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Comment OCP Africa mène la transformation agricole du Continent
Publié dans Finances news le 02 - 03 - 2018

- La filiale du groupe OCP appuie la transition d'une agriculture traditionnelle et de subsistance vers une agriculture créatrice de valeurs et durable.
- Nigéria, Guinée, Ethiopie, etc. : depuis 2016, OCP Africa multiplie les projets d'envergure.
- Avec des campagnes menées au Ghana, au Nigéria et au Kenya, ce sont près de 30.000 fermiers africains qui ont été formés grâce au School LAB.


OCP Africa cherche à identifier les opportunités d'investissement offrant des retombées optimales, en renforçant les capacités locales et en augmentant les opportunités et la création d'emplois.
Très concrètement, cela se traduit par des projets menés dans 15 pays à travers le continent africain, toujours avec des partenaires locaux.
Ainsi, au Nigéria, OCP Africa a conclu un accord pour développer une usine d'engrais et un réseau de distribution. Cette plateforme consistera à produire des engrais avec du phosphate marocain et du gaz nigérian. Ce partenariat conduira à terme à la création de 50.000 emplois et à la production de 1,3 millions de tonnes d'engrais au Nigéria.
Cette collaboration entre les deux pays vise à sécuriser l'approvisionnement du marché nigérian en engrais à des prix compétitifs en réponse à la forte demande du marché intérieur, à partager un savoir-faire et à promouvoir l'innovation et la R&D. De plus, OCP Africa travaille sur l'amélioration et la remise à niveau des unités de blending (mélange d'engrais) déjà existantes sur le marché nigérian.
En Ethiopie, OCP Africa a conclu un partenariat de plus de 2,4 milliards de dollars, pour la construction d'une usine de production d'engrais de classe mondiale. Sa capacité de production est de 2,5 millions de tonnes d'intrants par an, jusqu'à 2022. «Cela permettra au pays d'être autosuffisant en engrais tout en créant des opportunités d'exportation», nous explique-t-on du côté de l'OCP.
A cela, s'ajoute un investissement supplémentaire d'1,3 milliard de dollars, qui permettra à la plateforme d'atteindre 3,8 millions de tonnes par an et couvrira l'ensemble des besoins en engrais des agriculteurs du pays, qui compte 100 millions d'habitants.
Cette unité de production d'engrais sera alimentée par de la potasse et du gaz éthiopien et par du phosphate marocain.
En Guinée, en février 2017, le Groupe OCP et le gouvernement guinéen ont signé un important accord d'approvisionnement en engrais de la Guinée.
Cette opération d'envergure a permis de quintupler la consommation annuelle d'engrais du pays, passant ainsi d'environ 25.000 T en 2016 à 100.000 T en 2017, tout en réduisant la charge des finances publiques guinéennes, dont le budget de subvention a fortement baissé, quand bien même le volume d'engrais a fortement augmenté.
Cette opération a été rendue possible grâce à l'effort de l'ensemble des acteurs publics et privés dans le domaine agricole.
L'Etat guinéen a fait preuve d'une forte mobilisation, avec la constitution des organes de pilotage et de suivi de proximité des opérations. Les opérateurs privés (logisticiens et transporteurs) ont également été mis à contribution pour optimiser les coûts logistiques.
Enfin, la mobilisation des institutions et agences de recherche et de conseil agricole a été totale, avec l'organisation de plusieurs opérations dans les différentes régions du pays, afin de sensibiliser les fermiers à l'importance de l'utilisation des engrais.
Cet accord vient renforcer la collaboration initiée en 2014, entre le Groupe OCP et l'Etat guinéen, en faveur de la dynamisation du secteur agricole guinéen, à travers notamment l'élaboration de la carte de fertilité pour la Guinée et l'organisation de la Caravane agricole Guinée.

