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Journée mondiale des Droits de l’Homme
Publié dans Finances news le 09 - 12 - 2004

La Journée mondiale des Droits de l’Homme a été commémorée cette année dans un contexte politique international très préoccupant. La place des droits individuels de chaque citoyen à travers le monde est sérieusement
entamée par le prétexte de la guerre contre le terrorisme.
La Journée mondiale des Droits de l’Homme est souvent un moment de méditation pour tous les analystes et spécialistes des Droits «inaliénables et imprescriptibles» de chaque être humain. Partout dans le monde, la situation des Droits humains, dans son acception large, subit d’importantes remises en question. À commencer par le droit des minorités en passant par ceux des détenus ou des réfugiés, le bilan dressé par les ONG internationales est plutôt sombre. Dans l’espace communautaire européen, le traumatisme des communautés musulmanes continue toujours… Aussitôt que les attentats terroristes du 11 mars 2004 à Madrid commencent à être un peu «oubliés», la tragique fin du cinéaste hollandais Theo Van Gogh a exacerbé un sentiment de xénophobie sans précédent à l’égard des Musulmans.
Ce que disent les conventions internationales
L’empreinte «religieuse» des Droits de l’Homme semble ainsi plus que jamais confirmée. La justice, garant de la sauvegarde de ces droits, s’efforce de retrouver une mission qu’elle semble chercher depuis les attentats du 11 Septembre 2001. Cette même justice européenne risque de perdre de sa crédibilité, accusée de dépendance à l’égard des préoccupations politiques des gouvernements.
Il faut dire que les situations doivent être nuancées pour éviter les généralités abusives. Le protocole n°12 relatif à la Convention européenne de sauvegarde des Droits de l’Homme et des Libertés fondamentales est clair là-dessus. Son article 1er stipule que «la jouissance de tout droit prévu par la loi doit être assurée sans discrimination aucune, fondée notamment sur le sexe, la race, la couleur, la langue, la religion, les opinions politiques et toutes autres opinions, l’origine nationale ou sociale, l’appartenance à une minorité nationale, la fortune, la naissance ou toute autre situation». Cette énumération exhaustive signifie avant tout que «les suspects virtuels» sur le Vieux Continent ne doivent plus l’être seulement du fait qu’ils sont musulmans. L’amalgame au même titre que la propagande médiatique de certains centres d’intérêts ne favorisent nullement la tâche de la justice européenne. Que ce soit en Allemagne, en Espagne, en Italie ou actuellement en Hollande, les magistrats subissent une pression énorme lors de leur instruction. Le principe même de l’indépendance et l’impartialité de la justice se trouve, de ce fait, menacé.
La double logique de l’Administration Bush
Le constat en Europe est pourtant moins alarmant que celui qui peut être fait s’agissant des musulmans vivant en Amérique du Nord. Les termes du Patriot Act, loi votée au lendemain des attaques du 11 Septembre, sont plus que ségrégationnistes à l’égard des ressortissants musulmans en Amérique. Les mesures draconiennes qui leur sont imposées sont inconstitutionnelles, voire inhumaines. On n’a qu’à jeter un coup d’œil sur l’arsenal des mesures prises dans les aéroports américains pour conclure qu’un important travail reste à faire pour le juge américain.
L’invasion de l’Irak et les tortures des détenus à la prison d’Abou Gharib ont été les faits marquants des violations américaines des Droits humains les plus élémentaires.
On se souvient tous que, dès l’apparition des premières images de soldats américains humiliant, torturant et maltraitant des civils détenus à Abou Gharib, l’Administration Bush
a cherché à qualifier ces abus d’«incidents isolés», d’œuvre de quelques «brebis galeuses» agissant sans aucun ordre hiérarchique. Même si l’on croit cette version, cela voudrait dire que la culture des Droits de l’Homme n’est ni innée ni héréditaire. Ceux qui taxent l’ensemble du monde arabo-musulman d’être un vaste fief de torture semblent tomber dans leur propre piège. Les interrogatoires menés sur des personnes nues ou en état de privation de sommeil témoignent avant tout que la question des Droits humains est fort instrumentalisée. C’est un alibi, certes vrai, mais qui est usé à des fins hégémoniques. La crédibilité du discours américain sur les valeurs universelles de la liberté et de la dignité humaine ne convainct plus grand monde.


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