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IFRS 9 : Les premiers enseignements post-application
Publié dans Finances news le 30 - 08 - 2018

- Désormais, la question de la hausse du coût de refinancement pour les banques se pose.
- Selon l'agence de notation Fitch Ratings, les 3 grandes banques de la place affichent des baisses à deux chiffres de leurs fonds propres au premier trimestre 2018.

Comme on pouvait s'y attendre, la première application de la norme IFRS 9 par les banques marocaines n'a pas été sans impacts, les différentes analyses tombées depuis l'implémentation de cette norme le confirment. Deux conclusions en ressortent : une pression additionnelle sur les fonds propres des banques et une hausse éventuelle du coût de financement.
Première à s'attarder sur la question, l'agence de notation américaine, Fitch Ratings, indique que cette application des normes comptables IFRS 9 a réduit les fonds propres des banques marocaines, déjà faibles selon elle. Ainsi, détaille-t-elle dans une note, «l'application d'IFRS 9 a permis d'augmenter les provisions obligatoires pour toutes les grandes banques marocaines, érodant les fonds propres jusqu'à 13,8% pour BCP, 10,5% pour BMCE Bank et 9,1% pour Attijariwafa bank, soit les trois banques d'importance systémique du Royaume, et une baisse de 3,2% des capitaux propres de Crédit du Maroc». (A noter que ces ne sont pas partagés par la profession, encore moins par le régulateur ndlr).
BMCE Bank et Attijariwafa bank fonctionnent avec des ratios de fonds propres de base légèrement plus élevés que les exigences minimales, et leurs capacités d'absorber les chocs, même modérés, sont limitées, précise l'agence new-yorkaise.
Et de poursuivre : «nos calculs montrent que les trois grandes banques du Royaume auraient violé les ratios de fonds propres prudentiels de niveau 1 minimum au 1er janvier 2018, bien que les bénéfices du 1er trimestre les aient poussées à revenir à la conformité».

12 MMDH de fonds propres engloutis pour les banques cotées

Le courtier M.S.I.N, lui, s'est concentré sur les banques cotées. Selon ses calculs, ces dernières ont perdu 12 milliards de DH de capitaux depuis l'adoption de la norme IFRS 9.
Leurs fonds propres sont ainsi passés de 137,6 Mds de DH à 125,6 Mds depuis l'adoption de cette nouvelle norme, soit une baisse de 8,8%, avec un impact immédiat sur leur capacité à absorber les chocs et un risque de voir le coût du financement augmenter.
Pour les analystes de M.S.I.N, «sous l'hypothèse d'une augmentation continue des provisions, et par conséquent d'une baisse des fonds propres, quelques banques pourraient envisager de procéder à des augmentations de capital».
Par ailleurs, poursuit le courtier, «une éventuelle hausse au niveau du coût de financement est envisageable. Et ce, comme conséquence directe de l'augmentation des exigences sur les provisions».
Les banques cotées, qui ont vu leur PNB augmenter de 6,8% au premier trimestre pour un RNPG global en hausse de 9,9% selon les calculs du courtier, ont toutes profité de la bonne tenue commerciale des différentes branches d'activité. Mais les fonds propres accusent le coup.
À noter que Bank Al-Maghrib a été conciliante, en permettant aux banques d'étaler l'impact sur les ratios de capital sur une période de cinq ans, ce qui permet d'éviter les violations immédiates des exigences réglementaires minimales.

Les banques françaises mieux armées

Cela dit, Fitch signale que BMCI et Société Générale ont les meilleures politiques de classement et de provisionnement des prêts au Maroc. Les exigences de provisionnement d'IFRS 9 ont été calculées selon les directives de leurs groupes et sont plus rigoureuses que celles utilisées par les banques nationales marocaines, ce qui se traduira par des dispositions plus strictes.
CIH Bank, elle, a vu ses fonds propres se réduire de 4,3%. Fitch explique que la banque prête, en grande partie, sur une base garantie dans ses activités principales (prêts hypothécaires et prêts immobiliers). Ces sûretés corporelles contribuent à réduire les pertes attendues en cas de défaillance et, à ce titre, contiennent des dispositions requises par IFRS 9. ■

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Pas d'impact immédiat sur les notations
L'agence affirme que son évaluation du capital de base diffère de celle du régulateur (BAM). «Nous utilisons les capitaux propres déclarés comme point de départ pour notre calcul de Fitch Core Capital (FCC), notre ratio d'évaluation de l'adéquation des fonds propres des banques». Le ratio FCC/actifs pondérés pour BMCE Bank (10,1%) et Attijariwafa bank (9,2%) était déjà inférieur à la moyenne de 12,4% pour les sept plus grandes banques du pays à la fin de 2017. Pour sa part, BCP qui figure depuis longtemps parmi les banques les mieux capitalisées au Maroc et dont le ratio de FCC était de 15,4% à fin 2017, a enregistré la plus forte baisse des capitaux propres au premier trimestre 2018. BMCI qui détenait également un FCC de 15,4% à fin 2017, a enregistré une érosion des capitaux propres de 6,9%. Elle explique toutefois que cette pression supplémentaire exercée par la norme IFRS 9 n'aura pas d'impact immédiat sur les notations financières des banques.


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