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Mohamed Tamer, président de l'AMITH : «Nous avons des raisons de rester sereins pour l'après-2008»
Publié dans Challenge le 10 - 11 - 2007

L'effet de la fin des quotas chinois en Europe sera ressenti par les pays satellites de la Chine - comme le Bengladesh, Hong-Kong et Macao - plus que par le Maroc.
Challenge Hebdo : comment réagira le secteur du textile-habillement marocain à l'annonce par l'UE de la non-reconduction des quotas sur la Chine à partir du 1er janvier 2008 ?
Mohamed Tamer : il est important de relativiser l'impact du démantèlement de l'AMF sur l'industrie textile marocaine. L'effondrement qui devait se produire à partir de 2005 n'a pas eu lieu. Il n'y a eu qu'une correction de 7% qui s'explique par le fait que les commandes de mise en place ratées au cours du premier trimestre 2005, n'ont pu être totalement rattrapées au cours des mois suivants. On s'en souvient, durant les premières semaines ayant suivi la libéralisation du commerce textile, il a été observé chez certains de nos clients majeurs un certain attentisme, qui s'est répercuté sur les décisions d'achats. Aujourd'hui, il est admis que l'effet de la fin des quotas chinois en Europe sera plus ressenti par les pays satellites de la Chine comme le Bengladesh, Hong-Kong et Macao qui ont bénéficié du détournement des quotas imposés à la Chine pendant les deux dernières années que par les autres pays. Dès que ceux-ci seront supprimés, on assistera à un effet de balancier en faveur de la Chine au détriment de ces satellites.
C. H. : mais qu'en sera-t-il concrètement
du Maroc ?
M. T. : plusieurs facteurs nous permettent de rester sereins pour l'après-2008. Il y a d'abord l'augmentation des volumes des réassorts et d'actualisation au détriment des achats à long terme qui se confirme de plus en plus chez nos principaux donneurs d'ordre. Ensuite, il y a le raccourcissement du rythme de renouvellement des collections qui se généralise. Certaines enseignes produisent plus de six collections par an. Enfin il y a le phénomène du «pronto moda» ou la «mode rapide» ou «Fast Fashion» prôné par les leaders de la distribution à l'international comme Inditex avec ses enseignes Zara, Bershka, Pull & Bear. Pour ces enseignes, la variable du prix est reléguée à un niveau de moindre importance que la réactivité aux changements inattendus sous l'effet des caprices de la mode ou du climat. La clémence de l'hiver 2007 restera dans les annales des acheteurs. Ceux qui avaient engagé six mois plus tôt des budgets énormes dans les approvisionnements à bas prix à partir de l'Extrême-Orient ont dû solder la majeure partie de leurs produits. Les acheteurs qui ont choisi de s'approvisionner à proximité des marchés ont mesuré leurs achats avec une plus courte visibilité. Le Maroc, en positionnant son offre dans la «mode rapide», ne se retrouve pas en compétition avec la Chine. Il est plutôt en compétition avec les fournisseurs du pourtour méditerranéen : la Turquie, la Tunisie et l'Egypte.
C. H. : comment jugez-vous les propositions fiscales du projet de la loi des finances 2008 ? Quel en sera l'impact à court et moyen termes sur la filière ? Et quelles sont vos attentes de l'actuel gouvernement ?
M. T. : bientôt, les recettes touristiques et les transferts des MRE ne vont plus pouvoir combler notre déficit commercial. Le niveau du taux de couverture de 48% est alarmant. Et force est de constater que rien n'est fait pour remédier à cette détérioration de notre position concurrentielle, et aux pertes d'emplois et d'opportunité d'embauche que cela implique. Nous n'avons pas relevé dans le discours du gouvernement actuel un engagement clair et net pour l'élaboration d'une politique volontariste qui viserait à faire du Maroc un pays exportateur ! Le textile, en tant que premier exportateur du secteur manufacturier, appelle de tous ses vœux un tel engagement. Car au-delà de sa contribution aux recettes en devises, à la création d'emplois et au redressement de la balance commerciale, l'export est une activité structurante car elle expose l'opérateur aux réalités de la compétition internationale. Les effets bénéfiques de l'export ne sont plus à démontrer, et les exemples de réussite abondent dans les pays du Sud-Est asiatique et plus proche de nous, en Turquie. Pendant ce temps, certaines dispositions du projet de la loi des Finances vont dans le sens contraire. Le projet de suppression de l'exonération de la TVA et la non-application de la réduction de 50% de l'IS grèvent davantage notre compétitivité et entravent les efforts déployés par le secteur pour assurer son intégration en amont et la mise à disposition des matières pour aiguiser sa réactivité !
PARCOURS
1947 :
naissance à Casablanca.
1969 :
licence en littérature anglaise de
l'université Mohammed V de Rabat.
1970 :
diplôme de l'ENS (Ecole Nationale
Supérieure) de Rabat.
1970-77 :
professeur, inspecteur puis
enseignant universitaire.
1976 :
master de l'université
Georgetown de Washington.
1977-1982 :
premier conseiller à l'ambassade
du Maroc à Londres.
1982-1985 :
conseiller économique
à l'ambassade du Maroc auprès
des pays scandinaves.
1985 :
PDG de Bogart.
2007 :
élu président de l'AMITH.


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