Les ménages marocains vivent avec près de 3 sources de revenu    Paix et stabilité au Proche-Orient : Blinken salue le « rôle clé » joué par le Maroc    Les démêlés judiciaires de Brahim Ghali se poursuivent en Espagne, Santiago Pedraz Gómez enfonce le clou    Algérie : le Mouvement pour l'autodétermination de la Kabylie et le mouvement Rachad classés «organisations terroristes» par le régime    Aménagement de 250 centres pour accueillir les mineurs migrants en Espagne    Bab Sebta: les autorités espagnoles utilisent des grenades lacrymogènes pour disperser les migrants (VIDEO)    Crise de Sebta: le Maroc rappelle son ambassadrice en Espagne    Déficit budgétaire de 21,4 MMDH à fin avril    Collectivités territoriales: le Maroc obtient un prêt du Japon    Hausse de 3,3% des primes émises à fin mars    FinanceCom devient O Capital Group    Réunion du Conseil de gouvernement: ce qui est prévu    Solidarité totale avec le peuple palestinien pour la défense de ses droits légitimes    Bayt Mal Al-Qods, un engagement indéfectible au service de la résilience de la ville sainte    France : Karim Benzema dans la sélection de Deschamps pour l'Euro    Le Real Madrid a trouvé un successeur pour Zidane    Le cavalier marocain Abdelkebir Ouaddar se classe 3ème    Nouveaux cas, vaccination...: le bilan de ce mardi 18 mai (Maroc/Covid-19)    Alerte météo: il va faire très chaud dans ces régions du Maroc    Direction des prisons: bonne nouvelle pour les familles des détenus    Création de 342 salles d'enseignement préscolaire au titre de 2020-2021    MAScIR conçoit un dispositif pour le dépistage en temps réel et sans réactifs    Le Festival du Cinéma Méditerranéen de Tétouan en format digital    Lancement du concours d'art vidéo «Eye on the Street»    L'œuvre de Michel Ocelot à l'honneur    Deux migrants blessés à la frontière entre le Maroc et Sebta hospitalisés à Tétouan    Clientélisme, surenchère idéologique et démagogie : la recette d'El Habib Choubani pour les législatives de 2021    Devises vs Dirham: les cours de change de ce mardi 18 mai    Le sang des Palestiniens continue de couler    Le département d'Etat américain publie la déclaration tripartite Maroc-Etats-Unis-Israël sur son site    Un chef militaire kurde tué lors d'une opération turque en Irak    Nouvelle édition du Festival du film éducatif pour les enfants des centres d' estivage    "C'est mieux là-bas" de Zouhair Chebbale projeté à Strasbourg    «Miroir de l'âme» : Voyage au cœur de l'univers sensuel de Rajae Lahlou    Younès Belhanda rejoint le championnat saoudien    Les Forces Royales Air renforcent leurs drones    La France efface la dette du Soudan    Dessalement : le marocain Hyrenco propose une technologie à faible coût    Trafic international de drogue : saisie de 1,2 tonne de chira à Boucraa et Gueltat Zemmour    Achraf Hakimi : "Je ne peux pas savoir ce que l'avenir nous réserve"    Destinée aux MRE : L'application de transfert d'argent «Taptap Send» lancée au Maroc    Les sanctions urgentes à prendre par la FRMF    Covid-19 : Le Maroc bien parti pour contenir la pandémie    L'AS Salé représente le Maroc à la 1ère Basketball Africa League    Casablanca : Des policiers usent de leurs armes pour interpeller des individus agressifs    Abdelaziz Bouteflika enfin convoqué par la justice    Jack Lang: Puisse l'exemple Royal entraîner d'autres pays à faire preuve de vraie solidarité    Rabat: Le Café des Oudayas rouvre ses portes    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.





