Lutte contre la corruption : le Maroc salué par l'OCDE, malgré des insuffisances    Le journal espagnol La Razón : Maroc–Espagne, une alliance sécuritaire exemplaire au service de la stabilité méditerranéenne    Bourita : Les agendas politiques attisent le racisme envers les Marocains résidant en Espagne    SNTL : des résultats solides en 2025    Transport en milieu rural : le CESE plaide pour un plan intégré    Imad Barrakad : "Le Maroc présente aujourd'hui un marché touristique structuré et investissable"    Attijariwafa Bank explore un investissement dans Mistral AI    IBM et ElevenLabs accélèrent l'IA vocale en entreprise avec watsonx Orchestrate    IDE : l'Ethiopie séduit les investisseurs    La Zambie fait entrer l'IA dans ses salles de classe    Conflit afghano-pakistanais: Reprise des hostilités après une trêve de courte durée    Pourquoi la Namibie dit non à Starlink    Football : le Maroc, 15e nation la plus valorisée au monde par Transfermarkt    Après Bounida, trois nouvelles pépites binationales choisissent de représenter le Maroc    Ayyoub Bouaddi, un dossier stratégique freiné par les enjeux du mercato    Lions de l'Atlas : Ouahbi face au défi le plus difficile, durer au sommet    Akhannouch met les enseignants au cœur de la réforme éducative au Maroc    Escroqueries pyramidales : près de 1.900 victimes au Maroc en deux ans    Stock de sang : L'AMSD ambitionne de déployer un modèle transfusionnel dans six régions    Washington. SAR la Princesse Lalla Hasnaa représente le Maroc au sommet de la Coalition mondiale pour les enfants    Averses orageuses avec chutes de grêle jeudi et vendredi dans plusieurs provinces    Bijoux africains : 5 créatrices qui révolutionnent le luxe    Revue de presse ce jeudi 26 mars 2026    Al Omrane : CA en hausse de 9% et 32.613 unités lancées au titre de Daam Sakan    SAR la Princesse Lalla Hasnaa représente le Maroc à la Maison Blanche au sommet de la Coalition mondiale pour les enfants    Akhannouch : « La dignité des enseignants est le véritable levier de toute réforme »    TAS : le Sénégal prend un risque majeur en contestant la CAF    CAN 2025 : Le TAS enclenche la procédure, calendrier en attente    Justice : Le Maroc et la République centrafricaine renforcent leur coopération judiciaire    Lions de l'Atlas : Ryan Bounida convoqué par Ouahbi avant les amicaux face à l'Équateur et au Paraguay    Sahara : Malgré l'enjeu gazier, Giorgia Meloni maintient à Alger la position prudente de l'Italie    Espagne-Maroc. La Police espagnole se félicite de l'excellence de sa coopération avec la DGST marocaine    Morocco braces for strong thunderstorms with hail Wednesday and Thursday    Khalid Tinasti se une al panel de la ONU para replantear la política sobre drogas    Mercato : Bilal El Khannouss définitivement transféré à Stuttgart    «L'héritage inconnu» : Mohamed Ouachen rend hommage à Fatema Mernissi au théâtre    Energie : Trump évoque un « cadeau inestimable » de l'Iran    Affaire Lamjarred : la plaignante poursuivie pour extorsion    La belgo-algérienne Nawell Madani rattrapée par la polémique    Design africain : les événements qui vont marquer 2026    Washington fait passer un plan en 15 points à Téhéran pour mettre fin à la guerre    Estados Unidos: un nuevo senador se une a la iniciativa de Ted Cruz contra el Polisario    Détroit d'Ormuz : plus de 80 pétroliers bloqués, selon Greenpeace    Menaces terroristes : le Maroc, parmi les pays les plus sûrs au monde    Essaouira accueille « La Dolce Vita à Mogador 2026 », vitrine du cinéma italien au Maroc    Subvention de la musique et des arts chorégraphiques: Ouverture des candidatures pour la 1ère session de 2026    CV, c'est vous ! Ep-90. Fadoua Jemoumkh, la social media manager qui rêve grand    «Les Marocains de Norvège», un livre de Jamal Eddine Belarbi sur les récits migratoires    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.



Transport de marchandises : A la recherche d'un modèle plus compétitif
Publié dans Finances news le 14 - 03 - 2013