A lire aussi : Ocp Africa livre 32.000 tonnes d'engrais aux agriculteurs tanzaniens

Des moyens humains et financiers colossaux

Toutes ces actions n'auraient pas été possibles sans le principal investissement du groupe, à savoir la création en 2016 d'une filiale dédiée au continent africain, OCP Africa.
Composée elle-même de 9 filiales, elle est aujourd'hui présente dans plus de 15 pays et poursuit son déploiement, avec une augmentation de sa présence dans le but de contribuer à bâtir une agro-industrie solide et durable. «C'est pour cela que nous travaillons en étroite collaboration avec les agriculteurs et parties prenantes locales», nous indique-t-on.
En combinant le développement de la capacité industrielle avec un investissement accru dans l'agro-technologie innovante, OCP Africa souhaite contribuer à réduire les risques en Afrique et attirer d'autres investissements qui permettront la transformation agricole en Afrique.
«En tant que groupe africain opérant à l'international, nous sommes engagés à accompagner l'Afrique vers la satisfaction de ses propres besoins tout en lui permettant de contribuer à nourrir une population en pleine croissance. Ainsi, nous travaillons à renforcer l'ensemble de l'écosystème agricole africain, en fournissant aux agriculteurs tous les moyens nécessaires pour réussir», précise- t-on.
Ainsi, en Afrique, les importations des principaux pays consommateurs ont fortement augmenté, comme par exemple au Nigéria où elles ont cru de 76% de 2016 à 2017, ou encore en Guinée qui a vu les volumes d'engrais adaptés augmenter de 170% sur la même période. Au total, en 2017, les volumes de vente ont représenté 2,5 MT d'engrais adaptés.

Un réel transfert d'expertise

OCP Africa et ses 9 filiales travaillent main dans la main avec les agriculteurs, notamment à travers la formation, les tests agronomiques, les analyses de sols et la recommandation des engrais les mieux adaptés. Cela leur permet ainsi d'augmenter leurs rendements et leurs revenus.
«La formation aux bonnes pratiques agricoles est essentielle pour le fermier, qui est au cœur de notre stratégie. Nous sommes en effet convaincus de la nécessité d'accompagner et de former le fermier à une fertilisation raisonnée afin qu'il obtienne un rendement optimum et surtout pérenne. Cela passe donc par des projets menés sur le long terme, qui mobilisent les ressources et les talents locaux», indique notre source.

OCP School LAB : déjà 30.000 fermiers africains formés

En matière de formation aux bonnes pratiques agricoles, le groupe a lancé l'OCP School LAB en décembre 2016, qui se caractérise par deux composantes principales : d'une part une école itinérante qui propose des formations de sensibilisation des agriculteurs aux bonnes pratiques agricoles et adaptées aux cultures dominantes dans les régions où elle est implantée (par exemple), le cacao et le riz pour la Côte d'Ivoire ou le maïs pour le Kenya ; et d'autre part, un laboratoire mobile d'analyse des sols, qui utilise les dernières technologies et permet un diagnostic de la fertilité des sols en temps réel.
L'école propose des démonstrations, des sessions de formation interactives basées sur des supports pédagogiques ludiques. Le laboratoire permet quant à lui d'aborder des aspects plus techniques, tels que les besoins nutritifs des sols et la recommandation d'engrais.
Le laboratoire est doté des dernières technologies modernes comme des capteurs infrarouges moyens, MIR et techniques à rayons X. Il permet ainsi d'établir un diagnostic de la fertilité des sols quasi instantanément.
La formation et l'accès aux technologies sont donc deux éléments essentiels qui permettent aux fermiers d'avoir des échanges réguliers avec les ingénieurs agronomes.
Au total, avec des campagnes menées au Ghana, au Nigéria et au Kenya, ce sont près de 30.000 fermiers africains qui ont été formés grâce au School LAB, avec l'objectif d'en former 500.000 ces trois prochaines années.
«Enfin, notre programme Agribooster est un package de produits et services regroupant tous les éléments nécessaires au développement des rendements des agriculteurs : de la fourniture d'intrants jusqu'à la mise en relation avec le marché (industriels et consommateurs).
Ce programme a pour objectif de créer un cercle vertueux économiquement viable et pérenne. Nous aidons les agriculteurs à devenir plus productifs et veillons à leur assurer des débouchés par la suite. En effet, nous travaillons non seulement à augmenter la productivité, mais aussi à assurer que les agriculteurs aient les moyens de transformer leurs récoltes, afin d'éviter les pertes», conclut notre interlocuteur ■


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