de tous les mouvements islamistes violents depuis les années 80. Il n'a rien à voir avec la Salafiya Jihadiya. Sa filiation est la fascination engendrée par la révolution iranienne, sans que le chiisme entre en compte. Après l'assassinat d'Omar Benjelloun en 1975 et la dislocation de la Chabiba Islamiya, plusieurs mouvements avaient vu le jour, dont certains manipulés bien imprudemment par l'Algérie (le groupe de 84). Tous ces groupements ont opté pour la réunification dans ce que l'on a appelé l'«option islamiste» lors d'un premier congrès à Fès en 1990, et à Tanger en 1992, que le ministre de l'Intérieur cite comme l'acte fondateur de ce mouvement.
Duplicité prouvée
C'est en Belgique que ceux qui avaient initié l'arrestation s'étaient installés, et c'est de Belgique que le financement et autres ont continué à pénétrer. Quel rôle pour le Badil Al Hadari ? Les autorités ont saisi des documents ,préconisant une pénétration de l'espace public à la fois comme moyen de recrutement mais aussi comme base de repli pour éviter les suspicions, selon des sources proches de l'enquête. Les dirigeants politiques incriminés savaient, pour l'introduction des armes et surtout indiquaient les cibles. Le chef du réseau militaire a abattu six personnes en Belgique, directement ou par complice interposé, et un imam proche des services consulaires. Cela s'est passé à la fin des années 80. Le terrorisme n'était pas à la mode, d'où l'échec des policiers belges à trouver les coupables. Al Mouatassim et ses coaccusés auraient été au courant de ces agissements selon des officiels. L'hôtel acheté par le frère du principal suspect a été financé par le produit du braquage, introduit au Maroc en liquide, ce qui en dit long sur l'inefficacité absolue de la lutte contre le blanchiment d'argent. Le commissaire arrêté a assuré l'entraînement au maniement des armes et a informé ses coaccusés de ce qu'il avait pu savoir de l'avancement de l'enquête. Ces faits ne peuvent occulter le plus important : nous sommes face à la duplicité d'une partie des intégristes, qui a annoncé son adhésion à l'action démocratique. Cela peut-il légitimement jeter la suspicion sur les autres ? Faut-il céder à ces sirènes ? En outre, plusieurs associations versent une nouvelle fois dans la théorie du complot. Les faits et leur matérialité, les armes et l'argent saisis, les aveux corroborés seront publics dans quelques jours. N'empêche que le problème du terrorisme quitte, cette fois, la sphère de la Salafiya Jihadiya pour gagner tout l'islam politique, puisque plusieurs dirigeants du PJD ont été partie prenante de la fameuse «option islamiste». Ensuite, il ne s'agit plus de chair à canon, mais de membres des classes moyennes. Ceux qui répètent à l'envi que le terrorisme est lié à la misère en sont pour leurs frais. Le scoop, le véritable, c'est que ce réseau travaille depuis 20 ans…


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.