Le MSPS lance une version actualisée de "Chikaya" pour renforcer l'écoute des citoyens    Maâti Monjib : Une «non-citoyenneté» et une situation en suspens [Interview]    Aéroport Marrakech-Menara : Hausse de plus de 10% du trafic à fin février    Tourisme : la destination Agadir signe un 1er trimestre positif    Emploi et croissance verte : la Banque mondiale accorde 500 millions de dollars au Maroc    Ormuz : Paris et Londres veulent une "mission multinationale pacifique"    Bilal El Khannouss en feu : un message fort avant le Mondial 2026    AS Roma : Neil El Aynaoui attise les convoitises des géants européens    Ghana : un jeune footballeur tué dans une attaque armée contre son équipe    Football féminin : Changement d'horaire pour l'amical Maroc-Tanzanie    Disparition d'un migrant algérien entre Fnideq et Ceuta    Abdelhamid Aït Boudlal : Rennes ferme la porte et prépare une prolongation    Driss El Jabali : son but exceptionnel contre le WAC fait le tour du monde    Migrantes marroquíes entre los 25 expulsados de Estados Unidos acogidos en Costa Rica    Automobile. Deepal veut lever les freins à l'électrique    Diplomatie parlementaire : le Maroc prend les rênes des Sénats africains    Divorce au Maroc : Les femmes choisissent de partir    Meurtre d'un prêtre à Algésiras : Kanjaa jugé irresponsable, internement confirmé    Djibouti : Ismaïl Omar Guelleh rempile    Le Liban dit œuvrer pour un retrait israélien total de son territoire    Le pétrole rebondit au-delà de 100$ après l'annonce du blocus des ports iraniens    Législatives 2026 : Benkirane veut cohabiter avec le «contrôle de l'Etat» et la «rente»    Des migrants marocains parmi les 25 expulsés des Etats-Unis accueillis au Costa Rica    Conseil des ministres : 210 milliards de DH pour refonder le développement territorial    Parlement : le bilan de l'action gouvernementale prévu ce mercredi    L'essor des hubs technologiques en Afrique, moteur de l'économie numérique    Faux SMS d'amendes routières : la NARSA alerte sur une tentative d'arnaque    Pêche: Plus de 3 MMDH de produits commercialisés à fin mars    Pétrole : le WTI franchit les 100 $ après le blocus du détroit d'Ormuz    Conseil de la paix : Des dirigeants palestiniens saluent l'importance de l'engagement précoce du Maroc    Arrestation à l'aéroport Mohammed V d'un Britannique recherché pour trafic de drogue    Legislative Elections 2026: Benkirane seeks to coexist with «state control»    Atteintes à l'environnement : l'ANEF contribue aux travaux du CESE pour une chaîne intégrée    Le Moambe, le plat congolais qui révèle toute l'Afrique    De l'instant spontané à la reconnaissance officielle... L'histoire complète d'Ayoub Fadil..originaire d'Essaouira qui a conquis le cœur des Chinois    Le temps qu'il fera ce lundi 13 avril 2026    FEMUA 18 : Abidjan lance une édition sous le signe de l'IA    Moulay Youssef Elkahfaï explore l'âme humaine à Marrakech    Trump annonce un blocus du détroit d'Ormuz avec effet immédiat    Racisme en Liga : l'affaire Omar Hilali relance l'alerte dans les stades espagnols    Tétouan, une médina séculaire porteuse de l'héritage d'Al-Andalus    Archives au Maroc : le temps d'un basculement stratégique    Cannes : «La Más Dulce» de Laïla Marrakchi retenu dans Un certain regard    Cinéma : Sami Fekkak, de la finance aux plateaux de tournage [Portrait]    Présidentielle. Les Djiboutiens aux urnes    FLAM 2026 à Marrakech : la littérature africaine convoque l'imaginaire pour penser les crises du monde    Un étudiant marocain sauve une femme en Chine et salué comme un héros    La Mimouna... une mémoire vivante du vivre-ensemble marocain qui se renouvelle chaque année    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.



