Maroc-France : Une nouvelle étape judiciaire scellée par un plan d'action 2026-2028    Transports au Maroc : Aérien et maritime tirent la croissance en 2025    Industrie : OCP Maintenance Solutions ouvre une filiale en Arabie Saoudite    Inondations à Ksar El Kébir : Le barrage Al Wahda à l'épreuve des fortes pluies    CAN féminine 2026 : Pretoria clarifie la situation, le Maroc reste pays hôte    Ligue 1: L'international marocain Souffian El Karouani tout proche de l'OM (médias)    Sidi Kacem : Interventions préventives sur le terrain pour faire face aux répercussions des perturbations météorologiques    Alerte météo : pluies orageuses, chutes de neige et vents forts    Disparition d'un ressortissant français à Rabat : la DGSN dément les allégations du « Figaro » sur un prétendu retard dans l'enquête    Web Summit Qatar 2026 : Doha au cœur de l'innovation mondiale    Aéroport de Valence : un Marocain escalade sur le toit d'un avion causant un retard de 2h30 sur un vol Vueling    Le prince héritier d'Arabie saoudite s'enquiert de la santé du roi Mohammed VI    Jeffrey Epstein a failli acheter un palais à Marrakech avant son arrestation    Ammor : La feuille de route sur le tourisme a démontré son efficacité    Sahara marocain : Consensus historique des 27 Etats de l'Union européenne    Le Champion du monde U20, Yassir Zabiri, rejoint le Stade Rennais    Football : Jawad El Yamiq de retour au Real Zaragoza    Edito. Nouvelle phase    Aéroport de Marrakech : hausse du trafic international des passagers en 2025    Dépréciation du dollar : quel impact pour le Maroc ?    Las autoridades intervienen para evacuar a las personas que se negaron a abandonar sus hogares en Ksar El Kebir    Marruecos - Francia: Un plan de acción 2026-2028 para la cooperación judicial    Morocco launches discount train card for people with disabilities    Audi Maroc dévoile le nouveau Q3 et accueille l'exposition IN-Discipline Brésil    « Yves Saint Laurent en scène », la nouvelle exposition du musée Yves Saint Laurent Marrakech    Chambre des Conseillers : la Commission de la justice adopte un projet de loi organique relatif à la Cour constitutionnelle    Bourse de Casablanca : clôture en territoire négatif    Ksar El Kebir : Ryad Mezzour promet des sanctions sévères contre les spéculateurs    Téhéran convoque les ambassadeurs européens    Al-Attihad : L'avenir de Youssef En-Nesyri suspendu au dossier Benzema    Rabat : Un nouvel avenant signé entre le ministère de l'Education nationale et Samsung    WAC : Hakim Ziyech critique l'arbitrage face à Maniema en Coupe de la CAF    Affaire Epstein : la publication massive de documents ravive les zones d'ombre et les appels à la vérité    Grammy Awards 2026 : Bad Bunny et Kendrick Lamar entrent dans l'histoire ... Voici le palmarès    Point de passage de Rafah : 50 personnes transiteront par jour dans chaque sens    MRE : les transferts de fonds augmentent à plus de 122 MMDH en 2025    Coupe de la CAF : L'Olympic de Safi s'impose face aux Ivoiriens de San Pedro FC (2-1)    Casablanca : 600 MDH pour la reconstruction du stade de football de Roches Noires    Maroc-OIT : lancement de la campagne mondiale «Carton rouge au travail des enfants»    Fête du Printemps : la Chine se prépare à une saison de voyages record    Maroc- Italie : Une coopération économique durable en plein essor    Académie marocaine des métiers de l'aviation : l'accord de gestion ratifié    Tanger : les nouveaux locaux de l'Institut français inaugurés    Culture : le Musée de la photographie passe dans le giron de la FNM    "Melania" entre en 3e place du box-office nord-américain    Les Etats-Unis en paralysie budgétaire partielle, une issue rapide en vue    Décès à Rabat de l'artiste Safia Ziani    Le grand artiste marocain Abdelhadi Belkhayat n'est plus    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.



Agents d'affaires en immobilier : Fin de l'embargo !
Publié dans Finances news le 06 - 06 - 2013

Bonne nouvelle pour les agents d'affaires ! Un projet de loi pour organiser la profession a été déposé au Secrétariat général du gouvernement.
