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Ce que veulent les entreprises face à la crise (Inforisk)
Publié dans EcoActu le 05 - 10 - 2020

Après sept mois de la crise sanitaire et ses retombées, le tissu économique national se retrouve en mode survie, la reprise ayant été plus lente qu'espéré. En attendant le plan de relance ou plutôt de sauvetage et une Loi de Finances plus propice à la reprise, voici ce que veulent les entreprises pour faire face à la crise économique et maintenir les emplois (Inforisk).
Le choc provoqué par la pandémie du Coronavirus était tel que la reprise n'a pas eu véritablement lieu comme espéré. Voilà sept mois donc que les entreprises marocaines se sont mises en mode survie face aux effets néfastes du confinement et de la menace d'une aggravation de la situation épidémiologique.
En effet, selon la dernière étude d'Inforisk, la pandémie s'est traduite par une baisse d'un tiers du chiffre d'affaires des entreprises, un allongement de 60 jours en moyenne des délais de paiement et une augmentation de 15 % des défaillances en 2020.
L'étude d'Inforisk a également scruté le comportement des entreprises face à un environnement très incertain et hostile.
Ainsi, pour faire face aux éventuelles tensions de trésorerie, 43% des entreprises interrogées ont eu recours aux dispositifs gouvernementaux, 42% ont opté pour un arrêt temporaire d'activité, 42% ont demandé de nouvelles lignes de crédit, 32 % ont procédé à une réduction des effectifs et 14 % ont procédé à une augmentation de capital et/ou de compte-courant d'associé (CCA).
Aussi, l'étude d'Inforisk révèle-t-elle que 59 % des entreprises interrogées ont eu recours aux indemnités CNSS et aux reports des cotisation sociales, 53% ont demandé un report de crédit bancaires, 48% un report de paiement de l'IS, 9% ont fait appel au crédit garanti par l'Etat Damane Oxygène et 5% ont réduit le temps de travail des salariés.
Il faut souligner que la dégradation de la trésorerie des entreprises interrogées est imputée en premier lieu à la baisse du CA (72%), aux problèmes de recouvrement (61%) et aux charges à payer (Salaires, loyers...). Et elles ne sont pas sorties de l'auberge car les perspectives restent incertaines avec la poursuite de la crise sanitaire aussi bien au Maroc que dans le monde et une relance qui sera plus lente que prévue et sont les actions ne seront déployées qu'en 2021.
Ce que les entreprises demandent
L'année 2020 sera très difficile et guère mieux en 2021. Le choc de la crise est tel qu'il faudra plusieurs années pour le lisser et atteindre le rythme de croissance avant pandémie. Encore faut-il que le tissu économique et industriel s'en sorte indemne.
Pour ce faire, l'étude d'Inforisk sonde les attentes des entreprises et faire remonter leurs propositions pour survivre à la crise en attendant des jours meilleurs.
Ainsi, il est demandé l'annulation, du moins, la réduction de charges sociales pour les entreprises qui ont maintenues le paiement des salaires malgré l'arrêt d'activité ainsi que la révision des taxes locales.
Concernant les mesures d'améliorations des délais de paiement, les entreprises interrogées proposent la non déductibilité de la TVA pour toute facture payée au-delà de 120 jours, 5% de non déductibilité de la TVA au jour 121, 10% au jour 151 et total après 180 jours.
Aussi, les entreprises appellent-elles à imposer le respect des délais de paiement légaux et appliquer systématique des pénalités de retard ainsi que les intérêts de retards pour les paiements au-delà de 120 jours. Par ailleurs, il est proposé des sanctions pécuniaires pour les entreprises qui dépassent les délais mais également à celles qui acceptent des délais supérieurs à 90 jours sans justifications.
Il est également demandé aux importateurs de payer leurs fournisseurs locaux avant ou en même temps que leurs fournisseurs étrangers.
Sur un autre registre, des propositions vont vers l'augmentations des sanctions des effets de commerce impayés à l'instar des chèques impayés et le déplafonnement des paiements Espèces pour une durée déterminée.
Concernant les marchés publics, en plus d'être payées à temps (en priorisant les PME/PMI), les entreprises préconisent une avance de 50 à 70% lors de la signature des marchés.
Les entreprises appellent par ailleurs la révision les process de validation des factures après réalisation du marché ainsi que les circuits de paiement des EEP. Limiter l'accès aux Marchés Publics pour toute entreprise ne respectant pas les délais légaux serait également un plus.
Parmi les propositions émanant des entreprises interrogées par Inforisk, la mise à disposition d'une Data à jour sur les retards de paiement pour suivre en temps réel la situation de sa contrepartie et avoir une information structurée sur les bons et mauvais payeurs.
Pour ce qui est du financement bancaire dans le contexte actuel, il est espéré un assouplissement des conditions d'octroi de crédits bancaires avec la mise en place de crédits de trésorerie à taux effectif nul et d'un crédit spécifique pour le paiement des fournisseurs.
Les entreprises interrogées par Inforisk, proposent d'augmenter systématiquement les lignes de crédits de 60 jours pour pouvoir amortir le choc.
Un deuxième report de trois mois des échéances de leasing et de crédit bancaire ne serait pas de trop face à la timide reprise et l'arrivée à échéances des autres mesures de soutien édictées par le Comité de veille économique.
... Pour sauver l'emploi
Certes, l'accès au crédit garanti par l'Etat est assorti de la condition du maintien de 80% des effectifs, mais la réalité du terrain est plus complexe dans le contexte de crise actuelle.
Dans ce sens, et pour maintenir les emplois, l'étude d'Inforisk liste une série de mesures émanant des entreprises interrogées.
En termes d'organisation et de flexibilité du travail, il est proposé de rendre possible de renégocier les contrats de travail suivant l'activité, notamment celles qui ont le plus pâti de la crise sanitaire.
En attendant la reprise, les entreprises espèrent pouvoir aménager les horaires de travail et renégocier les rémunérations.
Le recours au télétravail impose pour sa part de poser un cadre réglementaire pour mieux le régir.
Sur le volet des charges sociales et de la fiscalité, les entreprises recommandent une baisse généralisée de l'IR et des cotisations patronales. Pour les entreprises qui maintiennent les emplois, il est proposé une exonération des cotisations sociales pour une durée déterminées.
Et pour tout nouvel emploi créé, une exonération de l'IR et des cotisations sociales est d-préconisée pour une durée d'un an. En plus de la réduction des impôts, les entreprises réclament un étalement des impôts jusqu'à fin 2020 afin d'éviter de grever davantage leur trésorerie.
Aussi, le gouvernement est-il sollicité pour prolonger le dispositif d'indemnités CNSS de 2000 DHS jusqu'à fin 2020 et prendre en charge de manière partielle des salaires pendant une période donnée voire même octroyer des aides directes aux entreprises pour sauvegarder les emplois.


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