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Investissements étrangers directs
Publié dans Finances news le 19 - 05 - 2005

Au-delà des mesures sectorielles mises en place par les pouvoirs publics concernant les incitations fiscales, financières et foncières pour une meilleure attraction des investissements, le niveau desdites mesures reste intimement lié à une meilleure diplomatie en la matière.
Des progrès sensibles ont été accomplis par plusieurs partenaires, en particulier ceux ayant conclu un accord d'association avec l'Union européenne dans la modernisation de leur économie et la mise en oeuvre des réformes structurelles. Mais, des efforts importants restent à faire en matière de drainage d'investissements.
L'objectif à long terme du processus de Barcelone est de créer des économies ouvertes, grâce à l'ouverture des marchés, l'élimination des obstacles au commerce… Il est nécessaire d'accélérer les réformes fiscales, administratives et juridiques, de même que la déréglementation des services publics afin d'élever le niveau des investissements directs étrangers dans les pays du sud de la Méditerranée. Inutile de rappeler l'importance de l'investissement dans le produit intérieur brut, mais il est toujours intéressant de savoir qu'en terme de chiffres, l'investissement mondial représentait 22% du produit global mondial en 2002. Au niveau du Maroc, l'investissement européen a constitué entre 1993 et 1997 quelque 67% du volume total des investissements extérieurs, chiffre qui a atteint 83,3% pour la période 1998-2003. La France y intervient pour 50%, suivie du Portugal (10%) et de l'Espagne (6%), alors que ce taux ne représente qu'une partie infime par rapport à ce qui est investi en Pologne. Cet état de fait résulte de la politique de voisinage qui constitue une stratégie pour l'unité européenne, et ce depuis la chute du mur de Berlin. Elle est destinée à préparer une étape nouvelle des relations internationales et euro-méditerranéennes en particulier après l'appel de Barcelone (1995) comportant une portée politique, sécuritaire et économique, mais aussi sociale et culturelle qui s'est traduite par le programme MEDA et le dialogue politique entre les deux rives méditerranéennes.
Un bilan en demi-teinte
Le bilan du partenariat euro-méditerranéen a été marqué par un très faible niveau d'investissement et un élargissement du fossé en terme de revenu individuel entre les deux rives. Force est de constater que l'investissement ne dépend pas des relations entre gouvernements, mais essentiellement des entreprises qui, elles, tiennent, par contre, compte de la stabilité politique et économique.
Un autre point joue un rôle important en matière de drainage de l'investissement: il s'agit de la mise en place d'une diplomatie de promotion de l'image de marque du pays et des prestations fournies auprès des sociétés ciblées, surtout les services post-investissement, tels que le transfert de capitaux, la stratégie d'objectifs déterminés, l'incitation financière, bien que «rentabilité et gain» demeurent le meilleur critère pour les sociétés.
Au Maroc et en dépit des différentes actions entamées, la promotion de l'image marocaine reste le parent pauvre. Les experts internationaux ne s’y trompent pas lorsqu’ils affirment que le Maroc dispose de plusieurs atouts, mais que son image n'est pas bien commercialisée.
Le drainage de l'investissement extérieur que se disputent aujourd'hui les pays en développement depuis la chute du mur de Berlin, exige ce qui est communément appelée la diplomatie économique ou diplomatie de l'investissement.
Les derniers investissements qui ont eu lieu récemment tels que ceux de Tavex, Legler, Fruit of the Loom et celui de
Dubai Holding sont une preuve tangible que le Maroc dispose de plusieurs atouts que ses ambassadeurs sont appelés à mieux véhiculer.


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