Une valeur ajoutée de 33,8 Mds de DH en 2011.
Mais un développement handicapé par une structure fragmentée, un coût élevé, des insuffisances en matière d'organisation et de gestion.
Le secteur du transport de marchandises a besoin d'une véritable opération de toilettage. C'est, entre autres, ce qui ressort de la dernière publication de la Direction des études et des prévisions financières (DEPF). Son rôle clé dans l'économie impose la mise en place de mesures choc susceptibles de lui donner une nouvelle impulsion. Aujourd'hui, ce secteur contribue à hauteur de 5,8% du total des valeurs ajoutées et 10,3% de celle des activités tertiaires en 2011 aux prix constants. Sa valeur ajoutée est passée de 19,6 Mds de DH en 2000 à 33,8 Mds de DH en 2011, soit une croissance annuelle moyenne de 5%. En termes d'emplois créés, le transport (y compris entrepôts et communications) a employé, en 2011, près de 493.460 personnes, soit 4,7% de la population active occupée, dont 76% dans le milieu urbain.
Des contraintes majeures
Le secteur du transport des marchandises, avec ses trois composantes (routier, maritime et ferroviaire), fait face à des contraintes majeures qui, selon la DEPF, «amenuisent sa compétitivité et affaiblissent son intensité concurrentielle». Ainsi, le transport routier, principal mode de transport domestique des marchandises (plus de 75% du fret national, hors phosphates), reste très atomisé et dominé par les TPE et PME qui représentent 95% des entreprises opérant dans le secteur. Par ailleurs, 90% d'entre elles sont des entreprises individuelles détenant chacune une flotte moyenne de 3 à 5 camions. «Ces petites entités échappent généralement à la réglementation sociale et fiscale face aux entreprises structurées qui ne représentent que 10%», précise la DPEF, non sans souligner la vétusté du parc national, dont l'âge moyen est de 13 ans. Un parc constitué de 20.000 transporteurs, possédant 73.275 camions, dont 53% pour compte d'autrui et 47% pour compte propre. Ce secteur reste également fortement miné par la concurrence de l'informel, dont la part dépasse 40%. Tous ces facteurs contribuent, selon la DEPF, «à rendre le coût du transport au Maroc relativement élevé et impacte négativement la compétitivité de la production nationale».
Le transport maritime, qui assure 95% du transport des échanges extérieurs, reste quant à lui confronté à deux obstacles majeurs : les problèmes de surcoût et son mode d'organisation. D'où la nécessité de le moderniser, à travers, entre autres, la révision tarifaire, la séparation du trafic des passagers de celui des marchandises, l'amélioration de la qualité des prestations de services rendues aux navires et aux marchandises, ainsi que le développement du trafic routier à partir du complexe portuaire Tanger Med.
Pour sa part, le transport ferroviaire se caractérise essentiellement par une faible couverture du territoire national. «En outre, l'accroissement en perspective des activités dans Tanger Med serait en mesure d'accentuer l'insuffisance de la voie ferroviaire, d'où la nécessité et l'importance de renforcer ce réseau afin qu'il puisse capter entre 30 et 35% du trafic provenant de Tanger Med», soulignent les analystes de la DEPF.
Des réformes apparemment insuffisantes
Plusieurs réformes auront été initiées ces dernières années pour améliorer la compétitivité du secteur. Déjà, en 2003, la réforme du secteur du transport routier des marchandises initiée, et qui avait pour objectif de rendre ce secteur concurrentiel et dynamique en le hissant au niveau des standards internationaux, a très vite montré ses limites. Raison pour laquelle, en mai 2010, le gouvernement a élaboré une nouvelle feuille de route dans le cadre de la stratégie nationale de la compétitivité logistique. Principaux objectifs : renforcer l'organisation du secteur, améliorer l'environnement juridique, améliorer la compétitivité des entreprises du secteur, développer le transport international routier...
Le transport maritime, également, a eu droit à sa réforme en 2006, à travers la clarification des rôles et missions des intervenants, la consécration de l'unicité de l'opérateur pour les opérations de chargement et de déchargement des navires et l'instauration de la concurrence au sein et entre les ports. Principal objectif : moderniser le transport maritime et améliorer la compétitivité marocaine dans le commerce international. C'est sous cet angle qu'il faut apprécier la construction de Tanger Med, doté d'un budget de plus de 5 milliards d'euros, pour une capacité de 100 millions de tonnes par an.
Pour améliorer ses performances, le secteur ferroviaire, après deux plans quinquennaux (2000-2004 et 2005-2009), a, pour sa part, bénéficié d'un contrat-programme pour la période 2010-2014 au titre duquel l'Etat engage un montant de 33 Mds de DH. Les 20 Mds de DH seront consacrés au projet du TGV, tandis que le reste va financer la poursuite de la modernisation du réseau actuel.
Toutes ces réformes devraient permettre de réduire l'impact des situations monopolistiques et instaurer plus de compétitivité et de concurrence dans ce secteur primordiale. Pour autant, «l'analyse des impacts macroéconomiques de la réforme du secteur du transport a montré que l'augmentation de l'intensité de la concurrence dans le secteur du transport et, par conséquent, la baisse du markup (ou marge économique, -5%) entraîne des effets positifs à la fois sur le secteur réformé et sur le reste de l'économie, en termes de production nationale (+0,8% du PIB) et d'emploi (+0,9%)», précise la DEPF. Laquelle préconise une baisse du markup de 10%, avec des effets mieux en phase avec les objectifs de croissance et d'emploi du Maroc. ■


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.