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Mohamed Afifi, un actuaire manie-tout
Publié dans Finances news le 05 - 07 - 2007

Né à Tamsamane,une région du Rif entre Nador et Al Hoceima, Mohamed Afifi est un enfant très réservé. Aîné des garçons, il est vite appelé, très jeune, à devenir le chef de famille après le décès de son père. Un événement qui va bouleverser sa vie.
En effet, le destin a voulu que son père s’éteigne à deux semaines de l’examen du Bac. Mohamed est profondément secoué et au lieu d’accéder aux classes préparatoires pour suivre une formation d’ingénieur, les circonstances en décident autrement. Il intègre finalement la Faculté à Rabat en optant pour la branche Mathématiques. Il doit concilier entre le savoir et le devoir familial. À mi-parcours, il découvre la branche actuarielle qui va complètement changer sa vie. Il fait partie de la première promotion de cette branche. Il décide alors de pousser plus loin ses études, passionné par l’actuariat.
Et c’est en Belgique qu’il va atterrir pour étudier l’assurance actuarielle au sein de l’Institut de Gestion et d’Administration de l’Université Catholique de Louvain, l’une des plus prestigieuses institutions en la matière. La première année, il décroche le diplôme complémentaire en science actuarielle et la deuxième année le diplôme spécialisé en science actuarielle. Il n’a pas encore terminé sa troisième année qu’il est déjà sollicité par de grandes institutions qui veulent le recruter. Et c’est ainsi qu’il intègre, en mars 1998, le service de gestion de la Winterthur Europe Assurance en tant qu’actuaire. Il devient ainsi le premier Marocain, voire le premier Arabe, a occuper un tel poste au sein de cette grande institution. De simple actuaire, il gravit rapidement les échelons et devient responsable d’une structure de gestion spéciale en charge de la transformation des contrats d’assurance. Une année plus tard, il dirige le département de gestion de l’assurance Vie individuelle. 5 ans à la Winterthur durant lesquels il va apprendre le flamand. Et en même temps se marier, ouvrant une nouvelle page de sa vie.
Et c’est la naissance de ses deux jumeaux Asmae et Adnane qui a été le déclic qui a abouti à son retour au Maroc en 2001. «Leur naissance m’a beaucoup marqué, je voyais cela comme un don de Dieu». De retour au bercail, son premier contact professionnel fut avec CNIA Assurance. «Je regardais la télé quand j’ai vu défiler l’adresse de leur site Web, c’est comme ça que j’ai appris qu’ils cherchaient un actuaire; j’ai donc pris rendez-vous et je me suis présenté à l’entretien d’embauche».
Et c’est justement là qu’il va rencontrer Saïd Ahmidouch, à l’époque Directeur général de la CNIA, qui voulait renforcer son équipe. «Il était très professionnel et maîtrisait bien sa boîte. J’ai été profondément marqué par sa grande connaissance du monde des assurances au Maroc, mais aussi il était à jour de tout ce qui se faisait à travers le monde avec chiffres à l’appui».Ils se sont rencontrés en avril 2002 pour ne plus se quitter !
Mohammed Afifi travaillera à la CNIA jusqu’à son rachat et passera même une année à travailler avec l’équipe d’Elalamy, pour la quitter fin avril 2006 en tant que Directeur Vie. Avec l’expérience accumulée, Mohamed Afifi était très convoité, mais il a décidé de rejoindre Saïd Ahmidouch à la CNSS, motivé en cela par le défi que représentait l’AMO, mais aussi par la vocation sociale de l’institution. Et Dieu sait que dans le privé, il aurait pu prétendre à une situation matérielle plus confortable. «Servir mes concitoyens a pesé sur mon choix. Mais aussi les défis à relever avec le pilotage des études actuarielles et stratégiques pour assurer la pérennité des régimes de retraite, la négociation des conventions internationales, assurer la communication de la boîte pour changer l’image de cette institution… Ce sont autant de défis passionnants à relever».
La première négociation de Mohamed Afifi, effectuée avec le concours de Saïd Ahmidouch, fut celle qui concernait la convention internationale à renégocier avec les Pays-Bas. Elle marque une nouvelle façon de négocier qui sera dupliquée partout. Mohamed Afifi ne cache pas sa fierté d’avoir réussi cette négociation. Mais si la négociation fait partie de son corps de métier, la communication, elle, est une nouvelle donne avec laquelle Mohamed Afifi doit composer. Un challenge qu’il relève avec brio. «C’est un facteur important qui va nous permettre de changer l’image de la CNSS et la remplacer par celle qui sied au premier assureur au Maroc».
Sa recette pour accomplir au mieux les trois pôles de responsabilité, notamment les études actuarielles et stratégies, le pôle international et la communication, est de s’entourer d’une équipe. «Je travaille en équipe, je ne fais pas le boss, mais je pilote. Je me considère un parmi d’autres membres de l’équipe. Et puis, je délègue ce qui est délégable. C’est une nouvelle culture que nous essayons d’instaurer à la CNSS».
D’ailleurs, le bureau de Mohammed Afifi n’est jamais fermé ! Mais attention, il ne faut être ni tricheur ni hypocrite si vous ne voulez pas provoquer son ire ! Si sur le plan professionnel, il n’y a rien à redire; sur le plan familial, Mohamed Afifi a des efforts à faire ! «Je commence ma journée à 7h du matin et je ne rentre que vers 20h. J’ai le souvenir de mes enfants quand ils avaient un an, et là, ils ont six ans, je ne m’en étais presque pas rendu compte. Mais je me rattraperai cet été en les emmenant avec les moyens du bord en Europe pour qu’ils connaissent leur lieu de naissance».
Il faut dire que Afifi manque terriblement de temps, sans compter les activités associatives auxquelles il se consacre. Il est notamment membre de l’Association des actuaires marocains, de même qu’il est correspondant de l’Association des actuaires belges. Il fait également un remarquable travail en tant que membre actif de l’Association Internationale de la Sécurité Sociale. Il est d’ailleurs prévu d’ouvrir un bureau de liaison au sein de la CNSS, probablement à partir de septembre prochain.
Et puis le pôle communication reste également un grand projet puisque le chantier AMO nécessite beaucoup de débats et séminaires pour vulgariser le concept. Et puis Mohamed Afifi est généreux ; il donne de sa personne sans rien attendre en retour, comme le confirme un de ses collègues. Pour évacuer, rien de mieux qu’une brasse ou une longue marche. Mohamed Afifi est également un cinéphile assidu.
Si la vie était à refaire ? « Je referais tout de la même façon !».


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