Secteur équin : Syndicalisés, les professionnels montent au filet ; voici leurs revendications
Publié dans Challenge le 21 - 06 - 2025

Après plusieurs mois de réflexion, de réunions et de concertations, les professionnels du secteur équin au Maroc ont franchi un pas historique. Ce jeudi 19 juin, ils ont annoncé la création du tout premier syndicat national représentant les intérêts des acteurs de la filière. Eleveurs, propriétaires de chevaux de course et de show, jockeys, lads, entraineurs, maréchaux-ferrants, représentants d'associations et autres socioprofessionnels se sont unis pour créer une structure qui porte leur voix, défend leurs intérêts et engage un dialogue avec leur Ministère de tutelle.
Face à cette réalité, les professionnels avaient déjà tiré la sonnette d'alarme en avril lors d'une conférence de presse à Casablanca, dénonçant la paupérisation des socioprofessionnels, l'inaction tacite et l'absence de réponses adaptées des institutions. Le besoin de disposer d'un cadre représentatif, capable de porter des revendications claires et cohérentes, s'est alors imposé comme une nécessité. Le syndicat ambitionne de répondre à cet enjeu. Il entend coordonner les efforts de l'ensemble des acteurs, moderniser les pratiques, sauvegarder les droits des employés et valoriser leur patrimoine équin en péril. Il se donne aussi pour mission d'améliorer les conditions sociales des éleveurs et des travailleurs du secteur, de faciliter leur accès à la formation, de leur procurer les subventions nécessaires à leur développement, de créer de nouveaux débouchés économiques et faciliter l'accès aux financements de leurs activités.
Lire aussi | Un spectacle de Tbourida pour clore en apothéose l'Année culturelle Qatar-Maroc 2024 [Vidéo]
Parmi ses priorités figure l'ouverture d'un dialogue transparent avec la Direction des Filières du Ministère de l'Agriculture et la Société Royale d'Encouragement du Cheval (SOREC), afin de faire entendre les réalités du terrain. Il appelle également à la mise en place d'un programme d'urgence pour sauver le cheptel menacé, soutenir les professionnels en difficulté et relancer l'activité. À moyen terme, il plaide pour un contrat-programme national transparent pour les professionnels, avec des engagements financiers concrets, comme prévus dans les Dahirs structurants leur activité et une vision de développement durable.
Le syndicat insiste également sur la nécessité de garantir un système de rémunération plus juste et plus fiable : versement des primes dans les délais, transparence des paiements, sécurisation des revenus. Il milite pour une gouvernance équitable du secteur par ses professionnels, rompant avec les pratiques de monopole actuellement en vigueur. Il prône également des élections démocratiques sur la base du principe : un cheval, un éleveur ou un propriétaire, une voix. Il appelle aussi à une meilleure reconnaissance des trois races de course : le pur-sang Arabe, le pur-sang anglais et l'anglo-arabe, tel que défini par le Stud-book.
La programmation annuelle actuelle des courses étant aberrante, le syndicat demande que cette dernière soit faite par les professionnels. La question de la discipline dans les courses n'est pas en reste. Le syndicat demande une clarification des procédures de contrôle des courses, un droit de défense des parties sanctionnés, ainsi qu'une révision totale des contrôles antidopage en les alignant sur les standards internationaux, dans le respect d'équité entre l'organisme de contrôle et les droits des socioprofessionnels.
Enfin, il réclame la mise en place d'une couverture sociale pour tous les travailleurs du secteur, notamment les jockeys, les entraineurs et les lads, ainsi qu'une reconnaissance officielle leurs permettant de participer aux décisions stratégiques touchant à la filière.
Lire aussi | Illégalités, autogestion, discriminations... les multiples dérives de la SOREC
Cette structuration syndicale marque un tournant. Elle incarne une volonté forte des professionnels de sortir de la marginalité, de participer à la réforme du système et de redonner à la filière équine marocaine la place qu'elle mérite dans le tissu économique et culturel national.
Pour entrevoir une sortie de ce marasme qui touche la filière des courses hippiques, au vu des effectifs de chevaux au Maroc, il faudrait que la part alloué par le PMU d'où provient les fonds de toute la filière équine passe de 2.5% à 6% au moins pour arriver à l'équilibre et permettre aux divers acteurs de subvenir aux besoins de leurs chevaux dont l'avenir est incertain. Comme cela était prévu par Dahir quelques décades avant.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.