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Entretien avec Monica Stein-Olson, Directrice de l’USAID : «2 milliards de dollars investis dans le développement humain»
Publié dans Finances news le 10 - 01 - 2008

* La stratégie actuelle de l’USAID au Maroc prévoit une assistance dans trois domaines principaux : l’éducation, la croissance économique, démocratie et gouvernance.
* Le programme NBO a permis de faire connaître le Maroc aux Etats-Unis, en tant qu’exportateur et faisant partie de l’économie mondiale.
Finances News Hebdo : Comment se présente le bilan des réalisations de l’Agence américaine pour le développement international au Maroc en 2007 ?
Monica Stein-Olson : C’est une question très large. Nous ne pouvons pas citer tout le bilan de l’USAID dans cet entretien. Nous sommes ici depuis 50 ans et nous venons juste de célébrer en avril dernier le 50ème anniversaire de notre partenariat avec le peuple et le gouvernement marocains. Durant les cinq dernières décennies, les contribuables américains ont investi plus de 2 milliards de dollars dans le développement humain, économique et institutionnel au Maroc. Nos efforts conjoints dans des secteurs aussi divers que les infrastructures et les ressources en eau, la formation professionnelle et technique, les soins de santé maternelle et infantile, le développement urbain et le micro-crédit, ont induit de grands changements au Maroc et amélioré les conditions de vie d’un nombre inconsidérable de Marocains. Je cite par exemple nos 30 ans de collaboration avec le ministère de la Santé qui a contribué à la baisse des taux de mortalité infantile de 67% et de la mortalité maternelle de 47%.
Aujourd’hui, la stratégie (2004-2008) que nous menons actuellement jusqu'en 2008 est dotée d’une enveloppe budgétaire de 100 millions de dollars. Elle a été conçue en fonction de l’accord de libre-échange entre nos deux pays. Cette stratégie prévoit l’apport d’une assistance technique, pour soutenir nos partenaires marocains des secteurs public et privé à tirer les plus grands bénéfices des nouvelles conditions créées par l’ALE.
Notre stratégie actuelle prévoit une assistance dans trois domaines principaux, l’éducation, la croissance économique, démocratie et gouvernance. Les réussites sont nombreuses ; vous pouvez consulter notre site web qui est en trois langues (français, anglais et arabe) et vous trouverez des détails sur chaque secteur, y compris les réalisations jusqu' à aujourd’hui.
F. N. H. : Deux ans après le lancement du programme NBO, quel a été son impact pour doper l’export des entreprises marocaines vers le marché américain ?
M. S-O. : Le Programme NBO, qui compte aujourd’hui plus de 70 firmes marocaines bénéficiaires, a pour mission d’assister les entreprises exportatrices à tirer profit de l’ALE, et ce en améliorant leur capacité d’exportation vers les Etats-Unis. Cela s’opère à travers une assistance technique consistant, entre autres, en la formation, la mise en relation entre les entreprises assistées et les acheteurs américains, et également en la mise à disponibilité de l’information pertinente relative aux exigences du marché américain en matière de normes et de certifications. Aujourd’hui, on peut dire que les efforts du programme NBO, et notamment les campagnes de communication institutionnelles et le travail de promotion menés par les experts du marché américain basés aux Etats-Unis, ont permis de faire connaître le Maroc aux Etats-Unis, en tant qu’exportateur et faisant partie de l’économie mondiale.
F. N. H. : Quels sont alors les contraintes qui entravent le développement des échanges commerciaux entre le Maroc et les Etats-Unis ?
M. S-O. : Le marché américain est très grand et trop souvent méconnu des exportateurs marocains habitués au marché européen. Il est également très ouvert et très concurrentiel, ce qui fait que les positions ne sont jamais définitives. Il ne suffit pas d’y pénétrer pour se maintenir. Il y a également l’obstacle de la langue de travail. Avec la baisse de la valeur du Dollar, toutes les exportations aux Etats-Unis, y compris depuis le Maroc, sont moins compétitives sur le marché américain.
F. N. H. : Quels sont les axes stratégiques de l’USAID au Maroc en matière de lutte contre la pauvreté ?
M. S-O. : L’USAID n’a pas un programme spécifique de lutte contre la pauvreté, c’est-à-dire un programme dont l’impact serait directement mesurable en terme de réduction du nombre de personnes pauvres dans le pays. Cependant, toutes nos activités dans le domaine de la croissance économique devraient avoir, à plus ou moins long terme, un effet bénéfique sur ce phénomène. Par exemple, l’amélioration du climat de l’investissement devrait conduire à une augmentation du volume de l’investissement national et étranger ; qui dit «investissement» dit «création d’emplois». Or, d’après les études menées par l’Administration chargée du plan et la Banque mondiale, le principal déterminant de la pauvreté, c’est le non-emploi, ou le chômage si vous préférez. Donc, tout développement positif dans le domaine du climat des affaires devrait aboutir dans le futur à une amélioration de la situation de l’emploi et une réduction du nombre de pauvres dans le pays. Ceci dit, le gouvernement américain, à travers la Millenium Challenge Corporation (MCC), œuvre spécialement à la réduction de la pauvreté à travers la croissance économique. Au Maroc, la MCC apporte son soutien à un programme doté d’un budget de 679. 500.000 de dollars et qui sera mis en ?uvre par le gouvernement marocain.
F. N. H. : Est ce que votre organisme compte proposer des recommandations pour le gouvernement marocain après la publication du rapport Doing Business ?
M. S-O. : Le rôle de l’USAID n’est pas de proposer des recommandations mais d’apporter son assistance pour l’identification des solutions appropriées par les acteurs privés et publics et dans la mise en œuvre de certaines de ces solutions. Ceci peut se faire par les projets pilotes au niveau régional, réalisés en coordination avec les partenaires locaux.
Il s’agit des trois démonstrations pilotes : «Agadir EZ Business» qui vise à maximiser la performance du tribunal de commerce par la mise en ligne du registre du commerce ; «Meknès Vert» dont le but est d’accompagner une initiative régionale pour attirer des investissements sensibles à l’environnement; et «Oujda Fully Connected», qui consiste à assister la région en collaboration avec l’Agence de l’Oriental et la CNUCED, pour faire de la région, actuellement la moins connectée du Maroc, la plus reliée aux technologies de l’information.
Il s’agit de mettre en place un progiciel qui, non seulement permettra à l’investisseur de savoir quelles sont les formalités pour investir, mais encore de savoir où et à qui s’adresser pour obtenir tel document ou telle autorisation et qui permette également des recours en cas de non satisfaction.
L’objectif ultime de la mise en œuvre de ces projets pilotes est de généraliser ces systèmes à toutes les régions, ce qui facilitera les affaires à travers tout le pays. Un meilleur climat des affaires contribuera certainement à améliorer le classement du Maroc dans les études internationales, ce qui devrait se traduire par de nouveaux investissements et donc davantage d’emplois.


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