Relance économique: la nouvelle charte de l'investissement, un dispositif suffisant ?
Publié dans Finances news le 11 - 04 - 2021

Du fait de la crise qui continue de sévir, les marges de manœuvre budgétaires du pays sont très réduites.
La nouvelle charte de l'investissement, dont l'élaboration et l'entrée en vigueur doivent être accélérées, reste indispensable pour une relance économique salutaire.

Par M. Diao

Après une année 2020 catastrophique sur le front économique, marquée par une forte contraction de la croissance à – 7% du PIB en raison de la crise sanitaire, force est d'admettre qu'il est plus que nécessaire de mettre à contribution tous les leviers susceptibles de hâter le redémarrage de la machine économique.
C'est en cela que le projet de Loi de Finances 2021 (PLF 2021) avait suscité beaucoup d'espoir, notamment sa propension, via le levier fiscal et l'investissement, à permettre à l'économie nationale de se remettre rapidement des stigmates de la crise sanitaire. Or, aujourd'hui, le constat est sans appel car peu de mesures fiscales révolutionnaires sont contenues dans la LF 2021. C'est dans ce contexte que la BritCham (Chambre britannique de commerce) a organisé récemment un webinaire consacré à la LF 2021 et aux impacts attendus de ce nouveau texte.
La rencontre, tenue sous le thème : «Loi des Finances, charte de l'investissement… face à la crise», a permis à Mehdi Fakir, économiste et expert-comptable, et Nabil Adel, directeur du Groupe de recherche en géopolitique et géoéconomie de l'ESCA, d'évaluer dans un premier temps la portée de la LF dans le contexte actuel, sur les plans économique, social et sanitaire. Les deux intervenants se sont accordés pour dire que la LF 2021 reste limitée pour permettre au pays de sortir de la crise par le haut. La pandémie a réussi à dégrader davantage quasiment tous les indicateurs macroéconomiques.
«La LF est limitée. Elle est un instrument dont l'horizon temporel ne s'étale que sur une année. Or, les problèmes fondamentaux du Maroc sont structurels et nécessitent un traitement sur le long terme», explique Nabil Adel. Le professeur a insisté sur les marges de manœuvre budgétaires réduites de l'Exécutif. La crise a accru les besoins sociaux, tout en favorisant la baisse des recettes publiques. Pour sa part, Mehdi Fakir a assuré qu'il faut plus qu'une Loi des Finances pour remédier aux problèmes structurels du pays.
L'expert-comptable a relevé quelques mesures fiscales de la LF 2021 en faveur du tissu entrepreneurial, fragilisé par la crise. Il s'agit, entre autres, de l'exonération de l'IR pendant 36 mois pour les jeunes recrues ayant un CDI et l'instauration de la Contribution professionnelle unique (CPU). Par ailleurs, Nabil Adel a émis des réserves sur le caractère viable de la relance de l'économie par la dépense, qui encourage les importations et la dette, laquelle devra être payée d'une manière ou d'une autre. Au regard de ce qui précède, il est clair que le Fonds Mohammed VI pour l'investissement est un levier adapté à la relance économique.
Quid de la nouvelle charte de l'investissement ?
La nouvelle charte de l'investissement, qui devrait être discutée au Parlement dans les prochains jours, est de nature à accroître la visibilité des investisseurs et poser les bases d'une politique fiscale harmonisée, équitable et stable. En dépit des espoirs qu'elle suscite, Mehdi Fakir a attiré l'attention sur le fait que le dispositif à lui seul est dans l'incapacité de booster les investissements, indispensables pour une relance économique durable.
«Les investisseurs ont besoin d'avoir confiance dans les institutions et le climat des affaires avant de s'engager. La lourdeur administrative et le coût prohibitif du foncier sont autant de facteurs rédhibitoires aux yeux des investisseurs nationaux et internationaux», analyse l'expert-comptable, qui rappelle que dans le contexte actuel, il n'est pas dénué de sens de songer à l'édification d'une Loi des Finances rectificative au cours de l'année en cours.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.