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Tourisme médical : Le Maroc à la traine
Publié dans Finances news le 24 - 01 - 2008

* Par recherche de mots-clés, l’esthétique en Tunisie a enregistré 5.000 demandes sur Internet contre 330 clics seulement pour le Maroc.
* Le Maroc passe à côté d’une manne de 12 millions de packages essentiellement tournés vers les pays en voie de développement.
* Sur 10 touristes médicaux en Tunisie, on en compte un pour le Maroc.
Le tourisme médical est une manne en arrivées touristiques à ne pas négliger. Enregistrant une croissance positive, le tourisme de santé dans les pays en développement a attiré 12 millions de touristes ayant bénéficié d'une opération à moindre coût. Pour accompagner cette tendance, plusieurs agences et tour-opérateurs ont été créés spécialement pour le secteur, ce qui n’est hélas pas encore le cas pour le Maroc. Cette tendance favorise le tourisme médical avec des destinations comme Genève, Tunis, Bangkok ou encore Singapour. Les tour-opérateurs proposent même aux patients-touristes l'accès à une clinique spécialisée dans la chirurgie plastique, comprenant le billet d’avion, l’hôtel et les frais relatifs à l’opération, tout cela en pension complète.
Ce segment a participé au développement de l’image de marque du Maroc, notamment sur le plan du contenu santé, auprès des marchés émetteurs. Aujourd’hui, on fait plus confiance à la médecine du pays de manière générale.
Et pourtant, «Par rapport à la Tunisie, le Maroc est très en retard. On compte, sur 10 touristes médicaux pour la Tunisie, un seul pour le Maroc pour la même qualité de soins», soutient le Dr Aadil Rachid, spécialiste en chirurgie maxillo-faciale et en chirurgie esthétique.
D’après lui, il faut imputer cela d’abord au fait que la Tunisie a démarré cette activité bien avant le Maroc, avec au moins 5 à 6 années d’avance sur nous et ce pays est de ce fait très présent sur le marketing à l’international.
«Et puis, au Maroc, tous les confrères ne s’intéressent pas beaucoup à ce marché international parce que par rapport à la Tunisie, nous avons quand même un marché intérieur important, présent et très demandeur», poursuit le Dr Aadil. S’il est difficile de recenser exactement le nombre de touristes médicaux qui se rendent au Maroc ou en Tunisie, l’écart entre les deux pays reste palpable si l’on se réfère aux indicateurs du web, où l’on peut constater que sur la Tunisie il y a eu 5.000 demandes de renseignements par mot-clé sur la chirurgie esthétique en ce mois de décembre contre seulement 330 demandes pour le Maroc.
Ce n’est pas que les praticiens marocains aient quelque chose à envier à leurs confrères tunisiens, puisqu’il y a des expériences réussies dans ce sens, mais elles se comptent sur les doigts d’une seule main, et pour cause, «le positionnement sur le marché international demande d’importants investissements marketing à l’international. Mais on gagnera à le faire puisqu’il y a encore des marchés inexploités comme le marché espagnol ou anglais. Jusqu’à ce jour, les touristes médicaux émanent essentiellement de la France», estime le Dr Rachid Aadil. Un soutien logistique des agences de voyage et des tour opérateurs est important pour soutenir l’effort des praticiens marocains. Mais il n’en est rien !
Contactée par nos soins, la responsable d’une agence de voyage explique que la principale raison pour laquelle les tour-opérateurs ne proposent pas de packages médicaux sur le Maroc est que l’expérience marocaine en la matière est encore fraîche.
«Cette tendance du tourisme médical est récente et elle l’est encore plus au Maroc ; du coup, l’essentiel des propositions faites sur le Net est celles des praticiens eux-mêmes», explique-t-elle. Elle estime aussi que pour développer un package cela demande des études de marché et que dans ce sens le Maroc n’a pas encore gagné en grande visibilité par rapport à l’extérieur. Elle ne nie pas cependant une crainte des agences de voyages de complications qui seraient liées à d’éventuelles interventions. «Le nom d’une agence impliquée dans une affaire pareille ne manquerait pas de porter préjudice à son image», ajoute-t-elle.
Un prétexte à mettre en brèche puisqu’un tour d’horizon dans les principaux sites marocains proposant des prestations esthétiques nous fait comprendre que l’exercice de la chirurgie esthétique est très contrôlé de même que les prestations répondent aux normes internationales. Mieux encore, dans une clinique comme le Littoral, les blocs opératoires sont certifiés ISO 5, norme la plus stricte en terme de salles d’opération. De même que l’autorisation d’exercer la médecine est délivrée par le secrétariat général du gouvernement après une étude minutieuse du dossier et vérification des diplômes auprès des universités qui ont délivré ces mêmes diplômes.
«La qualification en chirurgie esthétique au Maroc est délivrée par le Conseil national de l'Ordre des médecins. Le chirurgien se présente devant une commission qui contrôle ses diplômes, vérifie sa formation et évalue ses compétences. Ce qui signifie que le chirurgien qualifié possède une formation complète dans ce domaine», constate-t-on.
Autres avantages que compte le Maroc sur ce créneau, une proximité immédiate avec l’Europe permettant une facilité du suivi post-opératoire mais surtout un séjour à la clé à des prix très intéressants. Les mêmes pratiques qu’en Tunisie, c’est-à-dire moins 50 % par rapport à l’Europe. De même que la plupart des praticiens proposent des formules de financement intéressantes et acceptent les cartes de crédit Visa et MasterCard pour ceux qui préfèrent utiliser ce mode de paiement.
Mais un obstacle majeur demeure, notamment la position de la législation sur la question. Il n’existe pas, du moins aucun de bien connu, de texte régissant l’exercice de la chirurgie pour des non Marocains ou des non résidents au Maroc.
Selon un juriste, ce point importe peu puisque l’exercice de la profession est soumis au Droit marocain tant qu’il est pratiqué sur le sol marocain quelle que soit la nationalité du patient.
Alors qu’est-ce qui manque pour rattraper le train de cette niche touristique qui assure un nombre important d’arrivées ?


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