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Ces avocats arnaqueurs qui pourrissent le métier !
Publié dans Finances news le 07 - 07 - 2005

Même tenus par un serment, certains avocats peu scrupuleux ne respectent pas les règles déontologiques du métier. Pis encore, par leurs agissements à vouloir arnaquer à n’importe quel prix leurs clients, ils portent atteinte à une profession dont les pratiquants sont censés défendre les droits des victimes. La révision du règlement professionnel saura-t-elle mettre fin à des pratiques qui ternissent l’image des défenseurs de la loi ?
Amina est une simple femme qui, après le décès de son père devait recourir au tribunal dans le cadre d’un litige, relatif à un héritage, l’ayant opposée à ses frères. L’héritage, estimé à 6 MDH, ne laissa pas sans saliver son avocat. En véritable escroc et profitant de la crédulité de sa cliente, il lui fit signer des documents qu’elle prit pour une simple procuration, étant une femme illettrée.
Grand fut son étonnement quand vint le jour où elle devait toucher sa part de l’héritage : le document signé par ses soins était en fait une reconnaissance selon laquelle elle cédait à son avocat sa part de l’héritage, chiffrée à
1 MDH, pour la modique somme de 2000 DH.
Selon nos dernières informations, suite à l’échec de son recours au bâtonnier de sa ville, elle a adressé un courrier au procureur du Roi. Elle attend toujours l’ouverture d’une enquête.
Le cas de cette femme n’est pas isolé. En effet, nombreux sont les clients qui ont été lésés par des avocats malhonnêtes. Ces derniers ne reculent devant rien pour s’emparer des sous de leurs clients. Tout y passe : pension alimentaire, héritage, primes d’assurances…
Que faire en cas d’arnaque ?
Pour Mohamed H. avocat au barreau de Casablanca, «bien que la très grande majorité des avocats offre des services professionnels de qualité, il est possible que l’un d’eux ait fait preuve d’incompétence à votre égard, qu’il ait enfreint la loi, ou un règlement professionnel, ou qu’il vous ait causé un dommage. Vous disposez alors d’un droit de recours». Il affirme à cet égard que durant 2004, quatre avocats ont été radiés du barreau de Casablanca pour des motifs de ce genre.
Pour porter plainte contre un avocat, il faut adresser un courrier au bâtonnier de la ville où exerce l’avocat en question. Le Barreau de Casablanca, par exemple, a comme principal mandat d’assurer la protection du public. Ainsi, il doit veiller à la discipline au sein de la profession, au respect de la déontologie ainsi qu’à la vérification de la compétence tant de ses membres que de ceux qui veulent rejoindre ses rangs.
Il faut toutefois savoir qu’une plainte auprès de l’Ordre ne peut pas aboutir à des dommages et intérêts. Si le client estime qu’il doit être indemnisé pour les dommages subis, il devra s’adresser directement au tribunal et au procureur du Roi.
Théoriquement, pour qu’une enquête soit ouverte, il faut adresser un courrier au Barreau de la ville où est domicilié l’avocat concerné en mentionnant les motifs de la plainte. Il est recommandé aussi de joindre à la plainte tout autre document utile pouvant étayer les accusations du client lésé. Si les accusations sont vérifiées, l’avocat risque de se voir interdire l’exercice de la profession pendant un an. Si la faute est grave, la radiation du registre des avocats doit être de mise.
Les sanctions sont en fait dures. A vrai dire, il y a de quoi. Cependant, dans la réalité, les choses ne sont pas aussi claires et simples. Les litiges ternissent l’image d’une profession qui compte un effectif très important au point que certains avocats ne se gênent pas d’élire domicile même dans des cafés. De fait, le contrôle devient d’autant plus difficile que des «clients, ignorant leurs droits, encouragent de manière indirecte certains avocats peu scrupuleux à accomplir leur forfait», souligne Mohamed H.
Un avocat de Casablanca a même osé falsifier un jugement ; cela lui a valu juste une mutation au Barreau de Benslimane.
D’autres n’hésitent pas à mettre dans leurs poches les primes d’assurances ou les pensions alimentaires de leurs clientes. Les moins scrupuleux investissent l’argent des clients quelques mois pour les rembourser après : un crédit sans intérêt en somme, mais qui relève de la malhonnêteté.
Cet état de fait durera-t-il? Une révision récente de la réglementation régissant le métier d’avocat a essayé d’y mettre fin.
Ainsi, «un avocat ne peut plus se présenter à la cour pour défendre un client sans autorisation spéciale». La révision prévoit aussi que les primes, ou toute somme d’argent perçue suite à un procès, doivent être déposées au tribunal dans un délai maximum de 15 jours. Passé ce délai, l’avocat est sommé d’aviser son client pour que ce dernier vienne récupérer la somme en question auprès du tribunal.
L’étau se resserre donc de plus en plus autour de ces avocats qui ont souillé cette profession. Est-ce pour autant gagné ?
«Les clients doivent bien connaître leurs droits, mais également s’adresser à des avocats spécialisés et non à des ‘’touche-à-tout’’», rétorque H. Mohamed.


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