Le secteur des jeux d'argent au Maroc est promis à une forte progression, avec un chiffre d'affaires projeté à 1,23 milliard de dollars d'ici 2029, selon les récentes prévisions de Statista. Cette trajectoire ascendante repose sur un taux de croissance annuel composé (TCAC) de 6 % pour la période 2024-2029, soit près du double des estimations précédentes. Cette envolée s'explique par des conditions économiques favorables et une pénétration numérique accrue, propices à l'expansion des jeux en ligne. Reprise touristique et diversification des offres Le retour en force du tourisme, l'une des principales composantes de l'économie marocaine, contribue également à cette embellie. Des destinations emblématiques telles que Marrakech, Agadir, Tanger et Casablanca enregistrent une reprise notable des arrivées internationales, favorisant ainsi l'essor des complexes intégrés, souvent associés à des hôtels de luxe et à des casinos. Cette synergie entre hospitalité et divertissement permet d'attirer une clientèle internationale en quête d'expériences immersives. Essor du numérique et renforcement du cadre légal Parallèlement, l'essor des technologies mobiles a profondément transformé le paysage des jeux d'argent au Maroc. Avec plus de 80 % des habitants équipés de smartphones et bénéficiant d'une connectivité améliorée, les plateformes numériques se multiplient, répondant à une demande croissante de divertissements instantanés et accessibles. Cette évolution s'est accompagnée d'une modernisation des pratiques, rendant le secteur plus attractif pour les investisseurs nationaux et étrangers. Le cadre juridique, ancré dans le Dahir no 1-65-206 de 1966, offre une structure solide pour les jeux d'argent, régulée par plusieurs institutions publiques telles que Sorec (Société royale d'encouragement du cheval) pour les courses hippiques, La Marocaine des jeux et des sports (MDJS) pour les jeux de grattage et les paris sportifs, et la loterie nationale (LN) pour les tirages de loteries. Si ce dispositif garantit la stabilité du secteur, certains experts suggèrent néanmoins des ajustements fiscaux, notamment une réduction du taux d'imposition sur le produit brut des jeux (GGR) en deçà de 10 %, afin de rendre le marché plus attractif pour les opérateurs internationaux.