Désormais, les agents d'affaires en immobilier ne se déclareront plus lésés par les dispositions de la loi sur la copropriété des immeubles.
C'est du moins ce que les agents d'affaires immobiliers ont clamé haut et fort en 2011. Ils ont été autorisés à conclure des transactions immobilières et commerciales par le Dahir de 1945. Mais, depuis la promulgation en 2002 de la loi relative à la copropriété des immeubles, ils se sont retrouvés menacés de mettre la clé sous le paillasson.
La circulaire du conservateur général de la propriété foncière, datée de novembre 2003, demandait à ce que tous les actes portant sur le transfert et la modification de la copropriété se fassent par acte authentique, c'est à dire par un notaire. A l'époque les notaires insistaient sur un point très important. Le client doit avoir la garantie de disposer de tous les documents concernant sa transaction. Or, les actes sous seing privé rédigés par des «non professionnels», comme les qualifient les notaires, pourrait comporter des anomalies concernant les caractéristiques de la transaction par manque de compétence, mais aussi des failles juridiques puisque la majorité de ces agents n'a pas suivi de formation juridique.
Effectivement, pour mettre un terme à ces problèmes, les agents d'affaires ont eu la mauvaise surprise d'être privés de la rédaction de ces actes comme conséquence de l'application de certaines lois promulguées dans les dernières années en matière immobilière. Il s'agit de la loi 18-00 relative au statut de copropriété des immeubles bâtis, de la loi 44-00 complétant le Dahir du 9 ramadan 1331 formant code des obligations et des contrats, de la loi 51-00 relative à la location-accession à la propriété immobilière et, surtout, de la loi 39-00 sur le code des doits réels. Cette loi promulguée en novembre 2011 interdit aux écrivains publics et aux agents d'affaires de rédiger des actes dits à dates certaines. Depuis, plusieurs voix s'étaient élevées pour dénoncer la mise à l'écart de ces professionnels, qui assuraient une grande partie de leur chiffre d'affaires grâce à ce genre d'actes, sous motif de remédier aux anomalies fréquemment constatées dans ce genre d'actes. Ainsi, la loi a limité la liste des professionnels habilités aux notaires, avocats et adouls.
Le législateur revoit les règles du jeu
Un projet de loi a été déposé au Secrétariat général du gouvernement. Il vise à remédier à l'interdiction de rédiger des actes immobiliers sous seing privé par les agents immobiliers.
Dans le souci de sécuriser les transactions immobilières, ce projet de loi mis dans le circuit législatif tend à réglementer la profession en imposant un certain nombre de prérequis pour les agents d'affaires. Ainsi, l'inscription dans l'ordre d'agent d'affaires rédacteurs des actes sous seing privé devrait être établie au Secrétariat du parquet auprès des tribunaux de première instance.
D'autre part, le projet insiste sur le caractère transitoire de l'exercice de cette profession et énumère les conditions exigées pour exercer comme agent d'affaires rédacteur des actes sous seing privé, notamment la présentation de deux documents. Ainsi, il sera exigé un permis émanant des autorités administratives et un certificat des impôts qui prouve l'exercice habituel de la profession. Le projet propose également la possibilité d'encadrer la profession dans le cadre d'une association régie par le Dahir du 15 novembre 1958 et de soumettre les agents d'affaires au contrôle et à l'inspection des substituts du procureur du Roi et des préposés de la direction des impôts.
Décidément, le projet de loi ne loupe aucun détail. En revanche, il n'a pas tranché sur le point qui intéresse tous les contractants, celui de la rémunération. Celle-ci sera précisée par un statut organisationnel après l'adoption de la loi.
Dans le même cadre, l'agents d'affaire ne peut au aucun cas encaisser des fonds, à part ceux qui concernent sa rémunération. C'est d'ailleurs le point qui soulage les notaires dans ce projet de loi. En effet, le recours des contractants aux agents d'affaires est motivé par la volonté d'éviter les honoraires notariaux qui s'avèrent parfois trop élevés. Or, si les deux parties de la transaction décident de tout déléguer à une tierce personne, elles doivent impérativement passer le circuit normal, c'est à dire via un avocat ou un notaire puisque, vis-à-vis de la loi, ceux-ci sont les seuls garants de l'état de droit ou arbitre impartial des contrats et des fonds qu'il reçoit et dont il assure la moralité et la sécurité juridique. Et c'est aussi pour un souci d'archivage des contrats.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.