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Gaza: là où l'espoir peut renaitre
Publié dans Challenge le 06 - 08 - 2025


Par M. Amine
Le Proche-Orient est certainement l'espace géographique où le droit international a été le plus malmené, voire piétiné. Après les bombardements massifs de la population à Gaza, pendant plusieurs mois, la famine et la soif sont utilisées comme arme d'extermination massive. Aujourd'hui, la Palestine, et surtout Gaza, connait un sommet jamais atteint en atrocités et en horreurs. S'il n'est pas mis fin à cette situation, c'est toute l'humanité qui risque de plonger à nouveau dans une barbarie, pire que celle initiée auparavant par le nazisme et le fascisme.
Le monde entier a les yeux braqués sur Gaza. Et pas seulement à partir du 7 octobre 2023. Bien que depuis cette date, l'antagonisme n'a pas cessé de se développer entre les deux principaux camps en conflit. Le premier camp est symbolisé par Israël et ses alliés dont certains commencent à revoir leur position. L'autre camp est représenté par la Palestine, quelques Etats, mais surtout des peuples, des individus non encore broyés par le processus mondial de déshumanisation en cours. Au lendemain du 7 octobre 2023, le premier camp a mobilisé massivement des médias pour dénoncer les actes de Hamas et surtout permettre à Israël de justifier et d'entamer impunément un processus génocidaire dont les objectifs réels ne peuvent plus être actuellement occultés.
Et pourtant, même dans la nuit la plus sombre, la lumière survit. On la voit dans les yeux de ces enfants affamés, on la voit dans cette résistance, dans ce cri ultime des victimes qui ont fait le choix de rester sur leur terre, quitte à y mourir et à y être enterrées, le ventre vide, mais libres et dignes. On ne nait ni juif, ni musulman, ni chrétien, ni bouddhiste, ni athée, ni quoi que ce soit. On le devient. On nait nu, au double sens du terme, propre et figuré. Ensuite on apprend une langue, une culture, une manière de vivre (...). Ce qu'on a appris peut devenir source de conflit ou, au contraire, source d'amitié, de paix, de respect de l'autre, aussi différent soit-il.
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Israël a été créé en 1948, comme résultat d'un mouvement sioniste très hétérogène, né au 19ème siècle. Cette création a lieu sur une terre déjà habitée, où vit une population à majorité arabo-musulmane, mais où vivaient aussi des juifs et des chrétiens. A cette époque, cette région, auparavant sous mandat britannique, était connue sous le nom de Palestine et les habitants y vivant, quelque soit leur confession, étaient qualifiés de Palestiniens. Après 1948, des vagues d'immigrés juifs vinrent de presque partout dans le monde, pour s'y installer.
Pour les anciens habitants de la Palestine, arabes chrétiens ou arabes musulmans, où même sans religion, la nouvelle situation va être perçue comme une occupation coloniale et donc comme une injustice, à l'instar d'autres peuples dans le monde qui font face à la domination coloniale directe. Nombreuses sont les familles chassées de leur terre en Palestine, voire massacrées par les milices sionistes, ou continuant à y vivre avec un statut spécial de « citoyens de seconde zone ». Pour les juifs israéliens, nouvellement installés en Palestine, vivre sur ces terres est un droit, après avoir été victimes presque partout dans le monde de mauvais traitements, voire de pogroms. Le moment historique ultime a été la 2ème guerre mondiale avec l'organisation par les nazis d'un génocide faisant des millions de victimes, en particulier parmi les juifs.
L'occupation coloniale de la Palestine va transformer la plupart des victimes ou descendants des victimes en oppresseurs. L'histoire ne peut pas être refaite. Ce qu'il est possible, c'est de mettre en place des règles et des mécanismes pour éviter que cela se répète. Les responsabilités de la situation actuelle sont partagées, sans qu'il soit question de renvoyer dos à dos nouvelles victimes et nouveaux bourreaux ou assassins. Mais, la paix, aussi difficile soit-elle, est l'unique solution de l'avenir. Comment construire la paix sur tans de cadavres, d'atrocités, d'horreur ? L'impunité est le terreau fertile du risque de futurs drames et de nouvelles injustices. Comment panser les plaies ? Comment vaincre le sentiment de vengeance et s'armer de la force morale du pardon, pour se réconcilier ? Quels sacrifices réciproques et nécessaires pour pouvoir vivre ensemble en paix ? (...).
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Le premier pas est dans la reconnaissance réciproque d'une égalité absolue en termes de dignité humaine. Mettre de côté toutes les différences confessionnelles et culturelles et construire une citoyenneté qui se nourrit des valeurs universelles et partagées. Entamer un processus réciproque de renoncement total de la violence dans toutes ses formes. Instaurer un système de dialogue permanent (...). C'est possible. Toutes les religions, toutes les cultures contiennent des « graines humanistes » prêtes à germer pour renforcer la paix. Dans la longue histoire, de nombreuses formations sociales se sont constituées et se sont éteintes.
La volonté humaine est capable de miracles. Elle peut faire émerger de nouvelles réalités et de nouvelles formations sociales où les rapports humains sont régies pas la justice et le respect de la dignité humaine, par une paix active et constructive de nouveaux rapports sociaux, où chaque individu, en tant qu'être humain, a sa place et son mot à dire. Nombreuses ont été et sont les injustices commises et subies par des peuples, par des humains, sur l'ensemble des continents.
Va-t-on dire aujourd'hui aux américains descendants de colons européens de repartir en Europe et de rendre la terre aux descendants des « amérindiens » ? Il en est de même des australiens descendants d'européens, souvent anciens bagnards, exilés malgré eux sur cette grande ville qu'est l'Australie et où les « aborigènes » ont connu un processus de dépossession et d'extermination. C'est aussi le cas de nombreux autres territoires dans le monde.
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Palestiniens et Israéliens n'ont pas d'autres choix que d'apprendre à vivre ensemble, en franchissant les barrières et les obstacles, en détruisant les murs visibles et invisibles, en mettant fin aux tabous qui alimentent haine et incompréhension. Dans toute guerre, il n'y a ni vainqueurs ni vaincus.
Dans toute paix, il n'y a que des vainqueurs sur soi, il n'y a que le respect de la vie et du bonheur à partager équitablement. Malgré toutes les atrocités commises, le chemin de la paix est possible pour faire face aux vrais défis, notamment ceux inhérents au réchauffement climatique, à la pauvreté, à l'ignorance, aux maladies (...). Ce qui semble aujourd'hui impossible peut devenir possible demain.


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